A9 : doublement et conséquences

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DEPLACEMENT DE L’AUTOROUTE A9 « ACCORD OU MANIPULATION ? »

Cet accord du doublement de l’autoroute A9 ne répond pas à l’attente des riverains ni à l’intérêt général ni au développement durable de notre littoral et une indécence environnementale pour tout le Sud de Montpellier.

Depuis plus de 30ans les élus de la vile de Montpellier ainsi que le District/Agglomération n’ont pas intégré la globalité des besoins afin de permettre une plus grande fluidité de la circulation et répondre à l’aménagement durable de notre territoire.

Afin de répondre à l’intérêt général :

Le bon sens aurait voulu un contournement ferroviaire et/ou autoroutier de Montpellier.

Le bon sens aurait voulu une liaison routière directe entre l’A9 et l’A75, l’une à l’Est et l’autre à l’Ouest de Montpellier Agglomération.

Le bon sens aurait voulu des entrées plus nombreuses et plus ouvertes dans Montpellier.

Enfin, il existait des contre-projets qui étaient moins coûteux, plus efficaces et réalisables tout aussi rapidement.

Les vraies raisons de cet accord :

Une manipulation par une stratégie du différé et de convenance d’un gouvernement, des Collectivités Locales et de quelques médias.

Il semble que la décision du doublement de l’autoroute A9 était acquise bien avant la concertation du 15 Juin au 15 Juillet 2011, non pas en fonction de l’intérêt général suscité par les citoyens de l’Agglo mais entre politiques et BTP. C’est ce que l’on appelle la nouvelle forme de Démocratie.

En trente ans de déficits, gauche et droite ont mal géré la France et creusé la dette. Aujourd’hui on paye de notre environnement cet accord qui ne répond pas à l’intérêt général mais solutionne les souhaits de quelques élus locaux.

Pourquoi le doublement de l’A9 ?

Elle parait répondre au lobbying des grosses entreprises du BTP avec le soutien majoritaire de l’Agglomération de Montpellier qui a pris un énorme retard routier et autoroutier en matière de déplacement urbain et d’aménagement de notre territoire. « Il est lamentable de voir que Montpellier soit la seule ville de France qui n’ait pas de contournement ferroviaire et routier. Parce que rien n’a été fait en 30 ans.(source : « Madame Hélène MANDROUX, Maire de Montpellier»

Il y a la déclaration de Monsieur Gérard MAURICE ( président de Sogea sud) début Juin 2011, qui dévoile la visite de M. CARENCO ( Directeur de cabinet de Jean-Louis BORLOO et proche de Georges FRECHE) fin juin et la visite de Dominique BUSSEREAU début juillet à Béziers, donc je ne pense pas que l’attente sera plus longue.

Elle répond également à un engagement qu’aurait pris la Préfecture lors de la dernière réunion précédant la DUP du premier maillon du LIEN (appelé «la déviation de St-Gély»), le représentant de l’État se serait engagé au doublement de la A9 pour satisfaire aux demandes des maires et associations de Saint-Clément-de-Rivière et Saint-Gély-du-Fesc (source : Le Président de l’ADCS).

Elle est contraire à la conclusion de l’Enquête Publique du 27 Mars 2006 qui avait donné un avis défavorable.

Enfin, la concertation sur le déplacement de l’autoroute A9 du 15 Juin au 15 Juillet 2011 s’est déroulée sans l’organisation d’une réunion publique sur la commune de Lattes.

Ce projet du doublement de l’autoroute porte une atteinte directe à l’environnement au cadre de vie et à la santé des habitants de Lattes. Afin de limiter le nombre de refus il est incontestable que l’on ait voulu écarter le plus grand nombre de citoyens de la Commune la plus impactée par les nuisances à se déplacer afin de s’exprimer.

Accord pour le déplacement de l’Autoroute :

La décision définitive rendue par le ministre des transports Thierry MARIANI est déconcertante. Par convenance et sans prendre de risque, il a annoncé vendredi 30 septembre 2011 à Montpellier, le choix (option longue) : 23 km dont 12 km en tracé entièrement neuf entre Saint- Jean-de-Védas et Baillargues pour dédoubler l’autoroute A9 au niveau de Montpellier.

Il faut savoir que l’Etat a entièrement financé le raccordement de la section A75/A9, PEZENAS Ouest vers BEZIERS pour un coût de 200 millions d’euros.

La concession prévoit un délai de 6 ans entre la déclaration d’utilité publique et la mise en service. De fait, la nouvelle autoroute ne sera pas mise en service avant 2017. Rien n’est cependant prévu à ce jour pour supprimer les giratoires bloquants aux sorties de l’actuelle autoroute A9.

Les conséquences de cet accord :

Le trafic routier au sud de Montpellier est le principal émetteur d’oxydes d’azote, deux à trois fois plus élevé que la partie Nord de Montpellier Agglomération. Le trafic routier n’arrête pas d’augmenter du fait d’une volonté de l’Agglomération d’intensifier encore plus l’urbanisation de cette zone particulièrement polluée avec sa future gare LGV et peut-être la fameuse « EcoCité » qui devrait prolonger Montpellier vers la Mer. L’activité humaine a autant d’impact sur les risques d’inondation que l’augmentation du niveau de la mer.

Ce projet est contraire à l’avenir du littoral Languedoc-Roussillon à 2050 (80% de la pollution maritime serait d’origine terrestre et la Méditerranée est exposée à un cocktail de produits chimiques dont le devenir dans le milieu naturel est très mal connu).

(Pression démographique = Pression foncière en zones inondables = Augmentation de l’imperméabilisation = Risques inondation « humain et économique » = Responsabilité des Élus et des Administrations)

Moralité :

C’est un choix délibéré d’une dégradation programmée de l’environnement du Sud de Montpellier et surtout de Lattes avec une concentration des pollutions de toutes natures.

La réalisation de l’Autoroute A9B sera financée par ASF et donc VINCI et sera indirectement à la charge des usagers via les tarifs payés aux péages.

L’autoroute A9 actuelle deviendra la « rocade sud » avec une charge supplémentaire pour les Collectivités Locales qui participeront au financement de celle-ci et Montpellier Ouest n’aura toujours pas de trait d’union A9 / A750/A75.

Lattes le 1-10-2011

Jacky CHANTON

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Le Lanceur d’alerte

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Pollution de la baie d’Aigues-Mortes les 6 et 7 août 2008

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Rédigé le 5 septembre 2008

Une pollution mystérieuse dans la baie d’Aigues-Mortes en pleine saison touristique est observée au matin du 6 août par le chef de poste SNSM de Carnon-Est, vers 11 heures. Ce front de pollution long de 800 m et large de 10 arrive dans la zone des 300 m, marqué par une frange d’écume qui délmite une au noirâtre non-huilleuse, faisant penser à un rejet d’eaux usées. La pollution s’échoue sur la plage et l’eau reprend un aspect normal; Ainsi commence l’interdiction de baignade qui va frapper les plages entre Carnon et La Grande Motte d’une interdiction de baignade qui sera levée le vendredi 8 août.

Une série de communiqués va passer à travers la presse écrite, parlée et télévisée dont le fameux communiqué émanant des services de la Préfecture et mettant en cause « un largage par un bateau inconnu qui aurait traversé le Golfe ». Si la compétence du Préfet de l’Hérault, Préfet de région concerne tout ce qui est terrestre, la vraie et seule compétence est celle du Préfet maritime de Toulon qui a les pouvoirs de police de l’Environnement marin sur le domaine méditerranéen et qui confie une enquête à la brigade de gendarmerie maritime de Sète. Les maires de Carnon et La Grande Motte ainsi que l’association CAPNUBAM déposent une plainte auprès du Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Marseille, juridiction spécialisée pour connaître des pollutions maritimes sur la façade méditerranéenne.

L’ODAM, dans le but d’informer loyalement et complètement les internautes a écrit au vice-amiral d’escadre Préfet maritime. Il a bien voulu nous répondre par courrier en date du 2 septembre 2008. Nous donnons un extrait de sa lettre :

« … Bien que les conclusions de cette enquête ne soient pas encore connues, plusieurs éléments conuisent à considérer que ces pollutions ne trouvent pas leur origine dans l’action d’un navire. Il ne s’agit pas de traces d’hydrocarbures et aucun navire na été observé par le sémaphore de l’Espiguette au moment de l’alerte. En revanche, il ressort des témoignages et des analyses qu’il s’agit dune pollution par rejets d’égoûts, vraisemblablement accidentelle. C’est le point que l’enquête s’efforce de préciser. … ».

Nous sommes consternés de constater que notre préfet terrestre aurait pu se concerter avec son collègue maritime et compétent. Cela lui aurait évité de parler à tort et de recevoir une « bronca » de la part d’un élu peu amical à son égard, en présence d’autres élus et d’un ancien premier ministre de passage.

Quels égoûts ? Il ne débouche dans cette baie d’Aigues-Mortes que deux collecteurs :

  • l’émissaire en mer de Montpellier-Maera qui déverse au large, à 11 km et à 30 m de fond une eau certifiée à 95% d’épuration,
  • l’émissaire en mer de la Ville de Sète, situé plus au sud.

Une enquête judiciaire est en cours, elle nous dira qui est responsable. Nous notons depuis quelques jours et en particulier à l’occasion du Congrès mondial de l’eau que les médias ont forcé la dose pour défendre Montpellier et sa région qui maîtrisent l’eau et la station qui utilise une technique de pointe et dont le vice-Président chargé de l’assainissement nous affirme sur le site de Midi-Libre que bientôt elle déversera des eaux de qualité baignade !

Nous engageons vivement nos lecteurs de cliquer sur ce lien qui va les renvoyer sur le site de CAPNUBAM.

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Le président

Raymond  GIMILIO

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