Pourquoi une incinération des CSR sur le site d’Ametyst ?

Face au « fiasco » de la gestion des déchets, c’est une volonté de Montpellier Métropole à faire évoluer l’usine Amétyst en unité CSR (combustible solide de récupération)

POUR LA GESTION D’AMETYST, MONTPELLIER MÉTROPOLE REMPLACE SUEZ PAR URBASER :

« URBASER Environnement »  (Filiale du groupe espagnol URBASER) mobilise 110 millions d’euros pour exploiter Ametyst. Après 17 ans de gestion par Suez, Montpellier Métropole confie la délégation de service public à URBASER Environnement pour une durée de 15 ans à partir du 1er Janvier 2026 avec un marché qui représente un chiffre d’affaires prévisionnel de près de 567 millions d’euros HT sur la durée du contrat, incluant l’exploitation, la maintenance et le financement des investissements.

CSR : PROJET INCINÉRATEUR DE DÉCHETS CSR « AVIS DÉFAVORABLE DES HABITANTS » !

Une opposition massive des habitants de Montpellier Métropole au projet d’implantation d’une chaudière de Combustion Solide de Récupération (CSR) sur le site AMETYST.

C’est l’arrêt de la stratégie pour tendre vers le « ZÉRO DÉCHET », une responsabilité délibérée du Président de Montpellier Métropole qui n’a pas tenu ses engagements vis-à-vis de la population.

Choisir le CSR c’est aussi se détourner d’un nécessaire politique de réduction des déchets à la source

L’INCINÉRATEUR DE CSR, C’EST QUOI ? :
Une chaufferie par incinération de combustibles solides de récupération (CSR) tels que des bois traités, des cartons et des tissus souillés et une énorme quantité de plastiques… Cet incinérateur brûlera 45.000 tonnes de déchets par an.

INCINÉRER C’EST POLLUER : l’incinération des CSR dégagera soufre, azote, chlore, fluor, brome, métaux lourds, dioxines/furanes… Le filtrage des fumées ne règle pas les problèmes mais les transfère seulement au traitement des filtres !
Alors veut-on réduire les déchets ou produire un combustible ?

LES DANGERS ENVIRONNEMENTAUX POUR LA SANTE DES HABITANTS DE PROXIMITE (3 kms ou plus)

Une énergie contraire aux enjeux planétaires.

Alors que l’on abandonne le projet de chaudière d’incinération des CSR à Marseille, Montpellier Métropole a, encore une fois, la fausse bonne idée de vouloir en créer une sur le site de l’usine AMETYST de GAROSUD.

LES POLLUTIONS ÉMISES PAR L’INCINÉRATION DES CSR :

« Les incinérateurs dégagent des substances hautement toxiques », dont les perturbateurs endocriniens, les métaux lourds, les composés organiques volatils, ou encore les PFAS, ces substances chimiques per fluorées qui résistent à la dégradation. Les températures de combustion prévues (850 °C) sont bien inférieures aux 1 200 à 1 400 °C nécessaires pour détruire les PFAS, ce qui aggrave leur diffusion dans l’air. TOUT COMME L’INCINÉRATION DES BOUES SUR LE SITE DE LA STATION D’ÉPURATION MAERA. (source: Charles Sultan, professeur en endocrinologie pédiatrique et spécialiste en santé environnementale)

Ce n’est pas une production d’énergie renouvelable ni soutenable :

Les objets non-réutilisables transformés en combustibles utilisent encore les ressources non-renouvelables de la planète. Leur combustion contribue massivement au réchauffement climatique. Soyons clairs : quand nous brûlons un gobelet en plastique, nous brûlons encore du pétrole. C’est exactement ce qu’il faut arrêter…

Enfin :

Polignac : plus de 120 médecins de Haute-Loire s’opposent au projet de « chaudière CSR » d’Altriom

Avec l’appui du Conseil de l’ordre, ils sont 127 professionnels de santé, soit environ « 20 % des médecins du département », à avoir signé une lettre pour marquer leur opposition au projet de la société polignacoise, « en cours l’examen » entre les quatre murs de la préfecture. Un projet qu’ils jugent unanimement « dangereux » et « inabouti ». « Il y a rarement une telle cohésion dans le corps médical. Ça en dit long !!! »

MORALITÉ :

UNE NOUVELLE STRATÉGIE DE L’ÉCHEC DE MONTPELLIER MÉTROPOLE. APRÈS L’ANCIENNNE DÉCHARGE DU THÔT (1967), L’USINE DE TRI MÉCANIQUE AMETYST (2008), INSTALLATION D’UNE DÉCHARGE DE DÉCHETS NON-DANGEREUX A CASTRIES (plus de 800 tonnes de déchets y seront stockés entre 2008 et 2019), LE DOUBLEMENT DE L’AUTOROUTE A9 (2014), L’EXTENSION MODERNISATION DE LA STATION D’ÉPURATION DE LA CÉREIRÈDE « MAERA » (2006) et aujourd’hui, LA NOUVELLE EXTENSION INDUSTRIELLE DE MAERA AVEC INCINÉRATION DES BOUES (EN COURS DE RÉALISATION 2023 – 2027). L’ADAPTATION AUX DÉRÈGLEMENTS CLIMATIQUES QUI EST TRÈS EN RETARD ET UN PLUIc (Plan local d’urbanisme de la Métropole) QUI NE RÉPOND PAS AUX ATTENTES CITOYENNES.

C’EST UN NOUVEL ÉCHEC ENVIRONNEMENTAL ET FINANCIER PRÉVISIBLE




Zéro déchet v:s CSR

Nous reproduisons un estrait d’un mail reçu de nos amis des Riverains de Garosud.


Alerte écocide !

Une délibération concernant la construction d’une filière CSR avec une chaudière à plastiques en milieu urbain [quartier Garosud]. Cette délibération sera soumise au vote du prochain Conseil de Métropole.

Cette option est antinimique avec la stratégie Zéro Déchet [prévention des déchets, tri à la source, collecte séparative et méthanisation des biodéchets]. Rappelons que cette option a été amenée par les écologistes aux dernières élections municipales, soudant un accord d’entre deux tours avec la majorité socialiste et votée à l’unanimité en Conseil de métropole en mars 2022.
Cette décision du Maire-Président Michaël Delafosse est une atteinte à la justice sociale et environnementale car un large bassin de vie sera concerné par cette filière anachronique aux conséquences finacières et environnementales gravissimes.

A vos agendas

Vous êtes invités :

  • mercredi 6 mars 2024, 19h au Carroussel, 9 cours Gambetta (Montpellier),
  • jeudi 7 mars 2024, 18h, Espace Jean Penso, Place Max Leenhardt (Clapiers),
  • mardi 12 mars 2024, 19h, La Carmagnole, 10 rue Haguenot (Montpelier)

A bientôt, Adèle Blancsec




Les pines jaunes ou blanches

La vignette Crit’Air n’est pas un outil technique permettant de prévenir la pollution des voitures à moteur thermique. C’est un outil politique destiné à faciliter la mise à la casse de ces véhicules au profit de véhicules à moteur électrique jugés, à tort, moins polluants. Le prix de ces véhicules est prohibitif pour un salarié modeste qui doit se déplacer pour aller travailler, les batteries ne sont pas produites en France mais dans la lointaine Chine où a été délocalisée la production et la pollution qui va avec.

Un bel enfumage !

Le classement est fait sur l’année de mise en circulation ! Avec la complicité des communes ZFE. Comme par exemple, à Montpellier-la-Surdouée.


1 – Empignolage à Montpellier

Les rues de Montpellier sont devenues impossibles pour les automobilistes. Le motif : le foisonnement de barrières de pines blanches ou jaunes dressées fièrement au milieu des rues et intedisant la circulation. Il y en a partout ! Des blanches ou des jaunes. Nous sommes des automobilistes en colère ! Tout est fait pour nous empêcher de circuler dans Montpellier et bientôt dans la Métropole. Vous avez l’habitude d’emprunter un itinéraire, vlan : une haie de pines se dresse, barrant la rue en entier ou laissant une voie en sens inverse de celui dans lequel vous voulez vous engager. Là où des pines ont été jugées trop faciles à violer, ce sont des blocs de béton qui barrent la route ! Impossible de sauter ou de passer par dessus. Alors, on cherche un itinéraire de déviation. 

La route de Lavérune est un exemple de ce fatras. Vous venez de Figuerolles, vous avez emprunté la rue du Faubourg mise en sens unique sur 300 m pour vous rendre au centre commercial Estanove ches votre pharmacien. Vous arrivez au carrefour avec la rue des Chasseurs et pan ! Route barrée, vous êtes dévié à droite, vous vous engagez dans la Chamberte. Impossible d’emprunter la rue des Chasseurs, elle est barrée ! Il faut connaître le quartier pour anticiper un passage ailleurs ! 

Ne manquons pas le petit théatre de l’extrémité sud du boulevard Gambetta ni celui de la rue Saint-Louis condamnée aux automobilistes

2 – L’excuse écologique

Nos écolos-peau-de-lapin mettent en avant l’apaisement de la circulation et la vélorution. Il faut une écologie répréssive anti-automobiles ! Il faut emmouscailler celui qui prétend consommer du carburant fossile : les hydrocarbures (essence super, super 85, gazole, etc.). L’opportunité s’appelle Zones à faible émission et vignette Crit’air. Nous penchons pour Zone à fort enfumage.

2.1 Zones à faible émission

Les zones à faible émission sont, sur le principe, vertueuses ? En réalité, elles visent à interdire l’accès des centres villes à des automobiles jugées polluantes ou dont on veut le remplacement forcé ! Anciennement dénommée en France « zone à circulation restreinte » (ZCR), l’ancienne dénomination était très parlante. Cette appellation a été écoblanchie (écoblanchiment ou greenwashing), c’est à dire modifiée pour faire croire aux contribuables et citoyens automobilistes qu’on lutte pour le sauvegarde du climat de la planète en empêchant les mauvais véhicules anciens, polluants, de circuler bientôt ! On oublie de dire qu’il existe en France le contrôle technique des véhicules à moteur qui mesure, entre autres, le taux de pollution ou émissions à l’échappement. Les normes existent, vous pouvez les consulter. Elles sont très sèvères et, sauf complaisance impossible du contrôleur, elles suffisent à éliminer les voitures poubelles. Compte-tenu de la faible présence des forces de l’ordre sur nos routes, il nous arrive de croiser ou de suivre des poubelles crachant une fumée noire inquiétante et toute illégalité. On en voit dans certains quartiers de Montpellier.

2.2 La vignette Crit’Air

L’autorisation de circuler dans les zones à faible émission (ZFE ou à circulation restreinte) est liée à l’apposition sur le parebrise de la voire (dans un coin inférieur) d’une vignette délivrée par le Ministère de la Transition écologique … Le site vous questionne sur votre carburant. Problème : le bioéthanol ne figure pas dans la liste ! Pourtant ce carburant existe distribué par des pompes (peu nombreuses mais ayant pignon sur rue). Comme ont pignon sur rue et consultables sur Internet les boîtiers de contrôle à faire poser sur votre véhicule à essence (non gazole), boîtiers homologués officiellement avec la liste des professionnels agréés. Passons ! Il existe un tableau officiel des classements, consultez le.

Un de mes amis possède une voiture Renault Clio 2 en parfait état mécanique. Il s’est vu attribuer une vignette Cirt’Air niveau 3. Il roulait à l’essence super dans une voiture datant de 2004. Une horloge régulièrement entretenue, contrôle technique en règle.

Un autre ami possède un véhicule Dacia diesel mis en circulation en 2012. On lui a attribué une vignette niveau 2. Les deux amis ont parcouru environ 190.000 km et pour rien au monde ne changeraient de voiture. Ils sont en règle sur le contrôle technique et entretiennent leur voiture. La Renault Clio au bio-éthanol (boîtier Biomotors) émet 50% de CO2 en moins que si elle roulait au super98. La Dacia est dépolluée !

Logo Biomotors

Une proposition de loi est dans les tuyaux pour supprimer les ZFE, argumentant que seuls les plus riches peuvent de payer des voitures neuves et circuler dans les ZFE. Les ZFE contreviennent au principe d’égalité des citoyens et à liberté de circulation ! Nous sommes contre l’enfumage.

Nous ajoutons que la vignette Crit’Air va porter préjudice à l’activité ReNew d’un de nos grands constructeurs nationaux qui fait de la publicité sur les ondes pour ses véhicules d’occaion rénovés, vendus comme neufs !

3 – La folie des grandeurs

Les écolos Canada Dry et leurs amis écolos-peau-de-lapin sont pressés. Ils ont sauté sur l’occasion de dépenser beaucoup d’argent. Ces pines en plastique, ces blocs en béton coûtent très cher aux contribuables que nous sommes ! La construction d’une nouvelle ligne de tram, la 5, a commencé et sert de justificatif à cet étranglement lent de l’activité économique de notre ville. A la réduction des voies de circulation par les pignoles s’ajoute celle du nombre de places de parking sur la voie publique. Ces places sont payantes, il y aura moins de recettes. A celà s’ajoute de fait que la circulation des vélos, des trottinettes, des planches à roulette est devenue anarchique. Ces nouveaux véhicules circulent de façon désordonnée et ne respectent même plus les trottoirs, zones réservées aux piétons ! Des vélos montés par de fiers vélorutionnaires circulent d’un trottoir à l’autre passant par les passages à piétons, tournent aux feux rouges  droite sans s’arrêter ou montent sur les trottoirs et descendent de l’autre côté du carrefour alors que les voitures sont sagement arrêtées attendant le feu vert (il en coûte 4 points de permis pour avoir tourné à droite au feu orange !). Depuis quelque temps un petit triangle autorisant les cyclistes à passer le feu sous réserve de respecter la priorité des piétons !

Cédez le passage
Extrait du Collectif cycliste de Tours

L’article précise « Attention cyclistes ! Vous n’êtes jamais prioritaires sur les autres usagers ». A Montpellier, c’est cause toujours tu m’intéresse !

Conclusion

Un bel enfumage, des zones à forte émission ? Des écolo-administratifs ou des écoloe « Canada Dry » ont imaginé ce dispositif anti-écologique !

Le Père Mixon