Les causes des inondations

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Article écrit en 2014 et toujours d’actualité en janvier 2022.

Les pluies dites cévenoles produisent souvent des inondations calamiteuses.

Nîmes 1988 et consorts

Les gens ont la mémoire courte : le 1er octobre 1988, un orage très puissant alimenté par de l’air de provenance marine, déversa sur la ville de Nîmes, pendant 8 heures, des précipitations qui atteignirent 300 à 400 mm de pluie (soit 300 à 400 l par m2). Les ruisseaux habituellement à sec du bassin versant qui entoure Nîmes ont déferlé sur la ville (on les avait recouvert et incorporés dans le système de recueil des eaux pluviales). Plus de 500 millions d’euros de dégâts ont été causés.

L’analyse des archives de la ville montra que des épisodes comparables avaient été constatés le … 9 septembre 1557, à tel point que les habitants avaient envisagé de quitter le site de la ville. La mémoire est courte : 1557 ! Depuis, les choses ne se sont pas améliorées : il y a eu bétonnisation à outrance des hauteurs de la ville, c’est à dire des constructions et des parkings asphaltés qui sont venus recouvrir les sols et déboisement des garrigues du fait de l’exploitation intense de la végétation.

Le risque d’inondations

Périodiquement, le territoire des garrigues est frappé par ces pluies couvrant de vastes surfaces comme en septembre 2002. Ces épisodes dits cévenols mettent en évidence la vulnérabilité au risque d’inondations de certaines extensions urbaines et agricoles, généralement récentes. Décembre 2003, 28/10/1860 (Rhonel, 34), 03/10/1988 (Cadereau, 30), 27/09/1933 (Rieumassel, 30), 03/09/1958 (Rieutord, 34), 03/10/1988, 30) et récemment dans l’Hérault : les faits sont là pour rappeler que les oueds ce n’est pas qu’en Afrique du Nord !

Pourquoi les inondations

La perte de mémoire des populations et la mauvaise information ou l’information sciemment cachée fait que les hommes ignorent où ils ont construit leurs maisons ! Il existe une notion enseignée en écologie : le climax. Il s’agit, en un lieu donné, d’un état stable dans l’équilibre entre :

  • le sol (sa nature, sa pente, sa composition chimique, …),
  • le ciimat (température, pluies irrégulières, pluies violentes, …),
  • la végétation (prairies, garrigues, forêts, …).

La végétation par sa couverture brise la violence des précipitations et favorise l’infiltration de l’eau dans le sol, les racines fixent le sol et le maintiennent. En construisant de vastes parkings bétonnés ou asphaltés, des rues plus ou moins en pente, on favorise le ruissellement de l’eau, les rues convergent vers les points bas où l’eau arrive en furie, ronge en quelques instants les revêtements. L’eau se charge de graviers puis de galets puis en arrive à rouler des rochers mais aussi des voitures ! Les systèmes souterrains de recueil des eaux pluviales sont vite saturés et l’eau parcourt les voies, démolissant talus et creusant les lits de ruisseaux, là où historiquement elle avait l’habitude de dévaler avant qu’on y ait construit des maisons.

Quand un cours d’eau se jette dans la mer et que la crue rencontre une forte marée montante aggravée par des vents soufflant de la mer,  on a une catastrophe majeure.

Raymond GIMILIO
Ecologue


Insigne chevalier mérite agricole


Ce n’est pas une fiction

En 2015 est décédé M. Renaud Vié le Sage, auteur du livreLa terre en otage (Editions du Seuil, 1989, 250 p). J’ai personnellement connu ce grand monsieur au Ministère de l’Environnement quand il était délégué aux risques naturels et majeurs. Il a disséqué la catastrophe du Grand Bornand (14 juillet 1987) et espèré qu’il n’y aurait plus jamais çà ! Or, ça s’est reproduit ! Et celà risque de se reproduire ! Malgré les Plans d’exposition aux risques (La Roya, Aude, La Tranche sur Mer, …). In mémoriam. Les décideurs qui donnent les permis de construire sont aveuglés le plus souvent par de intérêts particuliers et ne prévoient pas. Certains ont horreur des lanceurs d’alertes, nos modernes cassandres.

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Le Lanceur d’alerte

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Hausse probable du niveau de la mer

02 HAUSSE PROBABLE DU NIVEAU MARIN EN OCCITANIE

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Rapports sur les inondations du Lez

Les rapports de M. Philippe Quévremont, Inspecteur général de l’Environnement

Sous deux titres et à quelques mois d’intervalle :

Résumé : ces rapports porten sur l’expertise du projet préparé par la communauté d’agglomération de Montpellier en vue de renforcer la protection contre les inondations de la ville de Lattes. Cette expertise s’est développée dans plusieurs directions : la détermination des aléas de référence, la protection de Lattes, les solutions alternatives, la protection des populations, la préservation des milieux naturels, la cohérence des actions envisagées à l’échelle du bassin, leurs relations avec le schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE), les plans de prévention des risques naturels (PPRN) et l’action des services de l’Etat. En conclusion, estimant la situation de Lattes très inquiétante au regard du risque d’inondation, le rapport recommande des mesures rigoureuses dans le domaine de la protection civile, la mise en oeuvre rapide du projet préparé par la communauté d’agglomération, le renforcement de la sécurité juridique par adaptation du SAGE et l’adoption « par anticipation » du PPR de Lattes.

EXPERTISE DES PROJETS D’ACTION DE PRÉVENTION DES INONDATIONS SUR LE BASSIN DU LEZ

Rapport du 4 juillet 2006.

Expertise des projets d’action de prévention des inondations sur le bassin du Lez

Rapport de novembre 2006.

nous l’utilisons

Á l’ODAM, Jacky Chanton s’y réfère très souvent. Ils émanent d’un Ingénieur général du génie rural, des eaux et forêts (IGGREF), membre de l’Inspection Générale de l’Environnement.

J’ai eu personnellement travaillé avec ce corps éminent quand, chargé d’études de haut-niveau et chef de la Mission des Systèmes d’information, j’ai eu à assurer la structuration de la future informatique du Ministère en 1983 sous la mandature de Mme Huguette Bouchardeau.

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Licencié és-sciences de la Terre
Docteur en Sciences biologiques mention écologie
Délégué au Conseil de Développement de Montpellier-Méditerranée-Métropole
Ancien chargé d’études de Haut-Niveau aux Ministères de l’environnement-écologie




Stade Nicollin : contribution Jacky Chanton

Ma participation à l’atelier « Environnement, cadre de vie et insertion urbaine » concernant le stade Louis Nicollin qui a eu lieu le jeudi 16 septembre 2021.

 Les réponses apportées à mes questionnements sur la démocratie participative et les impacts négatifs sur notre environnement de ce projet n’ont pas été satisfaisantes envers mes attentes (avec des réponses parfois erronées).

 AVIS DEFAVORABLE POUR LA REALISATION DU PROJET DE STADE DE FOOT SUR PEROLS

Ce n’est pas la création d’un nouveau stade qui est en cause, mais son lieu de réalisation qui n’est pas compatible avec le projet quel que soit son aménagement.

Officialisation du stade de foot Nicollin à Pérols, une restriction démocratique :

L’officialisation du STADE NICOLLIN au sud de Montpellier au sein de la ZAC Ode à la Mer, sur la commune de Pérols, semble déjà acquise pour les médias alors que la Commission nationale du débat public a débuté seulement le 30 Aout 2021 et qu’il n’y a pas eu d’enquête publique ?

BFM et RMC Sport du 4 01 2021 :

LE NOUVEAU STADE LOUIS-NICOLLIN VA ÊTRE CONSTRUIT À PÉROLS.

Le nouveau stade de Montpellier verra le jour à Pérols.

FR3 – Francetvinfo et sur les ondes de France Bleu Hérault du 4 01 2021 :

Le nouveau stade de football de Montpellier sera construit … à Pérols, à l’emplacement prévu initialement pour un centre commercial. Une annonce commune des présidents de la Métropole et du MHSC sur les ondes de France Bleu Hérault

Midi Libre du 4 01 2021 :

Football : découvrez où sera bâti le futur stade de football de Montpellier Hérault

Le maire de Montpellier Michaël Delafosse et le président du Montpellier Hérault SC Laurent Nicollin ont fait une déclaration commune ce lundi 4 janvier 2021.

C’était une idée de campagne du candidat Michaël Delafosse, c’est désormais une réalité pour le Maire et Président de la Métropole. Le futur stade de football où évolueront les joueurs du MHSC se situera donc en lieu et place d’Ode à la Mer, à Pérols.

Sommes-nous assurés du respect des procédures de démocraties participative prévues par la loi ou promues de manière volontaire par les pouvoirs publics ?

Aucune alternative n’est envisagée à ce jour parce que la fermeture du stade de la Mosson est déjà décidée par les acteurs locaux.

–   localisations alternatives, écartées par le Maître d’ouvrage : entre les deux autoroutes au sud de Montpellier, sur le site Odysseum.

N’est-ce pas une concertation qui s’annonce comme un simulacre de démocratie participative citoyenne ?

Pourquoi n’y a-t-il pas eu une étude environnementale préalable à cette décision (risque inondation ou ses conséquences, pollutions anthropiques pour le littoral Palavasien) suivi d’une enquête publique par Montpellier Métropole et dont on ne sait pas si elle aura lieu ?

Logiquement, le compte rendu de la CNDP (Commission Nationale du Débat Public), devrait être joint à l’enquête publique.

Compte tenu du positionnement géographique et des nuisances environnementales qui seraient engagées, est-ce que le projet urbain de 270 hectares supplémentaire au sein de la ZAC Ode à la Mer est-il encore acceptable aujourd’hui ? (Développement de nouvelles offres commerciales, de bureaux et création d’un quartier d’habitat mixte (entre 8 000 et 10 000 logements, soit environ 24 000 à 30 000 personnes supplémentaires…).

Notre littoral est l’interface entre la Terre et la Mer, il est très convoité. Le lobbying des entrepreneurs et promoteurs immobiliers ajouté aux ambitions des pouvoirs locaux, nous amènent devant des conflits d’usage qui risquent de devenir inextricables.

Il est nécessaire de prendre en compte tous les paramètres terrestres (urbanisation, gestion des déchets, assainissement des eaux, industries, agriculture, les effets du tourisme, impact environnement, infrastructures sur notre cadre de vie et notre santé …) ainsi qu’un espace « Tampon » nécessaire au regard des risques naturels et la protection des écosystèmes marins.

Aujourd’hui on ne peut plus ignorer les Impacts du changement climatique du littoral et du milieu marin.

Une densité de population sur les côtes actuellement 2,5 fois plus élevée que la moyenne nationale, avec une tendance d’évolution prévue à la hausse.

Avec l’élévation du niveau marin, nos zones côtières sont soumises à un phénomène d’érosion. D’ailleurs aucune région côtière française n’est épargnée par le phénomène de recul du trait de côte.

Les prévisions de la valeur de l’élévation du niveau marin pourraient s’avérer supérieure aux prévisions actuelles car la fonte du Groenland et de l’Antarctique serait sous-estimée.

L’artificialisation des sols est la conséquence directe de l’extension urbaine et de la construction de nouveaux habitats en périphérie des villes, elle est aujourd’hui l’une des premières causes du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité.

Ne serait-il pas impératif de tenir compte des recommandations suivantes :

 Rapport ADEME Septembre 2020.

« Le bassin méditerranéen est l’une des régions au monde les plus sensibles aux changements climatiques et globaux en cours, selon le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (5ème rapport d’évaluation). Acidification des mers, précipitations plus irrégulières, sécheresses accrues, salinisation des sols, érosion du littoral, sont autant d’aléas climatiques en cours ou à venir auxquels doivent faire face les différents acteurs de la société ».

Alexandre Brun est géographe et urbaniste, maître de conférences HDR à l’Université Paul Valéry Montpellier 3, membre permanent du LAGAM (Laboratoire de géographie et d’aménagement de Montpellier) et membre associé du groupe de recherche ARIAction… :

Il y a sur le littoral du Languedoc « une responsabilité historique de l’Etat de construire des centaines de milliers de logements, de ports, de commerces, d’infrastructures, d’équipements publics dans des zones qui se trouvaient être fragiles, basses et sableuses ».

Information du Préfet du Languedoc Roussillon : Le danger de la mer qui monte

« Il va falloir reculer de 500 mètres », disait fin 2013 le préfet de région à l’époque, Pierre de Bousquet. Seule une démarche radicale pouvait à ses yeux sauver la région d’une catastrophe : « Ça coûtera moins cher de reculer. Une crue centennale, ce sont des milliards de ruines. On ne gagnera pas toujours contre la mer. Il vaut mieux quelques reculs stratégiques, aider à relocaliser les activités ».

Le Préfet de la région Occitanie à Mesdames et Messieurs les Préfets de département le 23 Octobre 2018 :

Notre région est la plus attractive de France. Un million d’habitants sont attendus d’ici 2040. En 10 ans, la tache urbaine a augmenté de 14,5%. Une surface de 730m2 en moyenne a été artificialisée pour chaque habitant supplémentaire en Occitanie. Un tel ratio est insoutenable à long terme au regard des prévisions démographiques.

Courrier du Préfet de Région Occitanie du 23 10 2018 (à l’attention des Préfets de département) :

« Notre Région est la plus attractive de France. Un million d’habitants sont attendus d’ici 2040. En 10 ans, la tache urbaine a augmenté de 14,5%. Une surface de 730m2 en moyenne a été artificialisée pour chaque habitant supplémentaire en Occitanie. Un tel ratio est insoutenable à long terme au regard des prévisions démographiques ».

Courrier du Préfet de l’Hérault du 16 10 2020 (à l’attention des Maires et Présidents des intercommunalités) :

« Nul n’ignore que notre département, situé entre contreforts des Cévennes et Méditerranée, est régulièrement frappé par des évènements climatiques majeurs autant qu’il est régulièrement en proie aux flammes en période estivale.

L’histoire nous a enseigné que des décisions d’urbanisme ont parfois conduit à l’installation de constructions dans des zones à risque alors que la culture du risque en France veut que nous n’exposions pas les personnes et les biens à ces risques majeurs… Les indemnisations versées par ce dispositif pour les inondations s’élèvent à 674 millions d’€ de 1982 à 2016, soit une moyenne de 31millions d’€ par an ».

Toujours plus de contraintes environnementales et de pollutions pour le sud de la Métropole :

 On constate la concentration des pollutions vers le sud de Montpellier Métropole et de la Commune de Lattes en particulier suite aux mauvaises prévisions et évaluations des besoins afin de répondre aux exigences de notre territoire. Il s’agit d’un manque de vision et une gestion non transparente par Montpellier / District / Agglomération / Métropole.

En plus des nuisances dues aux activités de l’aéroport de Fréjorgues, les territoires de Montpellier sud, Lattes, Pérols, Palavas sont positionnées entre ou à proximité :

  • des pollutions atmosphériques, liée aux rejets polluants des voitures ;
  • des nuisances sonores par les deux autoroutes et la ligne LVG au nord de Lattes ;
  • l’amplification du risque des inondation pour la ville de Lattes Centre qui est bâtie dans le delta du Lez/Lironde, soit dans le bassin récepteur et au cœur du secteur d’expansion des crues.

Malgré la consolidation des berges du Lez contre une rupture de digue et la dérivation d’une partie des eaux du Lez par le chenal de la Lironde, si l’on additionne : le développement intensif de l’urbanisation de Montpellier sud avenue de la mer vers Palavas, l’importance des surfaces bâties et des activités commerciales, auxquels s’ajoutent les ouvrages de la « LGV et doublement de AUTOROUTE A9 ») avec tous les obstacles et les surfaces imperméabilisées qu’ils entraînent, les risques environnementaux demeurent très importants (débordement de cours d’eau, les ruissellements, l’élévation de la nappe phréatique, la concomitance d’une crue du Lez en amont avec l’élévation du niveau marin en aval).

Rapport Philippe QUEVREMONT de Juillet 2006 : « L’habitat existant doit être adapté au niveau élevé des risques ».

Ce projet réalisé (la mise en place d’un déversoir de sécurité, des merlons le long du chenal de crue et le renforcement des digues existantes), la ville de Lattes ne sera encore protégée que jusqu’à des événements naturels d’occurrence moyenne, inférieurs à la crue centennale (crue centennale estimée à 900 m3/s au droit du pont de l’A9). L’objectif à moyen terme doit être d’atteindre cette protection minimale »

RAPPORT DE SYNTHESE DE LA CONFERENCE SCIENTIFIQUE de L’IGE (2007) : Avis de la conférence scientifique sur l’estimation du débit centennal du Lez à Montpellier sur les trois points soumis par l’IGE (Inspection Générale de l’Environnement) de Septembre 2007 afin de confirmer l’étude de Philippe QUEVREMONT, elle conclue :

« Les experts s’accordent à dire qu’il n’est pas possible, dans l’état actuel des connaissances du bassin à partir des études disponibles, de fournir des éléments scientifiques fiables et suffisants pour quantifier le risque de concomitance entre les deux pointes de crues (non prise en compte de la concomitance des apports du Verdanson) ».

Dans ces conditions, la conférence n’est pas conclusive sur le débit aval du Lez à l’A9

A noter l’absence d’une étude globale du bassin du Lez de sa source à son exutoire en mer et des étangs Palavasiens sur les inondations avec la concomitance d’une crue du Lez en amont avec une élévation du niveau marin et des étangs en aval.

Je considère, comme une imposture de dire que Lattes Centre est totalement protégée pour une crue du Lez à 1 200m3, voire 1 500m3 comme annoncé. Avec les constructions en amont et au sud de Montpellier, l’ensemble des surfaces déjà bâties de Port Marianne, celles en cours et à venir, ce sont des centaines d’hectares qui ont été artificialisés, ceux-ci augmentent le ruissellement et deviennent partiellement des accélérateurs de crues ;

  • des pollutions émises par l’ancienne décharge de déchets du Thôt (les pollutions du sol, du sous-sol, de l’air sont toujours présentes). A noter l’absence de suivi de site et une participation citoyenne oubliée malgré une demande au Préfet de l’Hérault et plusieurs relances par dix associations environnementales (en attente d’une réponse de la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement-Unité Départementale de l’Hérault) ;
  • -Le mauvais fonctionnement de la station d’épuration Maera malgré son coût extrêmement important engagé pour sa réalisation avec son émissaire situé à 11 km en mer et à 20 km à partir de la station, n’a jamais répondu aux objectifs fixés par l’Agglomération. Elle pollue en permanence la mer et le Lez après de fortes pluies et rejette des odeurs pestilentielles de sulfure d’hydrogène (H2S). Elle n’a jamais été réactualisée en fonction des besoins et Montpellier Métropole a fait connecter des villes « même hors Métropole » alors qu’elle avait la connaissance que la station MAERA n’était pas en capacité à répondre aux besoins dans des conditions acceptables. Comme un malheur n’arrive jamais seul, il est prévu une extension de cette station malgré l’opposition d’une très large majorité d’habitants de LATTES et de nombreuses associations environnementales ;
  • L’usine de Tri Mécanique Méthanisation Amétyst (odeurs, mouches…), située à Garosud, à quelques centaines de mètres de la commune de Lattes. Elle avait fait l’objet de très nombreuses critiques par les riverains, les associations environnementales qui avaient alerté les collectivités locales sur les problématiques à venir de cette usine de Tri Mécano Biologique lors de l’enquête publique. Des milliers de signatures citoyennes avaient été émises avec des avis défavorables à sa réalisation.

Quelques mois et années après sa mise en service, plusieurs rapports de la Cour Régionale des Comptes sont accablants sur le traitement des déchets de l’usine de méthanisation « AMETYST » et de sa gestion par l’Agglomération/Métropole de Montpellier.

Constat final

On peut légitiment se poser la question sur le bienfondé du CNDP puisqu’elle n’a qu’un rôle organisationnel et d’arbritre du bon déroulement des débats entre le Maitre d’œuvre et les populations alors que toutes les recommandations citoyennes n’ont aucun impact sur la réalisation ou non de ce projet.

Un des objectifs de la décentralisation de 1981 était de rapprocher les élus (des gouvernances) avec les citoyens et c’est l’inverse qui s’est produit. Son millefeuille administratif nous coûte plus qu’il nous rapporte, elle permet une dilution des responsabilités et une superposition nuisible des sphères de décision avec l’empilage des administrations.

 Après chaque catastrophe, on s’interroge sur les responsabilités des décideurs :

Les catastrophes naturelles, dont les intempéries et inondations représenteraient 16% des coûts des assurances. Si la politique de prévention continue avec la même indifférence aux dangers, le changement climatique pourrait devenir le premier poste de dépenses des assurances et passer à 30% ou 35%, voire davantage. Depuis la fin des années 80, le coût annuel des catastrophes climatiques a triplé en France. Et l’accélération du changement climatique pourrait entraîner une multiplication par cinq de cette facture dans certains départements.

MORALITE :

ON NE NOUS CACHE PLUS QUE L’ON VA NOUS IMPOSER LE STADE NICOLLIN A PEROLS

L’adaptation au changement climatique doit être une réalité pour l’aménagement de notre territoire.

Les impacts du réchauffement climatique sont insuffisamment pris en compte par l’Etat et les territoires. Les Collectivités Locales doivent mieux se préparer aux désastres qui se multiplient. « Les deux-tiers de la population française sont déjà fortement ou très fortement exposés aux risques climatiques qui nous soumet à des épisodes pluvieux ou de sécheresses qui deviennent progressivement plus intenses et plus fréquents ».

Cette responsabilité citoyenne est sous la gouvernance de l’Etat et des collectivités locales.

Si l’intensité des inondations est imprévisible, leurs dégâts engagent la responsabilité des hommes.

Jacky Chanton
10, rue des Vignes
34970 Lattes
Secrétaire du CIDES-34 (Collectif de 8 associations environnementales indépendantes)
Tél : 06 52 69 84 30

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Air




PROJET ODE A LA MER – PEROLS

Le projet du nouveau stade c’est environ 7ha d’emprise pour 25 000 places, en remplacement du stade actuel de la Mosson + Espaces dédiés aux événements accueillis et espaces dédiés aux activités complémentaires + Développement d’activité « in stadia » touristiques et commerciales : musée du sport, boutiques, hôtel, pôle tertiaires, etc…(coût du projet, environs 180 millions d’euros).

A cela s’ajoute un projet urbain de renouvellement de 270ha au sein de la ZAC Ode à la Mer, porté par la Société d’aménagement de la Métropole de Montpellier (projet non compris dans le périmètre de la saisine)

Développement de nouvelles offres commerciales et de bureaux + Création d’un quartier d’habitat mixte (env. 8000 logements, soit environ 24 000 à 25 000habitants) + Amélioration des infrastructures de transport : amélioration de la desserte par les transports en commun, création de parkings, renforcement du maillage routier, mise en place de navettes, etc…

Un projet déjà décidé :  Aucune alternative n’est envisagée à ce jour pour le changement de lieu du stade par le Maître d’ouvrage « le MHSC Nicollin + SA3M ». Le projet de construction du nouveau stade Louis-NICOLLIN est D’INTERÊT NATIONAL. [Pourquoi ? NDLR]

Bonjour la démocratie… Les riverains peuvent toujours dire non au cours d’un « semblant de CONCERTATION », la « loi ASAP » promulguée le 7 Décembre 2020 permet de retenir le projet même avec l’avis contraire de la population.

Ne sommes-nous pas devant une régression du droit de l’environnement avec une possible acceptation obligatoire des risques environnementaux ?

Quels sont les risques littoraux ?

Le lobbying des entrepreneurs et promoteurs immobiliers ajouté aux ambitions des pouvoirs locaux, nous amènent devant des conflits d’usage qui risquent de devenir inextricables. Il est nécessaire de prendre en compte tous les paramètres terrestres (urbanisation, gestion des déchets, assainissement des eaux, industries, agriculture, les effets du tourisme, impact environnement, infrastructures sur notre cadre de vie et notre santé …) ainsi qu’un espace « Tampon » nécessaire au regard des risques naturels et la protection des écosystèmes marins…

Est-ce que les conséquences des surfaces artificialisées sur 270ha avec 8000 logements sont-elles réellement prises en compte ? En ayant connaissance du dérèglement climatique en cours, n’aggrave-t-on pas les problématiques du risque d’inondation par la gestion du pluvial en zone basse, les risques de l’élévation du niveau marin (environ 1 mètre en 2100, si l’on ajoute des évènements de submersion marine lors desquels l’eau atteint une altitude moyenne de l’ordre de 2 m NGF (IGN 69) et de 3m NGF sur le front de mer) ?

N’est-ce pas un risque environnemental majeur et un manque de vision d’urbanisme avec le choix de ce site ?

Lattes le 27 Mars 2021
Jacky Chanton




Montpellier dans le concert international

Article revu le 18/01/2022


Cette page de la Gazette de Montpellier du 24/09/2015 nous inquiète au plus haut point.
Comment une ville peut-elle être membre d’un Conseil consultatif de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) de l’UNEP (United Nations Environmental Program) depuis 2010 et se comparer à Montréal, Bonn, Curitiba, Singapour et Nagoya?
Montpellier a rejoint le réseau « Global Partnership on Cities and Biodiversity » et rejoint ou accueilli des initiatives sur la conservation de la biodiversité en réalisant une politique de destruction systématique de milieux naturels ?
La zone qui s’étend depuis l’emplacement actuel de la ville jusqu’au littoral (voir carte des zones menacées d’inondations par élévation du niveau de la mer) a été l’objet d’une dévastation systématique des terres agricoles par les travaux de terrassement de la déviation autoroutière Baillargues/Saint-Jean-de-Védas qui va être accompagnée de la déviation du futur talus ferroviaire.
Bien que située en zone inondée, la future gare du TGV vient de recevoir le feu vert préfectoral ! L’article précise en conclusion que « En l’absence d’une politique de gestion du trait de côte, le coût des dommages liés aux aléas « submersion permanente » et érosion est évalué entre 15 et 35 milliards d’euros pour notre seule région » ! Qui va payer ?

Palavasiondé en 2019
Lors d’une conjonction inondation du Lez et forte marée

Réponse : nos descendants (enfants, petits enfants, etc.)
Nous sommes allés sur le site ci-dessus. Nous y avons rouvé un document de 2010. Nos lecteurs apprécierons.

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Ancien chef de la Mission des Systèmes d’information du SRETIE du Ministère de l’Environnement
Ancien chargé de Mission auprés du Directeur de la Nature et des Paysages du Mnistère




Le quartier Cambacérès-La Mogère

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Conférence de Presse du 2 avril 2019 (La Carmagnole 10 rue Haguenot, Montpellier)

Cette conférence de presse a eu lieu comme suite à la lettre envoyée à Monsieur Saurel, Maire de Montpellier et Président de Montpellier-Métropole par une dizaine d’associations citoyennes. Le propos était la demande d’une consultation citoyenne au sujet de l’aménagement du site « Cambacérès » (où se situe la nouvelle gare SNCF « Sud-de-France »). Voyez le site de Midi-Libre qui rend compte de l’invitation faite à Monsieur Saurel le 2 avril 2019. La conférence de presse a vainement attendu la venue de Monsieur Saurel, comme le collectif associatif a attendu en vain la réponse de ce monsieur.

M. Philippe Saurel tout heureux

Il s’agit essentiellement d’interpeller nos édiles et leur chef sur le projet d’engagement de 850 M€ de dépenses sur le site quasiment désert de quartier d’affaires centré sur la nouvelle gare TGV, une gare mise en service et pas encore inaugurée. Les différents stades de football de Montpellier ont tous (ou presque) connu des avatars. Celui du site de Richter était en zone inondable : il a été inondé et sur son emplacement a été construit une des facultés de Montpellier. Celui de « La Mosson » (ex La Paillade) est aussi en zone inondable (capacité 33.000 places, coût estimé 150 M€ financé par un montage public-privé avec l’entreprise Nicolin). Il est proposé de le démolir et de le remplacer par celui du futur quartier « Cambacérès-La Mogère ». Il porterait le nom de « Louis Nicolin ». Un hic : la zone est aussi classée inondable, comme le site de la gare. Un petit ruisseau, le « Négue cats », un filet d’eau, peut devenir en épisodes cévenols un redoutable torrent dévalant vers Pérols-Lattes.

Inondations en 2015 à Montpellier

Ce projet n’a jamais figuré dans le programme du candidat Saurel. Le collectif demande une consultation populaire, un référendum d’initiative populaire. Il met en avant l’impact sur des terres arable situées à l’entour et sur l’impeméabilisation des sols aggravant les risques d’inondations. Il n’y a pas encore d’infrastructures de transport et l’éloignement du centre historique de Montpellier. Il met également en avant l’existence d’une étude qui a coûté 10 M€ en vue de la construction du stade : cette étude est actuellement « sous le coude ».

Le collectif met également en avant le fait que le site de la Mosson est aménageable, la rivière éponyme pouvant être recalibrée, ce qui aurait pour conséquences de mettre le quartier et les habitations à l’aval en sécurité vis-à-vis des risques d’inondation et coûterait nettement moins cher. De surcroît, le stad est desservi par deux lignes de tram existantes.

Afin d’honorer la mémoire de Louis Nicolin, il est toujours possible de renommer le stade actuel de La Mosson après sa rénovation. Croit-on vraiment honorer la mémoire du grand Cambacérès en donnant son nom à un lieu désert et paume, synonyme de gabegie ?

Une pétition va être lancée.

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Le Lez : les risques d’inondation dans le bassin du Lez

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Le bassin du Lez a été doté d’un plan d’exposition aux risques naturels prévisibles (PPRI) concernant la commune de Lattes. En 2006, Monsieur Philippe Quièvremont (Inspecteur général du GREF, membre de l’inspection générale de l’Environnement – IGE) remettait son rapport sur l’« EXPERTISE DES PROJETS D’ACTION DE PRÉVENTION DES INONDATIONS SUR LE BASSIN DU LEZ » (4 juillet 2006).

Nous livrons les conclusions du rapport (extrait du document de notre secrétaire Jacky Chanton en date du 1er septembre 2017). Cliques sur ce lien pour télécharger le document.

Une conférence a donc eu lieu à Montpellier confiée par l’IGE à la DIREN Languedoc-Roussillon), conférence qui a pris la forme d’une « Conférence scientifique » mise en place par le Préfet de région (Toulouse). Cette conférence associait des experts reconnus en hydrologie et hydraulique. Parmi eux, nous soulignons la présence de deux  délégués désignés par Montpellier-Métropole-Méditerrannée.

Les enjeux de ce débat

Le bassin du Lez est régulièrement l’objet d’inondations qui peuvent se révèler catastrophiques. C’est un phénomène récurrent comme le souligne le magazine « Montpellier Notre èville » édité par la commune de Montpellier (N° 424 sept. 2017, pp. 6-17). Nous citons (p. 6) Madame Marie-Héléne Santarelli, adjointe au maire déléguée à la sécurité « Montpellier est exposée aux inondations, et il est impèratif que chacun soit informé de la conduite à tenir et des consignes à appliquer en cas d’alertes météo. Vous pouvez télécharges un document d’information DICRIM : Les risques majeurs de A à Z.  Vous pouvez aussi vous connecter sur le site de la ville dédié à ces inondations. Nous prenons actes du souci d’informer, de « porter à connaissance ».

Mais, il y a un mais ! La ville de Montpellier semble ignorer ce que fait et dit Montpellier-Méditerrannée-Métropole. En aval de Montpellier, il y a Lattes, Pérols et Palavas. En amont, il y a tout le bassin versant qui converge vers le Lez et la mer : le magazine (page 7) donne la liste des21 cours d’eau de Montpellier dont le Verdanson dont les crues sont proverbiales (cf. 2015 et avant !). L’épisode cévenol du 23 août 2015 a été relaté en détails par le quotidien Midi libre. On déplorera 2 victimes du Verdanson (avenue Charles Flahault).

Mais ni le Verdanson ni le Lez ne s’arrêtent à Montpellier. Les aménagements du cours du Lez en vue de protéger Lattes et les autres cités jusqu’à la mer sont ils suffisants ? La question n’a pas été tranchée lors de la dite Conférence scientifique ! Jacky Chanton dénonce que « La conférence n’est pas conclusive  mais sera jugée comme référente … ». L’enjeu est pour les Maires concernés (Lattes, …),  « une très large partie du territoire de Lattes passera de Zone Rouge (NON CONSTRUCTIBLE) en Zone Blanche ou Bleue (CONSTRUCTIBLE) ». Le voilà l’enjeu ! Les décideurs vont passer outre au fait que 2 experts contre l’avis des 5 autres pourraient faire basculer le classement du Plan d’Exposition aux Risques pour satisfaire l’appétit de promoteurs immobiliers et bétonneurs en terrains constructibles !

Palavas sous les Flots

Nous citons les doutes émis par Jacky Chanton (il habite Lattes) : « N’existe-il pas des doutes importants sur l’efficacité des résultats afin de garantir une véritable prévention des inondations de Montpellier sud à Palavas ? ». L’ODAM est un lanceur d’alertes, ceci découle de son statut d’observatoire. Nous mettons les décideurs devant leurs responsabilités et devant le Principe de Précautions (intégré dans notre Constitution). Ils ne pourront dégager leur responsabilité et nous les invitons à méditer les conséquences qui en ont découlé lors de la tempête Xynthia. Car, hélas, au risque d’inondation d’origine fluviale s’ajoute celui de submersion marine. Palavas (sur son cordon littoral), Villeneuve-les-Maguelonne, Pérols et Lattes, sont entre le marteau du Lez (et de son bassin) et l’enclume Méditerranée (et grandes marées).

Raymond Gimilio
Licencié és sciences de la Terre
Docteur en sciences biologiques
Chevalier du mérite agricole
Président de l’ODAM

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Le président

Raymond  GIMILIO

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Inondations : à Montpellier la surdouée

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Introduction

A Montpellier et dans ses environs, la nature est allègrement ravagée. Les exemples ne manquent pas, au coin de chaque rue, dans chaque quartier. A peine une villa est-elle en vente (à la suite de décès, par exemple et d’une vente par les héritiers), la commune préempte pour démolir et évacuer des gravats (on a de l’argent, on est pétés de thunes disait Georges Frèche !). Quand une surface est suffisante pour construire, après réunion des parcelles démolies,, on bâtit un immeuble. Et vive le béton !

Un EPCI

Du nord au sud, de l’est à l’ouest, la commune et les communes associées dans l’établissement public de coopération intercommunale (EPIC) dénommé « Montpellier-Méditerranée-Métropole », les vignes font place à des lotissements qui créent des verrues hideuses en bordure des villes et villages. S’il n’y a pas de terrains constructibles parce que frappés par des plans de prévention aux risques d’inondations (PPRI), les maires vont tout faire pour contester les avis scientifiques et techniques autorisés, mettant en avant tous les arguments possibles pour contester les avis précédents et faire voter des révisions de PER (plans de prévention et d’exposition aux risques d’inondations PPERI).

Que les élus locaux se persuadent qu’en cas de catastrophe naturelle « dite imprévisible » ou prétendue telle. Les risques d’inondation existent bien, nous aurons eu le mérite d’être les lanceurs d’alerte qui on invoqué et continuent d’invoquer le pricinpe de précaution inscrit dans notre constitution.

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM.
Lanceur d’alerte

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Le président

Raymond  GIMILIO

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Le plan de prévention des risques d’inondation (PPRI)

Article revu le 25/01/2022

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Le risque d’inondations dans le bassin du Lez (Lez-Mosson-Etangs-palavasiens : LMEP) est INDISCUTABLE ! Il est global au débouché des rivières ou des fleuves qui convergent vers la Mer Méditerranée et vers le Lez. Montpellier est sur le trajet de deux rivières : le Verdanson et le Lez. Ces cours d’eau vont vers la mer et le Lez débouche à Palavas. Un peu avant Palavas, il recueille la Lironde, entre autres.

Si le centre de Montpellier est juché sur une petite hauteur. L’altitude moyenne de la ville est comprise entre 8m et 113m sur le point le plus haut. Le point bas est situé au bord du Lez, vraisemblablement. Historiquement, le Verdanson est tristement célèbre pour ses inondations dont la plus récente (21 août 2015) a causé 2 morts, deux automobilistes dont la voiture a été emportée au niveau de la voie Domitienne. Le véhicule a été retrouvé dans le lit de la rivière sous le pont qui traverse l’avenue Charles Flahaut.

Le scandale que nous dénonçons comme association de défense de l’Environnement et membre fondateur du Collectif « CIDES-34 » (huit associations fédérées conformèment à la loi de 1901 : RNA W34-3 020 648, JO du 7 janvier 2017) est le découpage en tranches du problème des risques d’inondations liés au bassin du Lez et des 12 rivières qui s’acheminent vers la mer Méditerranée dont le Verdanson, la Mosson et la Lironde via le Lez dont ils sont contributaires. Ouvrir la révision d’un Plan de Prévention des Risques d’Inondation limité à deux communes du bassin du Lez est proprement inacceptable dans la mesure où la vue d’ensemble n’est pas prise en compte. Palavas et Pérols ne sont pas des planètes isolées dans l’espace mais deux écosystème interdépendants et dépendants de l’ensemble du bassin du Lez et de ses affluents. Nous disons oui mais ! A condition que dans le PPRI de ces deux communes et des autres il soit clairement affirmé que le problème n’est pas local à ces communes mais qu’il est un des aspects de l’ensemble du bassin versant. Et il y a la mer.

Le bassin versant Lez-Mosson-Etangs-palavasiens accueille une des plus fortes concentrations de population de l’arc languedocien. Il est soumis, selon le site « Papi » « à de fortes pressions démographi­ques et foncières ». La commune de Palavas-les-Flots est principalement concernée par le phénomène de submersion marine et de débordement des étangs. Les inondations touchent près de 2800 bâtiments et 660 habitations légères de loisirs (HLL).

Palavasiondé en 2019
Palavas sous les flots

Le phénomène de submersion marine est une conséquence du réchauffement climatique (quelles qu’en soient les causes) : la mer monte insensiblement. Nous nous appuyons sur l’information confirmée par le quaotidien « Midi-Libre » : « À huit mois de la Conférence de Paris sur les changements climatiques, un rapport, cosigné par plusieurs experts (dont Serge Planton) et coordonné par le climatologue Jean Jouzel, révèle que les côtes françaises sont exposées à un risque accru de l’élévation du niveau de la mer. « Si la mer monte partout, elle ne monte pas de manière uniforme sur le globe », explique Anny Cazeneuve, spécialiste des océans. Ainsi, dans le Pacifique, le mouvement est plus marqué que dans le reste du monde. » Ce qui n’empêche pas de prendre en compte ce phénomène en France. Depuis plusieurs années, on note sur le littoral la perte de sable marin consécutive à cette montée qui oblige des communes à de coûteux réensablements. L’endiguement du Rhône et la diminution des apports terrigènes dans le golfe du Lion en est la cause principale. Combinée à la montée du niveau de la mer, le littoral recule insensiblement. Le magazine « Science et Vie » cite « Les plages sableuses subissent déjà une érosion importante. Ici, Palavas, dans le Languedoc-Roussillon. (Ph. Isabelle Blanchemain via Flickr) ». Cette information remonte au 1er avril 2015. Avec les dangers des inondations terrestres, Palavas s’achemine vers la situation d’une île bientôt confrontée à la mer qui monte et aux étangs qui l’entourent. La question est de savoir dans combien de temps la combinaison d’un épisode cévenol violent sur le bassin versant Lez-Mosson-Etangs-palavasiens et une violente tempête d’équinoxe provoquera une catastrophe sans précédent.

Le bassin versant LMEP est habité par une population importante et le bétonnage des immeubles combiné à l’asphaltage des routes et à la diminution des zones propices à l’infiltration des eaux pluviales sont des facteurs qui se combinent pour donner des taux de ruissellement des eaux de pluie lors des épisodes cévenols. Chaque mètre carré recouvert est remplacé par une rue ou un toit où l’eau recueillie s’engouffre dans un réseau souterrain vite saturé. Montpellier, son asphalte et son béton sont des impluviums qui alimentent le Verdanson et le Lez. Que pourront les zones prévues pour servir d’exutoires de crues (champs d’expansion) ? Monsieur Cyril Meunier, Président du Syble (EPTB Syndicat du bassin du Lez), maire de Lattes et ancien vice-Président de Montpellier-Méditerranée-Métropole ne semble pas très présent dans le PPRI en affirmant son objectif « préserver notre ressource en eau et se préserver de ses caprices ». Il ne s’agit pas de caprices mais de menaces sérieuses sur l’avenir des populations du bas du bassin versant LMEP.

Nous avons en son temps dénoncé les risques sanitaires farouchement niés que font courir à la salubrité publique (et à la Méditerranée) les by-pass de la station d’épuration des eaux usées (STEP) « Maera ». En cas de crue violente du réseau des eaux usées, la canalisation qui arrive à la STEP serait déviée dans le Lez après avoir « ramoné » les égouts de Montpellier, afin d’éviter d’inonder la STEP : il y aurait un by-pass ! Et hop, dans le Lez les eaux brutes ! Le déversoir de la Lironde, en amont de Maera, ne protège pas Maera et ne sert qu’à détourner, dans l’ancien lit du Lez qui contourne Lattes par l’est, une partie de la crue !

Le Plan de Prévention des Risques d’Inondations de Palavas-les-Flots ne doit être revu que dans le sens de la restriction des surfaces des zones constructibles qui pourraient encore se trouver dans les zones inondables ou potentiellement inondables. Nos huit associations veillent !

Notre association a fait son travail de lanceurs d’alerte associés pour que personne, à l’avenir, ne puisse venir dire « Ce problème ? Pas chez nous ! Ce sont des exagérations journalistiques ! » (ou écologistiques !) puis « On le savait depuis longtemps ! » et enfin « Le problème – réel quoique mineur – est en passe d’être résolu ! » quand la catastrophe sera arrivée. Nous ne voulons pas qu’elle arrive.

Consultez aussi le site du SYBLE. Cliquez ici.

Raymond Gimilio
Président de l’ODAM
Chevalier du mérite agricole
Ancien auditeur de l’Institut des Hautes études de la Défense Nationale 80e SR Paris1985

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Raymond  GIMILIO

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