Vivre au Japon et trier ses déchets

Info

Le Journal franco-japonais ECE (journal fait avec les lecteurs) n° 63 nous présente, dans son article « Vivre au Japon » de Philippe Jolivet, le tri sélectif des ordures ménagères : « un modèle de conscience écologique ». Tout est passé en détail dans la famille Yamashita (nous résumons) dont 10 poubelles :

  • la buanderie où on stocke le verre,
  • les bouteilles en plastique dans un petit bac,
  • les boites de conserve vides,
  • les cartons ondulés en rouleaux bien ficelés,
  • les emballages en carton fin dans la cuisine,
  • un sac en plastique au-dessus de l’évier où l’on stocke les objets en plastique fin et les films en plastique et les barquettes en propylène,
  • un sac qui reçoit tout ce qui est en aluminium,
  • un sac à gauche de l’évier pour le tout-venant (papiers gras, chiffons, …)

Le journal Asahi Shibun, grand quotidien japonais, fournit des sacs en papier où on empile les journaux lus pliés en quatre et un petit carton pour stocker les revues.

Dans un emballage de lait vide, la maitresse de maison stocke les déchets fermentescibles (coquilles d’oeuf, épluchures, marc de café, feuilles de thé infusées,) ; elle va les déposer chaque matin sur le compost au fond du jardin. L’entretien du jardin permet de ramasser dans un sac herbes, branches, feuilles mortes, …

On découvre que la mairie du leu de résidence de la famille Yamashita (Fujisawa, à 60 km au sud de Tokyo) a fait parvenir à chaque foyer une brochure pour bien expliquer la façon de procéder au tri sélectif.  Figurent dans la brochure les dates et horaires de collecte pour chaque type de déchet trié.  Les gens se rendent au lieux de collecte. Pour les gros encombrants (les monstres), il faut payer une entreprise spécialisée pour le recyclage (70 à 80 &euros selon la taille et le poids).

Alors, peut-on en faire autant ici, dans l’Agglomération de Montpellier et devenir un exemple pour notre pays ? Nous avons déjà Manspach en Alsace et la Communauté de Communes des Portes d’Alsace. Mais il paraît que nous autres, gens du sud, sommes indisciplinés et indécrottables, selon un avis répandu chez nos décideurs. Nos décideurs qui n’ont pas la volonté politique bien chevillée au corps de procéder à l’éducation des citoyens et les démotivent en éloignat les ce traitement des déchets de leur lieu de production.

La conclusion de l’article de ECE (je résume) est que les Japonais sont attentifs aux régles de bonne conduite. Faut-il voir la marque du Shintoïsme et du « harae » ou le respect de la philosophie bouddhiste ?

Il faut dire que du côté des princes qui nous gouvernent, un récent incident nous a montré, qu’au plus haut niveau, il n’y avait pas beaucoup d’affinités avec la civilisation japonaise et son mode de vie. Pour nous, nous voyons dans l’expérience du traitement des déchets par les Japonais un signe encourageant et une voie à suivre.

Dans les années 1960-70, au plus fort de leur expansion économique, les incinérateurs étaient florissants au Japon. Les pouvoirs publics ont mis en place une remarquable organisation directive, certes, mais efficace à laquelle a adhéré le peuple japonais.

Pouvons nous souligner ici le rôle important de l’éducation à tous les niveaux de formation pour faire des citoyens responsables et non des assistés :

  • au niveau de notre jeunesse (dans les écoles et les centres de vacances et camps, …),
  • au niveau de la vie quotidiennes avec une politique contractuelle (les syndics d’immeubles, les associations de quartiers, à l’image de ce qui se fait chez nos voisins catalans (gens du sud s’il en est) et des ambassadeurs du tri pour accompagner, …

Si, ce n’est pas une utopie, c’est un objectif réaliste et citoyen. Il faut une volonté politique pour mettre en oeuvre des principes simples. Des emplois sont à la clef dans toute la chaîne du tri et du recyclage.

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Le président

Raymond  GIMILIO

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Communiqué de presse

Communiqué 

Adressé aux médias de Montpellier-M-Métropole .

Madame, Monsieur le rédacteur en chef, 

Le 15 septembre est la journée mondiale des déchets.

Pour les associations réunies dans le collectif CIDES34 qui suivent le traitement des déchets dans la métropole de Montpellier, c’est une journée noire.

Nous avons la métropole qui paie le plus cher pour ses déchets, pour un maximum de pollution et un minimum de valorisation.
Il faut en chercher la raison dans le claquement de porte de Nicolas Hulot : le poids des lobbies industriels et financiers à but lucratif.
Il est considérable dans ce domaine, car les plus grandes multinationales en matière de traitement sont françaises.
Les lobbies industriels et financiers assiègent le pouvoir politique au demeurant souvent complaisant.
Il en résulte ce qui se fait de plus démonstratif dans le genre : la méga-usine Amétyst à Montpellier.
La plus grande de France, d’Europe même avec ce process industriel. Elle est chère et polluante.

  • Qui connait le fonctionnement de l’usine Ametyst ?
  • Qui sait à  Montpellier qu’elle remélange les déchets triés ?
  • Qui sait que la loi interdit ce remélange ?
  • Que fait la préfecture face à  cet état de fait ?

Nicolas Hulot appelle à une mobilisation citoyenne, nous sommes là !
Malheureusement, les lobbies industriels sont aussi beaucoup plus proches de nos élus, avec comme arme supplémentaire récente, la loi sur le secret des affaires voulue par le chef de l’état.

Cette loi est un véritable contre-feu opposé aux lanceurs d’alerte.

Alors durant cette journée, ramassons les ordures trouvées dans la nature. Mais que cela ne nous donne pas bonne conscience tant que nous n’obligerons pas nos politiques à  changer de paradigme.

Gardons à  l’esprit que ce sujet condense toutes les entraves aux démarches écologiques dans une société ultra libérale dominée par les lobbies industriels et financiers, à but lucratif. Et cela pour aboutir in fine à  une démission lamentable de la puissance publique.

 Pour le CIDES34,
 François VASQUEZ

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Validé le webmaster

Raymond  GIMILIO

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OZ : Mediapart, Les Montpellierains seraient désinformés par le Journal MIDI-LIBRE

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Info

Notre association, au nom de son combat pour la préservation de l’environnement du territoire de Montpellier-Agglomération et de la lutte commune contre le béton à outrance, se dresse de toute sa force contre un projet qui a été porté à la connaissance du public et n’a suscité que peu de réactions. Nous reprenons l’article du site d’information MEDIAPART.

« Dans son édition du 19 septembre 2012, MIDI-LIBRE nous présente « OZ , nature urbaine » , un nouveau quartier autour de la future gare TGV dont l’aménagement a été confié à l’architecte Kees Christiaanse. http://www.midilibre.fr/2012/09/19/oz-creation-d-un-quartier-flamand-d-oz,564889.php#

On nous dit que le nom de OZ a été choisi «  en référence au roman pour enfants,  le magicien d’OZ ».

On nous dit que ses choix d’aménagement ont été guidés par des principes de respect de l’environnement et de développement durable.

On nous parle de « territoire dynamique », « d’harmonie avec le centre d’affaire », « d’équilibre entre pouvoir économique et poumon vert », « d’un quartier très agréable ».

 Le tout illustré en tête d’article par une vue cavalière montrant le nouveau quartier d’OZ, traversé par un gros tiret bleu, la nouvelle ligne LGV, ponctué par un panneau bleu / nouvelle gare TGV et un panneau rouge / quartier d’affaire de dimension plus réduite.

En regardant de plus près cette image, nous n’en croyons pas nos yeux !

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Coup de baguette magique ! Le magicien d’OZ a fait disparaitre les 6 voies autoroutières du  dédoublement de l’autoroute A9 qui passera à 80 m de  la ligne TGV.

 Coup de baguette magique ! Le magicien d’Oz a fait disparaitre le fait qu’un quartier de 30 000 habitants sera enclavé entre les 12 voies autoroutières espacées de moins de 400 mètres prévu en page 21 du PLU de Montpellier  annexe 1  Quartier SUD A9.

Coup de baguette magique ! le magicien d’OZ fait disparaitre les problèmes de morbidité générés par la pollution du trafic routier. Souvenez vous! En 2005 dans l’étude portant sur « Évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique sur l’agglomération de Montpellier » ( DRASS LR et Institut de Veille Sanitaire, 2005 ) » il est établi que « La pollution atmosphérique dans l’unité urbaine de Montpellier est  essentiellement due au trafic routier » (page 30) et que « La pollution atmosphérique est directement responsable annuellement, dans la zone d’étude, de 34 décès anticipés, dont 13 pour motif cardiovasculaire et 4 pour motif respiratoire. En termes de morbidité, elle provoque chaque année 79 admissions hospitalières pour motif cardiovasculaire, 15 pour motif cardiaque, 9 pour motif respiratoire chez les plus de 65 ans et 4 chez les 15-64 ans »( page 27).

A combien de « décès anticipés » assisterons nous une fois ce quartier de 30 000 habitants installé dans ce secteur « compris entre les deux autoroutes en multi-expositions vis-à-vis des nuisances routières acoustiques et atmosphériques » comme le notifiait en 2005 le dossier d’enquête publique concernant le dédoublement de l’autoroute A9 ? Dossier qui, souvenez-vous!, a reçu en 2006 un  Avis défavorable à l’unanimité de la commission d’enquête publique à ce qu’il soit conféré le caractère d’utilité publique au projet de dédoublement de l’autoroute A9 au droit de Montpellier, au motif de « l’absence de prise en compte de l’urbanisation de la grande couronne de Montpellier ».

Coup de baguette magique ! le magicien d’OZ fait disparaitre le bruit occasionné par les nombreuses infrastructures pas de nuisances sonores en provenance des pistes de l’aéroport, pas de nuisances sonores  en provenance des 12 voies autoroutières, pas de nuisance sonores générées par les lignes LGV et le trafic de la nouvelle gare. Tout baigne dans une couleur verte, cotonneuse et si vous en doutiez, une petite image illustre à droite l’ambiance magique de ce quartier en vous montrant un cheval blanc qui broute tranquillement dans cette urbanisme pacifié au milieu de petits cabanons encerclés de jardins partagés et Jean Pierre Moure, président de l’ Agglo, de conclure « c’est une respiration, de l’audace, c’est Ozé ».

Ce qui est osé, c’est de reprendre à son compte l’oxymore d’Alphonse Allais, qui pour résoudre leur insalubrité proposait de « construire les villes à la campagne » et « de prolonger le boulevard St-Michel jusqu’à la mer ! ».

Le songe Ozé ne risque-t-il pas de se transformer en cauchemar ? »

Où est l’audace et l’Ozé ? La zone sud de Montpellier-Agglomération bouleversé, son caractère champêtre ravagé ? Des vergers détruits, des expropriations à la chaîne ? Il ne suffit pas d’avoir collé des verrues puantes au sud de Montpellier. Il faut réitèrer entre l’usine de TMB « Ametyst » et la décharge dormante du Thôt qui lâche doucement son méthane et ses lixiviats toxiques ! Il y a eu un avis défavorable en 2006, on passe outre allègrement ! Avec un peu de « greenwashing » !

Cliquez ce lien ou  l’illustration ci-dessous pour agrandir.

L’équipe de rédaction ODAM

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Le Lanceur d’alerte

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