C’est une question grave que vous avez à trancher. Vous avez à choisir entre la position des associations citoyennes qui se battent depuis plusieurs dizaines d’années pour une gestion vertueuse des déchets et les industriels qui présentent des solutions mirobolantes autant qu’industrielles. Ces solutions ont fait la preuve de leur inanité et ont combattu les programmes des ministères chargés de l’écologie et de l’environnement (du cadre de vie ?). Le dernier programme en date « Zéro déchets, zéro gaspillage » rejoint les solutions que nos associations défendent depuis plus de 30 ans. Permettez-nous de rappeler l’existence du Collectif Inter associatif de l’Hérault (CID34) devenu Collectif Inter-associatif et Citoyen des Déchets de l’Hérault (CIDES34 : W34-3 020 648, JO du 7 janvier 2017 N° SIREN 832 210 546, SIRET 832 210 546 0012, site https://www.cides34.fr n° Enreg. CNIL. : 2 106 305). L’Observatoire des Déchets de Montpellier-Métropole (ODAM) en est membre fondateur. Je préside l’ODAM depuis sa fondation en octobre 2004.
Notre position et celle des associations du CIDES34 ainsi que d’autres où nous sommes engagés (réseau DESIR de France-Nature-Environnement-Languedoc-Roussillon : comme Conseiller-Administrateur) est exposée dans le dossier n° 1 :
« Les déchets pour tous : document de référence ».
Nous sommes en 2019, soit 11 ans après l’ouverture de ce prétendu joyau de la technologie de la méthanisation qui a été par deux fois qualifié par la Cour des comptes de fiasco financier et technique et que nous qualifions dans le dossier n° 2 :
« Éco-Blanchiment ou « Green-washing » : la langue de bois ».
Notre position a été exprimée en 2006 lors de l’enquête d’utilité publique de l’unité de méthanisation (nommée Amétyst en 2008) est exprimée dans le dossier n° 3
« Réfutation du rapport des commissaires enquêteurs. Enquête d’utilité publique : unité de méthanisation Garosud Montpellier avril 2018 : conséquences ». Nous avons été raillés et tournés en dérision.
Aujourd’hui, soit 11 ans après l’ouverture de ce prétendu joyau de la technologie de la méthanisation, les résultats sont là. M. François VASQUEZ, porte-parole de l’Association des riverains de Garosud et porte-parole du CIDES34, membre de la Commission de Suivi de Site (CSS). Il a contredit, arguments à l’appui, l’opinion de Montpellier-Méditerranée-Métropole « Ametyst répond aux besoins de l’une des 10 plus grandes Métropoles de France et peut servir de référence à toute une filière». Il a affirmé devant la CSS que « Ametyst n’est donc pas une référence pour une filière mais la dernière représentante de cet échec industriel. Poursuivre son exploitation est funeste et coupable. ». Il a invoqué « Le syndrome du Titanic annoncé par nos associations il y plus de 10 ans prend tout son sens. » précisant que « L’iceberg est proche, nous y allons à pleine vapeur, pour ne pas dire à plein gaz, dans sa direction. »
Convient il de rappeler que le seul traitement vertueux est la méthanisation de bio-déchets triés à la source et les 3 « R » : recyclage, récupération, réutilisation du reste, condamnant sans appel l’enfouissement des déchets ou leur incinération. La date butoir pour la mise en œuvre du tri à la source est proche : 2025. Nous sommes très loin à Montpellier d’atteindre un jour les objectifs imposés par la loi. Votre devoir, Messieurs, est de valider ce que la loi et le bon sens nous impose.
Nous posons ici la question « Qui assumera la responsabilité du naufrage ».
Ancien chargé d’études de Haut-niveau à la Mission des Etudes et de la Recherche du MECV en 1980, à temps partiel, puis en 1981 à temps plein, j’ai reçu la responsabilité en 1983 de la Mission des Systèmes d’information et bâti une base de données sur les institutions et les programmes de recherche en environnement. J’ai été contraint de regagner le CNRS, mon corps d’origine en octobre 1986. Je n’ai conservé de cette banque de données disparue (3.000 références) qu’un listing de 91 fiches miraculeusement retrouvé au fond d’une cantine. Depuis 1971, des chercheurs, des scientifiques ont effectué des recherches financées par l’État sur fonds publics (entre autres chap. 57-57, art. 44 et autres).)
Mes collègues et moi donnons, une nouvelle fois notre avis. Il ne pourra plus être dit que la participation démocratique n’aura servi à rien. Notre avis est là, nous avons confiance en votre sagesse et votre écoute.
Je vous prie de bien vouloir croire, Monsieur, à l’expression de nos salutations distinguées.
Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Réponse du Maître d’Ouvrage (La Région)
Comme vous le mentionnez, l’objectif de détournement [collecte séparative et traitement adéquat ?] des biodéchets des Déchets Ménagers et Assimilés est une obligation prévue à horizon 2025 par la loi et reprise dans le plan avec des objectifs de détournement très ambitieux. Pour ce faire, Il convient que les collectivités mettent en place des solutions pour le public de gestion de proximité et quand cela n’est pas possible des moyens de collecte séparative. Le traitement nécessitera alors la mise en oeuvre de moyens à définir qui pourront être de la méthanisation ou du compostage sur plateforme.
Avis de la Commission d’EUP
La commission d’enquête publique a bien pris note des réponses de la Région à Monsieur Raymond Gimilio.
En 2025, Montpellier Méditerranée Métropole devra, conformément aux objectifs fixés par la loi, mettre en œuvre le tri à la source.
-o-0-O-0-o-
-o-0-o-
-0-
Validé le webmaster
Raymond GIMILIO
Le projet de PRPGD Occitanie est consultable sur site de la région
Après la clôture le 4 juillet 2019 de l’enquête d’utilité publique, les commissaires enquêteurs ont rendu leur conclusions.
A lire avec attention sur le site de la région https://www.laregion.fr/PRPGD.
L’ODAM a fait une première lecture mais c’est VOUS, citoyens, à qui il appartient de donner votre avis, sur notre Forum ou en réaction à ce billet de blog.
Merci de vos réactions.
Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Le webmaster
Raymond GIMILIO
L’usine Amétyst manquerait de biodéchets ?
Nous apprenons lors d’une réunion que la direction d’Amétyst (Usine de traitement mécanique d’ordures ménagères de Montpellier-Garosud) manquerait de bio-déchets et avait sollicité, au début de 2019, une autorisation d’importer des bio-déchets (triés à la maille 80) de lusine de Salindres-Néoval, Gard) à titre expérimental, au mois de juin. Corrélativement, les riverains de l’usine Amétyst ont subi durant tout le mois d’août, à Montpellier, des émanations d’odeurs insupportables, lesquelles ont été ressenties jusqu’au Grisettes. Nous supposons qu’il y a une corrélation entre les deux phénomènes ? Un apport de bio-fermentescibles triés par le TMB de Salindres (à la maille 0-80 mm issus d’ordures ménagères). ? Pourquoi ?
Pourtant, il était bien convenu et écrit dans l’arrêté d’exploitation d’Amétyst que seuls les déchets provenant des communes de la Métropole de Montpellier (ex Agglomération) seraient traités, à l’exclusion de tout autre provenance. Pourquoi cette demande dérogation de l’exploitant ? Un appel au secours ? Il s’agit de deux usines exploitées par le même groupe SITA-SUEZ. Oui, mais voilà, à Salindres il n’y a pas de méthaniseurs, c’est une plateforme de compostage adossée à un Tri mécanique. Alors, à quoi rime cette demande d’expérimentation qui va faire faire du tourisme rudologique pendant 3 mois (1er mai-31 juillet 2019) à raison de 250 tonnes pas semaine (10 camions de 25 t chacun ou 6,25 camions de 40 tonnes), ce n’est pas négligeable par les temps qui courent ! Ce n’est pas non-plus écologique, chacun doit appliquer le principe de subsidiarité et traiter ses déchets au plus près de leur lieu de production. Chacun chez soi et les oies seront bien gardées. Et quel est l’avis de Monsieur le Préfet du Gard ? A-t-il été consulté; a-t-il donné son accord à ce tourisme rudologique ? Que cache cette expérimentation ? Nous aimerions que les résultats en soient connus lors d’un prochain Comité de suivi. Montpellier n’a rien à faire des déchets d’Alés alors que nous apprenons que les déchets qui allaient à Castries et OCREAL-Lunel partent à grand frais vers Marseille (France) et Espagne (?, Où ?) Gribouille n’est pas mort !
Nous aurions une explication qui mettrait en lumière une curieuse schizophrénie qui règne à Montpellier. Voila, les services de la Commune se sont peints en vert (green-washing). Des écologistes fraîchement convertis (ou réveillés) ont lancé une campagne de distribution de composteurs tous azimuts pour accréditer la nouvelle posture écologique du Maire Philippe Saurel, dont on dit qu’il est candidat à sa succession. En promouvant le compostage et l’image verte du Maire, les services de la commune privent l’usine de la métropole d’un apport de bio-déchets, mettant en péril le process de cette dernière. C’est l’exploitant qui est dans la m … ! Q’on nous comprenne bien, nous ne sommes pas contre le compostage, au contraire. Ce que nous déplorons depuis longtemps EST LE FONCTIONNEMENT ANTI-ECOLOGIQUE de l’usine Amétyst et ce qu’elle nous a coûté. Nous craignons de voir débarquer à Montpellier, au terme de 110 km de route en camion, de manière permanente, ce qui devrait être composté à Salindres. A chacun ses ordures et ses rapports de la Cour des Comptes.
Nous rapprochons celà de la curieuse interview de notre maire, M. Philippe Saurel. Nous rappelons aussi son parcours (https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Saurel) car M. Saurel est assez oublieux qu’en 1995, il est élu conseiller municipal sur la liste conduite par Georges Frèche (le brillant promoteur de l’usine Amétyst). En 2011, il est adjoint au maire de Montpellier. Il ne peut ignorer que, de par sa position, il a largement contribué à approuver la construction de l’usine inaugurée en 2008, usine qu’il dénigre dans son interview dans le journal l’Agglorieuse N° 850 du mercredi 29 août 2019 (page 8) « On a hérité de cette usine qui ne marchait pas, on l’a réhabilité, on en a fait une usine qui marche à 80%, 90%. « ON » est un vilain monsieur, plusieurs vilains messieurs, qui se cachent et dont M. Saurel a été membre (la soupe était bonne, il ne faut pas cracher dedans) : il ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes ! Nul ne le peut, c’est la loi qui le dit ! Il a bien fait partie des assemblées délibérantes qui nous ont voté « cette usine qui ne marchait pas. ». De l’autisme ou de la schizophrénie, il n’en est pas à ça près. Nous, cela fait 15 ans que l’ODAM observe et fait ses remarques. Merci à l’Agglorieuse qui relaie nos informations.
Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Le webmaster
Raymond GIMILIO
CONSEIL METROPOLE : Affaire 78. Réponse ODAM
La réponse de l’ODAM
Gestion des déchets : Ce sont 50 ans de mauvaise gestion des déchets par Montpellier/District/Agglo/MMM
La loi de transition énergétique pour la croissance verte définit les objectifs suivants :
réduire de 10 % les déchets ménagers (2020) ;
réduire de 50 % les déchets admis en installations de stockage (2025) ;
porter à 65 % les tonnages orientés vers le recyclage ou la valorisation organique (2025) ;
recycler 70 % des déchets du BTP (2020).
La réalisation de ces objectifs suppose de profondes évolutions quant aux flux mobilisés et l’organisation de leur traitement.
Pour Montpellier Agglomération c’est une mauvaise évaluation et de vision des besoins. (Coûts, lieu, taille, process TMB) d’AMETYST : Il était prévu une usine au moindre coût avec «ZERO NUISANCES» et la promesse d’une réduction de l’impact environnemental. Ce n’est toujours pas le cas aujourd’hui ? Les promesses n’ont pas été tenues !
Sur les affirmations de Montpellier-Métropole (Conseil de métropole, affaire 28, 27 septembre 2017) concernant la « démarche de réduction des déchets au travers d’un premier programme local de prévention des déchets pour la période 2010-2016 ». La Métropole argue que « l’objectif était de –7% par rapport à 2010 », dit que « l’objectif a été atteint puisque le tonnage des OMA n’a quasiment pas augmenté depuis 2010 alors que simultanément la population métropolitaine a crû de plus de 10% » ! Nous demandons quel est le taux réel de réduction par habitant et non globalement sur un chiffre qui varie ! Le population augmente, qui en est responsable sinon la politique de communication publique (métropole, département, région) de ces 30 dernières années visant à attirer ici de nouveaux habitants ! Ce n’est pas une excuse, il y a bien une mauvaise évaluation de la croissance démographique et de ses conséquences. Ces nouveaux arrivants paient comme les autres leurs taxes et impôts locaux. Les usines de TMB-Méthanisation ne sont pas une alternative à l’incinération ni à la mise en décharge, et n’en diminuent pas la part, contrairement aux exigences européennes et nationales.
Les retours d’expériences des Usines de Méthanisation TMB en Europe sont très mauvais …, nous avons une étude sur les incendies. En France, des permis d’exploitation ont été annulés (arrêt de la Cour d’Appel Administrative de Bordeaux du 14/11/2017 contre la Société Vinci et le SMTD65), des collectivités territoriales ont fermé leur usine (Angers, octobre 2015, après 4 ans de dysfonctionnements, Fos suite à un incendie, …). Le rapport de la Cour Régionale des Comptes (8 Février 2017, nous citons) épingle la gestion et le traitement des déchets de l’usine de méthanisation « AMETYST » :
Des coûts de construction très élevés (p. 369) : 57 M€ HT à 90,7 M€ HT actuellement (et plus ?).
Des préjudices d’exploitation et des avantages financiers en faveur de l’exploitant : (pp. 369 et 372)
Une opacité récurrente sur les rémunérations du délégataire par l’Agglomération/Métropole : 10 avenants qui auront été passés avec le même délégataire et la rémunération versée par la Métropole a été de 75,2 Millions d’euros, soit deux fois plus. Pourquoi ? (p. 369)
Un processus industriel qui ne respecte pas les lois et normes environnementales : (voir la réponse du Ministère de l’Environnement, p. 378).
Une résiliation du contrat qui bénéficiait à la société Novergie, avec indemnisation, et réattribution du contrat au même délégataire : (p372) ! ?
Collecte des déchets : On constate une baisse des services avec la perte du ramassage des végétaux et la réduction à un seul jour par semaine de la poubelle grise.
Nous avons connu 3 ramassages par semaine de notre poubelle grise, le ramassage des déchets végétaux et un passage mensuel pour les encombrants. (Un meilleur service à TOULOUSE : ramassage des végétaux, des verres, 2 passages poubelle grise) AMETYST : Son procédé de fonctionnement (ajout de fermentescibles triés et/ou de produits verts trias, en tête de processus) n’est pas conforme avec le code de l’environnement (l’article D. 543-226-1).Ce process (procédé) industriel ne respecte pas la loi environnementale qui interdit, depuis le 1er juillet 2016, « de mélanger des biodéchets triés par leur producteur ou détenteur avec d’autres déchets n’ayant pas fait l’objet d’un même tri ». La valorisation électrique annoncée ne tient pas compte de la consommation nécessaire à AMETYST, soit 50% de l’énergie produite. Un procédé qui produit un triple gaspillage pour la création du compost : Pour la création de ce compost il a été nécessaire de diluer des produits verts et d’ajouter des bio-déchets triés à la source alors que ces mêmes produits fermentescibles et les produits verts seuls auraient pu être valorisés indépendamment. Elle fausse également le tonnage des entrants (déchets). Il faut y ajouter également les frais de main d’œuvre et les transports de ces matières végétales.
Les « grands » pays qui produisent les deux-tiers du compost européen exigent une bien meilleure qualité pour leur agriculture : Autriche, Belgique, Allemagne, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni. Qui va utiliser le compost fabriqué à partir d’un tri mécano-biologique ?
Il y a déjà un « NON » de la part des organismes de certification de l’agriculture biologique.
Le bon sens voudrait que l’agriculture raisonnée refuse aussi un tel amendement afin de conserver une image de transparence auprès d’un public averti. La norme NF U 44-051 (d’AMETYST) sur le compost produit est donc loin de protéger les sols et la santé. Elle n’est pas assez exigente.
La loi Royal prévoit « la généralisation du tri à la source des biodéchets » pour tous les habitants d’ici 2025. Et elle en déduit que « la création de nouvelles unités de tri mécano-biologique », autrement dit de TMB, deviendrait « non pertinente » et devrait donc être « évitée. Les odeurs: Les plaintes pour le recensement des odeurs sont à 234 au 26 Septembre 2017. Elles sont plus nombreuses depuis l’été. Les problèmes de la Décharge de Castries: La capacité de la décharge de Castries était estimée à 475 000 tonnes (soit 83 000 tonnes par an sur 5,5 ans). Or, un peu plus de 2 ans après sa mise en fonctionnement, 168 300 tonnes d’ordures y seront déjà été enfouies.
La création d’un nouveau casier (le n°2) qui devrait permettre d’enfouir 415 000 tonnes représentant 460 000 m³ de déchets sur une hauteur de 30 mètres de haut avec l’incertitude qui pèse sur le risque de saturation prématurée du centre de stockage de Castries lié au surplus de déchets en provenance de l’usine de méthanisation AMETYST compte tenu des dysfonctionnements constatés depuis sa création. Pour une meilleure gestion des déchets :
Aujourd’hui, il est plus que jamais nécessaire et urgent de développer une gestion « ZERO GASPILLAGE tendant vers ZERO DECHET ». Réduire de 40% la quantité de nos déchets sur 3 ans est possible et réalisable, encore faut-il le vouloir, sans cadeaux inconsidérés ! Il est donc nécessaire d’impliquer les citoyens dans le geste de tri à partir de la Redevance Incitative qui tient compte de la production de déchets réellement produite dans chaque foyer (et non sur un calcul forfaitaire sur « une valeur locative ») et valoriser les bio-déchets indépendamment des procédés du tri mécano-biologique.
La pesée systématique des déchets sur un mois a permis de démontrer que nos foyers produisent tous significativement moins de déchets que la moyenne nationale, dans un ordre de grandeur allant de 1,5 à plus de 13 fois moins ! Mais nous avons le taux de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères le plus élevé de France. La ville de San Francisco valorise 80% de ses déchets, elle a été présente à la foire de Montpellier cette année (octobre 2017). Mais rien sur son stand n’évoquait sa performance en matière de déchets. Pourtant, nous avons cherché ! S’il y avait quelque chose sur les déchets, c’était bien caché !
Validé le webmaster
Raymond GIMILIO
Amétyst : Enquête Utilité Publique dix ans après
Cet article publié en 2017 a été revu en 2022. Les personnalités qualifiées se sont évaporées du pausage audio-visuel de Montpellier.
Le constructeur
Nous allons arriver bientôt au 10e anniversaire de l’unité de méthanisation « Amétyst ». Nous parcourons le rapport de la commission d’enquête rédigé par MM. Paul Llamas (Président), MM. Jean Breuil et Jean-Claude Corp (3 avril 2006 reçu en Préfecture le même jour. Ce trio d’enquêteurs a pris la lourde responsabilité,de donner un avis favorable à cette réalisation dont deux rapports de la Cour des Comptes sont éloquents, le dernier (janvier 2017) ayant qualifié la réalisation de « fiasco économique et technique ». dont la naissance a été difficile, un pari technique, une usine prototype.
Nous espérons que le trio enquêteur passe des nuits bien tranquilles et jouit d’une retraite bien méritée, chacun dans sa ville respective. Ils seront certainement invités à participer aux festivités de l’anniversaire de leur chère usine (on ne les a pas vus !). Ils ont su exploiter les avis émanant de « personnes qualifiées » qui leur ont écrit. Que sont devenues ces personnes ?
1 – Les personnes dites « qualifiées »
1.1 – M. Christian DUPRAZ
Chrisian DUPRAZ, Ingénieur des Eaux et Forêts Chercheur en Agroforesterie pensait que « le projet, solide et cohérent, sera un exemple et une référence. ». Il faudra l’inviter aux célébrations du 10e anniversaire. Ou à une visite de ce projet réalise (outais christian-christian outais ?).
1.2 – M. Paul TCHEN
Paul TCHEN, biochimiste et biologiste, ancien chercheur à l’INSERM a disparu des références du moteur de recherches Google ! Qu’est-il devenu lui qui affirmait que le procédé « n’entraîne aucune pollution pour le voisinage, produit de l’énergie et du compost et présente un coût -tant en investissement qu’en fonctionnement- braucoup moins important qie l’incinération. ». Il faudra l’inviter aux célébrations du 10e anniversaire, si on le retrouve.
1.3 – M. Michel CHASTAING
Michel CHASTAING, Ingénieur du Génie Rural, des Eaux et Forêts exprime lui aussi son admiration pour le projet. Il semblerait qu’on retrouve sa trace actuellement à Clapiers, dans le groupe municipal. Il faudra l’inviter aux célébrations du 10e anniversaire.
1.5 – M. LETOURNEUR
LETOURNEUR est le Directeur Général des Transports de l’Agglomération de Montpellier (TAM). Il pense le projet indispensable pour en finir avec la décharge du Thöt. Nous sommes bien d’accord. Il exprime que « le personnel conduit les bus au gaz naturel de ville (GNV) sans problème depuis plus de 5 ans. Il espère pouvoir utiliser le biogaz issu de l’usine pour alimenter ses bus en carburant. »
Nous constatons qu’il espère toujours ! 10 ans après, aucun bus de la TAM ne roule au biogaz d’Amétyst ! Qu’attend-il ? Son nez, comme celui de Pinocchio devrait s’allonger ! En circulant dans Montpellier, on peut admirer l’arrière des bus bleus avec la mention « Ce bus roule au Gaz Naturel de Ville » !
Nous laissons de côté l’avis du 5e, M. Patrick CECCOTI, président de la Fédération du Bâtiment qui vante les mérites du plan départemental d’élimination des déchets, plan aujourdhui caduc.
Il convient de noter que les personnalités qualifiées sont celles dont les avis vont dans le sens favorable à l’enquête. Les opposants ne sont pas qualifiés !
2 – Les opposants à l’usine : non-qualifiés !
Les avis défavorables à l’usine sont classés en paquets. Nous notons à la page 13 l’avis du Président de l’ODAM.
2.1 – Avis du Président de l’ODAM
Les personnalités qualifiées sont décrites avec leurs qualités. Les opposants, non !
Raymond GIMILIO, Président de l’Observatoire des Déchets de l’Agglomération de Montpellier est pourtant qualfié : Ingénieur de recherches du CNRS retraité, ancien chargé de mission détaché au Ministère de l’Environnement (services centraux, Paris, 1980-1996). L’ODAM compte dans son CA un Ingénieur des Arts-et-Métiers, M. Michel AVEROUS, un Directeur de recherches du CNRS, un Docteur en Pharmacie, écotoxicologue et autres personnalités qualifiées, des citoyens honorables ! Un hic, ces gens là ne vont pas dans le sens souhaité du Maître des destinées de Montpellier !
Je me permets és-qualité de nuancer le propos du trio enquêteur dans la mesure où effectivement l’ODAM a fit part de son opposition mais en soumettant une solution alternative qui est bien rapportée :
fermeture et réhabilitation de la décharge du Thöt,
mise en place d’un système généralisé de tri de proximité (des non-fermentescibles) avec un plan de réduction des déchets à la source,
la constitution d’une unité hybride tri/compostage accéléré,
la construction d’une ou deux unités de méthanisation modestes pour le traitement des fermentescibles triés à la source,
la mise en place sur chaque site d’une petite unité d’incinération,
la mise en place préalable et urgente, d’un organisme de contrôle indépendant.
Cette solution est jugée « filière … séduisante mais manque de réalisme pour la Commission d’enquête. ». N’en déplaise au trio enqêteur, c’est le schéma de la filière suisse vue objectivement et non à travers le prisme déformant des désidératas du maître de l’Agglo qui veut son usine de méthanisation-TMB, sa solution industrialisée du TMB.
Nous souhaitions une solution à la suisse, pas plus de 15.000 tonnes/an par unité, méthanisation de biomasse (déchets verts) comme structurants des bio-déchets collectés à la source !
2.1.1 – Le Plan Régional de Prévention et de Gestion des déchets
La solution qui manquait de réalisme pour ces messieurs, en 2006, est d’actualité dans le PRPGD en voie d’élaboration pour la région Occitanie-Midi-Pyrénées qui englobe actuellement l’ancienne région Languedoc-Roussillon si chère à feu Georges FRECHE ! Le tri à la source devra être généralisé, plus de 3e casier à la décharge de Castries, plus de 2e four à OCREAL-Lunel !
2.1.2 – Depuis 2006 : le TMB
Le TMB n’est plus d’actualité en 2018. Le concept de tri à la source (jugé non réaliste en 2006) ne reçoit plus de subventions publiques, les associations de protection de la nature et de l’environnement sont montées en puissance et condamnent le procédé. Le tri (ou traitement) mécano-biologique des déchets, la solution industrielle vantée par notre trio enquêteur est unanimement condamné et ne servira plus qu’a produire du CSR (combustible solide de récupération). Le compost issu du TMB d’ordures ménagères dites résiduelles ne doit plus recevoir le nom de compost ! Il contient du plastique !
2.1.3 – Devenir des installations de TMB
Le trio enquêteur cite un certain nombre d’installations lui servant d’exemple :
135.000 t/an de déchets à La Rioja (Espagne) avec le procéde de méthanisation Kompogas,
projet de l’Agglomération de Paris (Romainville) pour 350.000 t/an (retoqué par la justiceen 2017)
Il faut remarquer que :
Ecoparque de la Rioja (téléchargez le document descriptif) : c’est l’exemple typique de l’usine qui était en construction en 2006 par Vinci-Environnement, usine située loin de toute agglomération, en pleine campagne et ne comportant que deux digesteurs Kompogas. Nous avons en vain cherché sur Internet qui était son constructeur ! Pfuit ! Envolé ! Le « Gobierno de La Rioja » a effacé toute référence au constructeur-intégrateur (Vinci-Environnement) pour ne garder que la référence « biometanizacion Kompogas ». On peut s’interroger sur ce silence vis-à-vis de la société leader du groupement de constructeurs Vinci-Environnement qui donnait comme référence une usine en construction sans retour d’expérience en 2006.
Barcelone : des pannes à répétition sur ces installations qui n’utilisent pas le procédé Kompogas,
Romainville (Paris) : devant le soulèvement des associations, projet de TMB abandonné.
D’autres projets ont été abandonnés ou contrariés en France (nous ne prétendons pas à l’exhaustivité) :
Usine de Fos-sur-Mer : Centre de traitement multifilères situé dans la zone industrialo-portuaire, mis en service en 2010, recevant 1.100 tonnes/jour environ (440.000 tonnes/an). Un incendie se déclare le 2 novembre 2013 au sein de l’unité de valorisation organique. Le site est en reconstruction.
Biopole d’Angers : depuis des mois (16/4/2015), une bataille judiciaire oppose l’agglomération et Vinci-Environnement (usine jumelle de Montpellier-Amétyst, procédé biométhanisation Kompogas).L’exploitant (Geval, groupe Véolia) a fermé l’exploitation en attendant un réaménagement.
Le temps se couvre pour le traitement mécano-biologique ou le tri mécano-biologique ou le pré-traitement mécano-biologique : il n’a plus d’avenir, la loi de transition energétique lui réserve un enterrement de première classe !
2.2 – Vendre la peau de l’ours …
Le trio enquêteur répond aux inquiètudes exprimées par l’association « Paillade-Mosson » sur l’augmentation du trafic routier (page 14). Il faut rappeler que les enquêteurs mettent en avant « des préoccupations économiques (limitation des distances de transport) que ‘environnement (pollution des camions et consommations supplémentaires d’énergie pour parcourir des distances inutiles) ». Ils ne soulignent pas que leur projet est l’envoi des déchets traités par la future usine vers un projet privé (SITA-Environnement) déclaré projet d’intérêt général (PIGE) prévu à Fabrègues, à une dizaine de kilomètres vers le sud-ouest. Devant la réaction unanime d’une population indignée et la lutte de l’Association des Gardiens de la Gardiole, le projet est gelé puis suspendu pui retiré. Il n’y aura pas à Fabrègues de décharge.
La cible disparue, il faut envoyer les déchets à l’ISDND de Castries, au nord-est de Montpellier, à une trentaine de kilomètres, réalisant ainsi ce que les enquêteurs ne voulaient pas : « Une localisation au nord de l’Agglomération aurait occasionné un supplément de transport, coûteux et polluant. ». Nous les avons les distances inutiles et la traversée de l’agglomération du sud-ouest vers le nord-est ! Les enquêteurs ont mal calculé, ils ont vendu la peau de l’ours Fabrègues avant qu’il n’ai été …
2.3 – Mettre ses déchets chez ses voisins
Les commissaires font part du souci de Montpellier-Agglomération (Montpellier-Métropole) de prendre une part des déchets ! Ils soulignent « Valeur d’exemple, donnée par la ville de Montpellier, à qui l’on a souvent reproché de se débarrasser de ses déchets chez ses voisins. ». Rien de changé sous les cieux. Ça continue !
Les Riverains de l’Usine se plaignent des odeurs ! L’usine est passée de 203.000 tonnes/an à 130.000 tonnes/an et déverse une quantité impressionnante de déchets chez ses voisins, à Castries-Carrière GSM. Un premier casier a été empli ras bord de déchets dits ultimes (ils fermentent encore). Un 2e casier approche de sa fin dans un an et demi. Les déchets puent atrocement et fermentent. Montpellier déverse sa m … ! ches les autres ! Rien de changé sous le soleil de Montpellier-la-surdouée !
Que faire ?
3 – Zéro déchets, zéro gaspillage
En 2016, une conférence de Zero-waste-France se tient à Castries puis à Montpellier. Le Ministère de l’Environnement lance un appel à propositions « Zéro déchets, zéro gaspillage ». Fin 2017, le Conseil régional se voit confier la compétence pour organiser le Plan régional de prévention et d’élimination des déchets (PRPGD). Montpellier a perdu son statut de capitale régionale bien que certains services aient été maintenus à Montpellier. Le centre des décisions est maintenant à Toulouse où siège l’assemblée délibérante sous la présidence de Mme Carole Delga entourée de conseillers écologistes. Aucun des délégués ne représente le parti politique sur lequel le Président de Montpellier-Métropole s’appuie ! Fâcheuse situation.
Un collectif d’associations citoyennes, le CIDES34 s’est constitué le 7 janvier 2017, fruit du rassemblement de plusieurs associations et collectifs citoyens. Ce collectif a des membres dans les Commissions de suivi de site (CSS, successeurs des CLIS).
La politique déclarée lors d’une session régionale destinée à la préparation du PRPGD annonce clairement (Mme Agnés Langevine, vice-Présidente du Conseil régional représentant Mme Carole Delga, Présidente) l’objectif de ««Zéro déchets, zéro gaspillage»» et l’abolition des plans départementaux des déchets qui seront remplacés par le PRPGD. La fermeture du 2e four d’OCREAL est actée comme la non mise en place d’un 3e casier à Castries.
Montpellier-Métropole ne s’émeut pas ! On ira déverser ailleurs notre m… ! Nous ne saurons, à 2 ans des élections municipales laisser passer une telle irresponsabilité ! Montpellier-Métropole doit effectivement mettre en place une véritable politique de prévention des déchets (diminution en poids et en volume), le tri citoyen à la source et la mise en place d’une Redevance incitative en remplacement d’une Taxe (encouragement au laxisme).
Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Ancien chef de la Mission des Systèmes d’information du SRETIE du Ministère de l’Environnement
Ancien chargé de Mission auprés du Directeur de la Nature et des Paysages du Mnistère
Déchets : l’aveu !
Le problème des déchets de Montpellier-Métropole n’est pas appréhendé correctement par nos décideurs politiques. Nous ne cessons de dénoncer cet état de choses depuis plus de 18 années, depuis la création de l’ODAM. Les décideurs, de feu Georges Frèche à Philippe Saurel, on changé, pas la politique à œuillères qui manifeste une remarquable continuité dans l’erreur et y persiste.
Dans le quotidien « Midi-Libre » du 6 mai 2018 (page 2), M. Philippe Saurel réaffirme qu’« il n’y aura pas de 3e casier » à la décharge de Castries. Bravo ! mais il y a l’aveu terrible, percutant de M. Christian Fina, directeur général des services de la Métropole : « Après, on fera comme on a fait au Thôt et on n’en a plus entendu parler […] ». Il poursuit cyniquement « Nous les exporterons [les déchets ultimes] en fonction du plan régional actuellement à l’étude » enchaîne Philippe Saurel. Donc envoyés chez nos voisins ! Montblanc ou Bellegarde ! ?
Ces gens là n’ont rien compris ! Le tri citoyen à la source, ça existe ! La séparation n’a pas besoin d’être mécanique, elle doit être citoyenne ! Le mot-clé est là : CITOYENNETE ! La responsabilité du citoyen-contribuable qui en a assez de payer cher, très cher alors que « Zéro déchets zéro gaspillage » est la solution la plus écologique et économique. Pas très finauds à la Métropole ! Ils invoquent le Plan régional et semblent ignorer que la réduction, la prévention des déchets qu’ils semblent ignorer, est le fil conducteur de la future politique des déchets voulue par la Région pour son futur plan ! Bien sûr, il n’y a pas de contrainte mais nous constatons avec douleur l’autisme de notre Président de métropole et de son peu finaud DGS.
Le journaliste de Midi-Libre, M. Thierry Jougla donne des chiffres en début de son « ET APRèS ? » :
Nous citons «
240.000 tonnes de déchets collectés,
80.000 tonnes traités par DEMETER,
130.000 tonnes de déchets compostables arrivent à Amétyst,
80.000 tonnes de déchets ultimes arrivent à Castries,
30.000 tonnes incinérés à OCREAL (Lunel-Viel). »
Nous soulignons le problème soulevé par OCREAL qui n’augmentera pas sa capacité avec un 3e four et ne veut plus recevoir de déchets de la Métropole. Nous soulignons aussi que les 80.000 tonnes de déchets ultimes envoyés à Castries en toute opacité, en finesse, ne sont pas ultimes car ils contiennent encore de la matière fermentescible qu’on ne sait pas extraire ? On nous les présente comme des « refus de tri » [mécanique] ! Que n’ont ils pas été triés à la source, par une main citoyenne ! Il n’y aurait pas de refus.
MM. Saurel et Fina (et les autres gourous de la métropole), nous avons des bonnets d’ânes à vous remettre, vous n’avez rien compris et ne voulez rien comprendre. On peut être ignorants, on ne peut refuser de s’instruire ! L’erreur est humaine, y persévérer est diabolique !
La solution est le tri citoyen que VOUS avez refusé en 2006 par la voix (le porte-voix) du trio enquêteur de l’enquête d’utilité publique publiée le 3 avril 2006 et du mémoire en réponse de Montpellier-Métropole : Zéro déchet, zéro gaspillage avec le tri à la source et les 3R.
Seriez-vous atteints de malcomprenance anti-citoyenne !
Le président
Raymond GIMILIO
Le Thôt : historique
Info
La Décharge du THOT en Résumé :
C’est l’échec d’une gestion catastrophique des déchets et d’une politique environnementale irresponsable et désastreuse qui aura durée 43 ans.
Le faible coût d’exploitation de cette décharge aura primé sur l’intérêt général. Les divergences entre le Président du District et le Maire de Lattes de l’époque ne justifiaient pas une telle inertie.
Le constat :
Ce dossier est accablant pour les Collectivités locales qui avaient en charge la gestion de cette décharge.
Force est de constater l’immoralité des promesses non tenues et bafouées par ceux qui étaient censés répondre aux besoins de leurs concitoyens dans le cadre de l’intérêt général.
En Octobre 1965 la SAFER vend à l’Etat un terrain de 52 hectares. Celui-ci sera mis à la disposition de la ville de Montpellier. Il sera utilisé comme décharge sans aucune autorisation jusqu’à son ouverture officielle du 18.07.1967. Les recommandations techniques imposées par le professeur AVIAS ne seront pas respectées, à savoir les stations de pompage nécessaires afin d’éviter que le sol naturel de cette décharge ne soit noyé régulièrement. Il était aussi mentionné que la hauteur ne devait pas excéder 2,5 mètres . La fermeture des dépôts est constatée le 30.06.2006 et le 30.09.2008 pour la fin d’exploitation du site ( la hauteur de la décharge est alors de 31 mètres…) .
Depuis Mars 1977 à fin septembre 2008, c’était la Mairie de Montpellier, le District puis l’Agglomération d’avoir eu successivement la responsabilité de la gestion de cette décharge. Ce sera la même politique, avec à sa tête, la même personne, Georges FRECHE.
Jacky CHANTON
Lattes le 20 Octobre 2008
En 2014 ?
Rien n’est fait. Le Thôt dort.
En 2020 : nous dénonçons l’état d’abandon du site.
Le Secrétaire
Jacky Chanton
Décharge de Castries : fermeture annoncée
Nouvelle rédigée le 5 avril 2019.
La revue MMMag n° 48 d’avril 2019 l’annonce en page 6 : la décharge pompeusement baptisée ISDND de Castries « fermera le 30 novembre » prochain. La question qui se pose est où iront désormais les soi-disant « refus de traitement » des équipements de la Métropole ? Il n’y aura pas de 3e casier, promis, juré, tenu ? Le futur plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD) devrait s’appliquer.
Nous pensons que l’application pure et simple de la généralisation du tri à la source, que MMM renâcle à appliquer, devrait suffire à régler une partie du problème. Un meilleur fonctionnement de l’usine Amétyst et l’abandon du TMB devraient régler le problème. En effet, la conséquence de la fermeture du 2e casier et la non-ouverture du 3e casier vont poser un énorme problème aux stabilisats d’Amétyst insuffisamment stabilisés et que nous dénonçons sans désemparer, ces soi-disant refus que de surcroît l’usine d’incinération OCREAL devrait refuser ou refuse déjà.
AMETYST : une erreur ?
Info
Cet article reprend un éditorial de l’ODAM qui avait sombré corps et biens dans le piratage de notre précédent site. Nous avons retrouvé le texte sur le site de l’ACIDC, avec un agréable surprise : notre site est cité comme source. Merci. Nous reprenons ce texte avec toute notre gratitude. Cliquez ce lien. Nous citons :
Amétyst : une erreur ?
Celui qui se trompe et reconnaît son erreur s’honore. Celui qui reste fidèle à son maître défunt [Georges Frèche] et le défend s’honore aussi. Monsieur Frédéric Bort a eu le courage de présenter les excuses posthumes du défunt et d’affronter ceux qui prétendent que l’usine de traitement d’ordures ménagères « Amétyst » est géniale. « Georges Frèche laisse un héritage considérable sur Montpellier », c’est sûr mais cet héritage est-il aussi génial qu’on le dit ? Notre site Internet est lu depuis longtemps par d’éminentes personnalités dont l’une d’elle vient de se dévoiler et de dénoncer « les conséquences désastreuses de l’unité de méthanisation » et poursuit en disant « qu’il est temps de rompre avec un projet qui gangrène le sud de Montpellier ». Ainsi, Frédéric Bort s’exprime et fait appel au réalisme dans une interview donnée sur France-Bleue-Hérault le 23/02/2012 et dans un texte adressé aux riverains de l’usine. Nous espèrons que Monsieur Frédéric Bort est sincère et qu’il veut vraiment faire démanteler cette usine.
D’autres voix s’élèvent ! Monsieur Claude Bartelonne, député PS et Président du Conseil de Seine-Saint-Denis a posé le 28 février 2012 une question écrite au gouvernement. Il parle de « catastrophe économique et environnementale » en citant Amétyst ! Consultez son blog.
Vous trouverez la vidéo de son intervention à l’assemblée nationale le 28 février 2012 et la réponse du Ministre de l’Ecologie. Et c’est nous qui payons les funestes résultats d’un marché public soupçonné de fraude, confié à un entrepreneur inexpérimenté, aux termes d’un marché passé selon la procédure de dialogue compétitif. La méthanisation de biodéchets triés est un bon procédé, pas la méthanisation après tri mécanobiologique. C’est une hérésie écologique que de ne pas vouloir trie à la source !
Nous ne pouvons qu’exprimer notre accord, nous qui avons toujours soutenu qu’il s’agissait d’une bonne idée mais mise en œuvre d’une manière calamiteuse, confiée à un industriel peu expérimenté et peu compétent. C’était au départ un process prometteur, c’est devenu « une voie sans succès » dont les nuisances ont transformé en enfer la vie d’un quartier prometteur et en poubelle à ciel ouvert la région de Castries.
Les solutions existent, car il faut les trouver à court-terme et nous sommes prêts à en discuter rapidement et à les valider ensemble, avec ceux qui voudront s’asseoir avec nous, pourquoi pas autour d’une bonne tasse de café, pour construire ensemble des solutions valables.
Sources : ODAM : http://odam.ouvaton.org/ (lien modifié) Lu 403 fois (sur le site ACIDC au 29/01/2014. Merci.
BASTA : un site relaie nos doléances sur Amétyst
Info
L’usine Ametyst (usine de traitement de déchets par tri mécanique et traitement biologique par méthanisation) a retenu l’attention du site « BASTA : Radicalement indépendant ». Cliquez sur ce lien. BASTA en espagnol ou en occitan veut dire «Assez», y’en a marre ! La réalité dix ans après l’inauguration en fanfare dément tout utilité écologique à cette réalisation.
Y’en a marre de ce monstrueux ensemble construit par VINCI sur un marché entaché de favoritisme, reconnu comme un fiasco financier et technique par deux fois (2 rapports) de la Cour des Comptes ! Le repreneur de l’usine, Véolia du Groupe SUEZ, a tenté d’améliorer le processus calamiteux. Comme le souligne François Vasquez, porte-parole de l’Association des Riverains de Garosud, l’exploitant (Véolia-SUEZ) et le propriétaire (Montpellier-Métropole) essaient, à travers les médias qu’ils financent et contrôlent, de faire passer ces méthodes comme « solution avant-gardiste » présentée comme « centre d’excellence technique ». Or, le procédé de tri mécanique combiné à la méthanisation a disparu des lignes budgétaires de l’Agence pour le développement et la maîtrise de l’Énergie (ADEME), à la suite de la publication de la loi de transition énergétique de 2015. De nos jours, fait remarquer BASTA, les projets utilisant ces processus sont systématiquement attaqués devant le tribunal administratif par des riverains ou des associations de défense de l’Environnement.
Les attaques vont continuer, d’autant plus que l’usine a deux exutoires :
la décharge (ISDND) de Castries, qui pue et méthanise à l’air libre,
l’incinérateur (UIOM) OCREAL de Lunel-Viel qui confinue à donner l’illusion d’un procédé inoffensif mais hautement dangereux (pollution invisible).
Merci à BASTA !
Raymond GIMILIO Président de l’ODAM, Docteur en Biologie mention Ecologie (1971) Ingénieur de recherche (ER) du CNRS