CSR ! mise au point

Nous affirmons que les mots ont une grande importance. Les politiciens qui gouvernent notre commune et la communauté de communes le savent et en jouent. Une pratique que nous dénonçons depuis toujours. Les mots ont du poids.

Dans une récente session du Conseil de Montpellier-Métropole (16 juillet 2025) il a beaucoup été question de CSR. Encore un sigle (C’est l’abréviation de « combustible solide de récupération ») ! Il s’agissait de voter pour mettre en place un complément de l’unité de méthanisation « Ametyst » située à Montpellier-Garosud. Une usine, en réalité, utilisant la méthanisation appliquée à des déchets mélangés baptisés pour la circonstance « déchets résiduels ». La méthanisation des issues du tri mécano-biologique est, entre autres, un déchet secondaire, un compost infâme truffé de microparticules de verre et de plastiques, non conforme à la norme NFU 44051 et dont l’emploi en agriculture est déconseillé en attendant son interdiction en 2026. Ce compost est exporté loin de Montpellier où on le fait disparaître à grand frais. Il entre dans la catégorie des déchets non-recyclables. Avec d’autres déchets non-recyclables, il est rebaptisé CSR.

En 2023, les CSR sont là !

Nous avons déniché un site Internet et son article qui parle, en 2023, des CSR et des déchets non-recyclables. Le concept de CSR viendrait des entreprises des déchets qui cherchent « du combustible pour chaudières industrielles. Trés opportunément, Bruxelles vient d’autoriser la France à subventionner ce genre de projets de valorisation de déchets dont une partie alimente les cimenteries. L’Agence étatique, l’ADEME (Agence pour le développement et la maîtrise de l’énergie), a choisi de soutenir particulièrement les projets industriels, ceux très dépendants des énergies fossiles (charbon, gaz, …). L’emploi de CSR est devenu compétitif face au gaz.

Nomenclature

Nos déchetteries montpelliéraines (métropole) sont des centres de tri de déchets. On y accède avec un « Pass-agglo ». On y trouve de grands conteneurs destinés à recevoir :

  • Déchets verts ou « de jardin » (branches, tailles de buissons, feuilles, …)
  • Cartons et papiers
  • Métaux de toutes sortes
  • Matériel électronique obsolète
  • Déchets d’activité économiques (gravats, briques, moëllons, …)
  • Bois divers (mobiliers, étagères, agglomérés, …)
  • Encombrants (tout ce qui ne va pas ailleurs, sauf déchets de peintures et liquides inconnus.

Cette dernière catégorie avec les bois divers semble se diriger vers les incinérateurs. Ça brûle ! Il y a là des matériaux à haut-pouvoir calorifique (HPC). Nous avons vu il y a trois ans le déchargement d’une benne dans l’entonnoir de réception de l’incinérateur Ocréal (Lunel-Viel). On veut en faire du CSR, du combustible pour chaudières industrielles. Montpellier-Métropole y rajoute un site de combustion des composts de son usine de TMB. Ça brûle !

Caractéristiques

Le principe essentiel d’un CSR est qu’il doit avoir un haut-pouvoir calorifique (HPC). On doit déferrailler le tout-venant et éliminer des composés contenant du brome ou du chlore. La combustion de ces derniers engendre des dioxines, difficiles a éliminer des fumées rejetées.

Des réalisations ou des projets

L’article que nous citons mentionne (en 2023) quelques réalisations, cimenteries mises à part : une poignée de chaufferies dans l’Hexagone :

  • Une coopérative agricole en 2017 à Laval couplée avec un réseau de chaleur local
  • Une papeterie en Alsace
  • Scierie en Vendée
  • Une usine de gélatines dans le Tarn
  • Un projet de chaudière en Rhône-Alpes Auvergne (Domo Chemicals), dans la « vallée de la chimie » ( réalisation Vinci-Suez).

L’agence étatique de la transition écologiques attend 17 démarrages en 2024-2025. Le 16 juillet 2025, le Conseil de la métropole a voté la chaudière à CSR 11 rue Raymond Recouly à Montpellier (quartier Garosud). Démarrage prévu en 2026.

Quels débouchés à Montpellier ?

L’implantation d’une chaudière à CSR montpelliéraine viendrait en complément de la stratégie « Zéro déchet » en réduisant « la coûteuse et polluante exportation de nos déchets ainsi que la problématique de l’enfouissement des déchets ultimes ». Quels déchets ultimes ? S’agirait-il d’un incinérateur déguisé en chaudière inoffensive valorisant la chaleur de la combustion ? Le produit principal de cette chaudière, comme de toute chaudière, est de la chaleur, une énergie volatile. A stocker ? A utiliser immédiatement ?

Ces projets coûteux (plusieurs dizaines de millions d’euros) doivent fonctionnes en continu, pour être optimisés. Ceci ne les rend pas forcément adaptés au chauffage de logements (un débouché saisonnier). Que faire de la chaleur produite ?

Nous réfléchissons, les solutions existent. Nous en connaissons quelques unes.

Conclusion

Nous réfléchissons, les solutions existent. D’abord cesser d’alimenter l’usine à TMB « Ametyst » en déchets non-triés en généralisant les techniques de tri à la source et de réduction des déchets en volume et en poids. En instaurant également un tri plus efficace, plus sélectif du bac « Encombrants » des déchetteries. Il faut en extraire encore plus de ferrailles et de plastiques. Les plastiques sont recyclables et peuvent être traités pour redonner des hydrocarbures à l’industrie.

L’expression « chaudière à CSR » doit disparaître du vocabulaire. La combustion d’une matière combustible doit disparaître des techniques dites de valorisation énergétique. Une fausse bonne solution. Avec de la recherche, de la bonne volonté politique et du bon sens, tout se recycle quoi qu’en dise l’expression sémantique « en fonction des conditions techniques du moment ». Une expression sémantique néfaste. Les conditions techniques évoluent avec la Recherche.

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Docteur en Sciences biologiques, Ingénieur de recherches (ER) du CNRS

 

 




Ni TMB-CSR ni chaudière-incinérateur

Introduction

Le groupe SUEZ Environnement va cesser le 31 décembre 2025 de gérer l’usine de tri mécanobiologique de Montpellier-Métropole (TMB-3M) baptisée « Amétyst ». Après 17 années de gestion par la filiale SUEZ RV Énergie. La décision a été prise le mercredi 16 juillet 2025 au cours d’une réunion du Conseil de la Métropole. Nous avons lu le compte-rendu fait par M. Cédric Nithard (25 juillet 2025 sur le site de actu.fr « Grand format »), sous le titre « Métropole de Montpellier : Ametyst passe de Suez à Urbaser et file vers le CSR ».

Le CR montre (p. 3/23) une hoto des salariés d’Ametyst devant les locaux du conseil de Métropole (© CN / Métropolitain) traitant Ametyst « d’usine au rabais » ? Dés le début à l’ODAM, nous avons dénoncé cette création comme dévoyée du modèle suisse qu’on nous faisait miroiter.

L’Observatoire des déchets a été parrainé par la défunte Association des Contribuables de l’Hérault (ACH34). Sa présidente, la combattante feu Madame Martine Petitout (V) avait flairé une grosse arnaque cachée derrière une prétendue réalisation écologique. Il y a eu un bel enfumage des écologistes « peau de lapin » (Roumegas et Stamm) alliés de circonstance de feu Georges Frèche. Georges (Jordi Freixh en occitan) s’était vanté de nous avoir évité l’installation d’un incinérateur d’ordures ménagères en le remplaçant par une unité de méthanisation, « en ville », quartier de Garosud.

Cette usine nous a coûté cher, très cher. Ce n’est pas au rabais pour les financements, très gros financements, réalisation calamiteuse. Rappelons ici que l’unité de méthanisation Ametyst a été qualifiée par les très sérieuses Cours des comptes (nationale et régionale) comme « un fiasco économique et technique ».

Le projet Ametyst a démarré en 2002 pour un montant de 63 millions d’€uros. Un an après 2007 et 67 millions d’€uros, l’usine était livrée par Vinci-Environnement mais il a fallu attendre plus de 5 ans et atteindre 130 millions d’€uros (150 M€ selon certains) pour réceptionner ce que les Cours des comptes (nationale et régionale) ont qualifié de fiasco ! Mesdames et Messieurs les salariés d’Amétyst, vous travaillez dans un joyau qui nous a coûté la peau du c… (on dit les fesses pour être poli) !

Les successeurs de Jordi ont bataillé mais il nous a fallu batailler contre l’enfouissement (PIGE de décharge à Fabrègues, décharge de Castries, …). On a dû payer cher, très cher ! Les cendres de notre défunte et incinérée marraine Martine Petitout doivent faire des bonds indignés dans les vaguelettes de la baie de Portofino où elles ont été répandues pour résider éternellement !

Notre doctrine n’a pas changé, commune à plusieurs autres associations.

Rappel de notre doctrine ODAM

Un déchet est une richesse à valoriser. Pour nous, l’enfouissement est proscrit, l’incinération dénoncée comme source de pollution cachée.

Zéro déchet, zéro gaspillage

Zéro déchet est un objectif qui est toujours d’actualité à l’ODAM. Nous avons toujours le même paradigme concernant le traitement des déchets ménagers : nous sommes résolument pour l’objectif zéro déchet par le tri à la source pour séparer :

  • Le biodéchet ou fraction fermentescible des déchets ménagers (FFDM ou FFOM) avec l’abandon de l’appellation « ordure » ou « déchet ».
  • Le reste ou fraction inerte des déchets ménagers (FNFDM ou FNFOM).

Zéro gaspillage

Pour nous, il n’y a pas de déchets résiduels mais le résultat d’un processus attribué à tort à l’incivisme manifeste de mauvais citoyens qui ne veulent pas comprendre l’intérêt du tri. Ce sont plutôt des personnes à qui on n’a pas enseigné correctement les bonnes pratiques. Il s’agit d’un manque total de volonté politiques des pouvoirs publics en place (communes ou communautés de communes). Le temps où on accusait les citoyens, montrés du doigt du fait de leur origine ethnique ou sociale, semble révolu. On les accusait d’être sales et de ne rien faire pour trier.

Le résultat du tri appelé à tort « sélectif » n’est pas un résidu mais une ou plusieurs matières premières à recycler, à réutiliser, à réduire (régle des 3R).. C’est essentiellement du verre, des métaux, des emballages en plastique non souillés par le contact polluant des biodéchets. Lorsque ces derniers fermentent, ils polluent et salissent tout ce qui est au contact, rendant impossible l’application de la règle des 3 R. Le tri à la source évite de construire ou de maintenir en fonctionnement des unités de TMB. Celles-ci fabriquent un compost-déchet bourré de microparticules de verre et de plastiques. C’est ce résidu-là, baptisé CSR, qu’on veut brûler, incinérer, pour chauffer des chaudières à CSR. C’est une telle installation qu’on veut nous mettre en service à Montpellier, attenante à l’unité TMB « Ametyst », dans le quartier de Garosud. Il faut trier à la source et éviter de fabriquer du CSR.

Comment forcer à trier

Le geste citoyen du tri à la source ne suffit pas ! Comme n’a pas suffi la pantomine des « ambassadeusr du tri » envoyés sans formation nous expliquer l’usage des bio-seaux et des pouelles à couvercle orange. Nous l’avons senti passer l’augmentation de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), une des plus chères de France.

Hélas, nous avons pu constater par ailleurs que la responsabilisation du citoyen passe par des mesures contraignantes et financières. Il faut en finir avec la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères calculée forfaitairement sur une donnée purement fiscale appelée « valeur locative » du logement. Elle ne responsabilise rien ni personne. La seule mesure incitative est la mesure (métrologie) du rejet par une puce embarquée dans les emballages de déchets identifiant le producteur du déchet résiduel non trié et une redevance au poids-volume de la poubelle ainsi déposée. Le véhicule de collecte est équipé d’un lecteur qui identifie le rejet et son producteur qui est alors taxé équitablement. On ne taxe plus selon un barème forfaitaire mais bien au poids-volume de produit non trié. C’est efficace ! On peut compléter avec une redevance sur le nombre de rejets (journaliers, hebdomadaires, …). Et on verra avec la pesée embarquée diminuer l’alimentation de l’usine de TMB et sa production de CSR s’étrangler jusqu’à diminuer.

Le recueil et la collecte des biodéchets nécessite l’emploi de conteneurs spéciaux, les compostainers initialement produits pas Schäffer dont on nous a affirmés « ils ne marchent pas ». Nous avons donné la preuve contraire.

Ce n’est pas de la science absconse et incompréhensible mais du bon sens et de l’observation de ce qui se fait ailleurs.

Il faut une volonté politique forte. Qui appliquera les préconisations de Monsieur René Revol de faire de Montpellier un sosie de la ville de Parme, de San-Francisco ou de la Suisse ?

Le traitement de la FFOM-biodéchets

Deux alternatives sont à considérer. Le compostage des biodéchets ou la méthanisation des biodéchets. Ces deux modes de traitement aboutissent au même résultat : la production d’un compost noble, propre, sans microparticules nocives (verre, plastiques, métaux. …). Il y a eu un commencement de réalisation avec distribution de composteurs pour maisons individuelles, dans des quartiers (square du Père Bonnet à Figuerolles), dans des copropriétés à jardins (Estanove), etc. Ces réalisations ont été « encouragées » du bout des lèvres, elles privent le TMB Ametyst de son alimentation en biodéchets. On freine. Qui lèvera le pied du frein ?

Notre écologie

À l’ODAM, notre écologie repose sur le bon sens des membres compagnons de route dont certains ne sont plus là. J’ai trop souvent fait état de mon doctorat (1971) et de mes 16 années de détachement auprès du Ministère de l’Environnement (Paris). Cette écologie-là a été nourrie par de nombreux contacts professionnels en France et dans le monde (San-Francisco-USA, …), par les livres de René Moletta (INRAE) et ceux de Dany Dietmann (Professeur de Sciences de la vie et de la Terre, Maire de Manspach, communauté de communes des Porte d’Alsace). Il m’écrivait en dédicace de son livre « Déchets ménagers : Le jardin des impostures » (L’Harmattan, 20025) « L’avenir progresse, là où l’intelligence est respectée. Ce n’est pas le cas de l’incinération ».

Nous nous sommes enrichi sur le sujet par nos réunions dans l’Hérault du Collectif InterAssociatif de l’Hérault (récemment dissous, hélas).

Le tri mécanobiologique (TMB) qui se pratique à Montpellier (Ametyst) est une imposture et son constructeur initial un imposteur. La cour des comptes l’a bien compris mais c’est un bouledogue muselé, un tigre sans griffes. Ses avis sont rarement suivis d’effet et tombent à plat dans l’infifférence générale.

Usine à produire du combustible

Nous sommes en présence d’un monstre ! En février 1917, l’association ZW France (Zero Waste) publiait trois dossiers sur les usines à TMB ainsi qu’un petit livre vert « Zéro déchet. Zéro gaspillage » (2014).

Quesaco TMB ? C’est plus très exactement le tri mécano-biologique. Là réside une grosse arnaque intellectuelle : prétendre séparer mécaniquement les biodéchets et les déchets inertes mélangés, à la source) au sein des poubelles grises de ménages. Ametyst est une usine de tri mécano-biologique avec ses BRS (bioréacteurs-stabilisateurs), ses trommels (tambours), ses tables vibrantes et ses méthaniseurs suisses ! (Kompogas AG : c’est de la mécanique helvètique nous affirmait-on la bouche en coeur !). Une mécanique très coûteuse ! Ce genre d’usine a été décrié avec des performances médiocres, incapables d’extraire efficacement les déchets recyclables des poubelles, hormis les métaux (ferreux et non-ferreux). Le compost sortant de ces unités-usines est d’une qualité largement décriée au regard de la norme NFU 44051 d’application obligatoire mais appliquée avec laxisme. ZW, après des années d’alerte (nous faisons partie de ces lanceurs d’alertes) a relevé la nécessité de renforcer cette norme (conclusion des état généraux de l’alimentation).

C’est ce compost bourré de microparticules de verre et de plastiques qui a été déversé dans nos vignes et nos plantations, disait M. René Revol. On en a enfoui et incinéré (Lunel-Viel Ocréal, Calces-P.O., Castries, …) loin de Montpellier. Qu’en faire de ce déchet secondaire ? On va le « valoriser » en le renommant « COMBUSTIBLE SOLIDE DE RÉCUPÉRATION ». On a inventé le concept de « CHAUDIÈRE À CSR » ! Pour chauffer une chaudière, il faut brûler un combustible. On en a trouvé un : le CSR. Faire brûler du CSR ou incinérer du CSR ? Où est la différence ? Par un jeu subtil de mots, on déguise un incinérateur en chaudière ! Le tour de passe-passe sémantique est joué ! Le CSR est néanmoins et sémantiquement un déchet produit par le TMB et qu’on va brûler.

Les oppositions du 16 juillet 2025

A part les manifestations de salariés inquiets d’un changement d’employeur, nous avons lu avec intérêt les échanges, rapportés par la presse et en particulier par « Actu.fr Métropolitain ». Ils ont été très animés. Nous laissons à nos lecteurs le soin de les lire et d’en tirer leur substance

Relevons une erreur : on ne va pas « transformer » Ametyst en chaudière à CSR, on va lui ajouter une installation à brûler les CSR. Combinée, c’est juré-promis avec une implémentation sérieuse de la politique-stratégie « Zéro déchets ».

On nous avait pourtant, sans rire, affirmé que le zéro-déchets était impossible ! Qui disait cela ? Devinez ? Ceux qui nous ont conduit au fiasco actuel (nous ne les nommerons pas). Merci Monsieur René Revol (maire LFI de Grabels, vice-Président délégué à la gestion raisonnée, écologique et solidaire de l’eau et de l’assainissement et à la collecte, tri, valorisation des déchets et de la politique zéro déchet : ouf ! une sacrée casquette) d’avoir reconnu « une situation catastrophique à Montpellier » et reconnu que « les décennies passées ont été un véritable fiasco en matière de gestion des déchets ». Merci d’avoir développé « l’importance de la réduire les déchets à la source, du tri e du recyclage ». À l’ODAM (et au CIDES34), il y a 15 ans (et plus : 50 ans ?) que nous affirmons tout ce que vous préconisez maintenant. Vous avez changé de paradigme ! Vous avez repris ce que nos arguments puisés à la source de l’Écologie scientifique, la vraie, l’inimitable, celle dont j’ai reçu de mes maîtres en 1967-1971 à l’Université des Sciences et Techniques du Languedoc (Montpellier). Pas la fausse écologie politique et politicienne des « écolos peau de lapin » qui nous ont collé « Amétyst ». À l’ODAM, notre écologie repose sur le bon sens de mes compagnons de route dont une partie n’est plus de ce monde. J’ai toujours mis en avant mon doctorat (1971), mes maîtres et mes collègues. Cette écologie-là a été nourrie par de nombreux contacts professionnels en France et dans le monde (San-Francisco-USA, …), par les livres de René Moletta (INRAE) et ceux de Dany Dietmann (Professeur de SVT, Maire de Manspach, communauté de communes des Porte d’Alsace). Il m’écrivait en dédicace de son livre « Déchets ménagers : Le jardin des impostures » (L’Harmattan, 20025) « L’avenir progresse, là où l’intelligence est respectée. Ce n’est pas le cas de l’incinération ».

Est-ce l’approche des élections municipales en 2026 qui a provoqué cette avalanche de bonnes résolutions ? Pour amener à caresser dans le sens du poil ceux qui se sont mobilisés pour le presque Zéro déchet dans des quartiers populaires ? Les graines que nous avons semées sont-elles en train de lever ? Nous serons heureux que les familles citées à La Mosson amplifient leur mobilisation sur le Zéro déchet et continuent d’améliorer leur action au sein des habitats sociaux. Dans cette tirade de René Revol, y-aurait-il un coup de flatterie, de la flagornerie électoraliste, en vue des élections municipales prochaines ? Nous, à l’ODAM, ne faisons pas de politicaille. Nous avons lu récemment que, en 2024, le taux de prélèvement de la TEOM avait grimpé à 14,62% soit une augmentation de 2,27 points. Pourquoi une telle grimpette ? A quoi sert cette taxe ?

Conclusion

Une chaudière à CSR : une fausse bonne solution ! Nous sommes dans une situation où « LA PUISSANCE PUBLIQUE » nous a imposé une belle imposture. Comme l’écrivait Dany Dietmann, un jardin d’impostures a bien été cultivé et engraissé par la complaisance, l’ignorance, la complicité de ceux qui se sont succédés depuis plus de 50 ans (communes, district, agglo, métropole, …). Il y a eu un déni de ce que la jeune science écologique nous enseignait, contre les affirmations erronées de certains techniciens et industriels avides de nous pigeonner et de faire de nous des cobayes !

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM

 




Les chaudières à CSR, notre point de vue

Objectif : démontrer qu’on qualifie à tort une chaudière à CSR d’instrument de valorisation énergétique afin de cacher le terme « incinérateur à CSR ». Une activité appelée à disparaître avec le tri à la source et l’énergie solaire.

Introduction

La transition énergétique et la gestion durable des déchets sont aujourd’hui au cœur des préoccupations environnementales. Dans ce contexte, la chaudière à CSR (Combustible Solide de Récupération) s’imposerait comme une solution prétendue innovante pour valoriser les déchets non recyclables et produire de l’énergie sous forme de chaleur ou d’électricité. Produire des CSR et les brûler est l’aveu du terrible échec de la politique « Zéro déchets » dont un élément fondamental est le tri à la source (désigné à tort par le pléonasme tri sélectif, un tri est, par nature, une opération de sélection). Le concept de CSR est intimement lié à celui de tri mécano-biologique et la négation de l’acte citoyen de tri à la source.

Tri mécano-biologique vs tri à la source

Les partisans du tri mécano-biologique (TMB) mettent en avant les vertus d’un ensemble de machines (BRS, filtres à tambours rotatifs et tables vibrantes, …) pour séparer les composants de déchets mélangés dans une usine. L’exemple typique est l’unité de méthanisation « Ametyst » réalisée à Montpellier (quartier de Garosud, 11 rue Raymond Recouly – mise en service en 2008) par la Société Vinci. Une « unité » (pas une usine ! selon ses promoteurs). Cette usine prétend séparer la fraction fermentescible des ordures mélangées (poubelle dite grise, en réalité noire) du reste. La collecte est faite en réalité d’ordures mélangées (ordures dites résiduelles), le tri à la source des biodéchets (dans les poubelles orange ou les sacs plastiques orange) ne fonctionne que très partiellement ou plus du tout.

Le tri à la source doit éviter de mettre en contact des déchets recyclables (boites de conserve métalliques, bocaux en verre ou en plastique, sacs en plastiques, emballages de toute sortes, …). Il faut leur éviter la souillure engendrée par le contact avec les biodéchets en fermentation. En effet, les biodéchets (ou fraction fermentescible des déchets ménagers) commencent très rapidement à se décomposer dans le conteneur séparé engendrant des odeurs insupportables et des lixiviats de décomposition, liquides très acides, dans des conteneurs non adaptés. Lla couleur orange est le seul mérite ! Nous verrons plus loin ce qu’est un compostainer. Que faire des biodéchets triés à la source ? Au plan scientifique comme économique la méthanisation ou le compostage sont les deux traitements adéquats et vraiment écologiques scientifiquement parlant.

Compostage vs méthanisation

Compostage

Le traitement par compostage consiste à laisser les biodéchets se décomposer (se dégrader) en tas largement aérés auxquels on a ajouté un produit structurant, du bois raméal fragmenté ou du bois broyé. En présence de l’oxygène de l’air, ce mélange biodéchets-bois broyé (biodéchet-S) se décompose en produisant du gaz carbonique. Les tas sont remués périodiquement, retournés. C’est ce traitement qui est appliqué à la station ou plateforme de compostage d’Aspiran crée en 2002 (Syndicat du Centre-Hérault, route de Sète, Hérault). Le compost obtenu est un produit très recherché localement par les agriculteurs-viticulteurs pour amender et structurer des sols pauvres en matière organique. Il est vendu. Qu’en est-il de la méthanisation ?

Méthanisation

Le mélange biodéchets-bois broyé (BBB) est introduit dans des enceintes fermées désignés comme digesteurs ou méthaniseurs. Le mélange bio-déchets-structurants va fermenter en l’absence d’oxygène produisant un bio-gaz composé à 40% de gaz carbonique et 60% de méthane (un hydrocarbure simple). Le digestat obtenu est dirigé vers des stalles fermées à ventilation forcée d’air où il est périodiquement retourné. Il se transforme en compost. C’est ce qui a été construit à Barcelone (Ecoparque III) ou en Ile-de-France (Etampes, …). Soulignons l’existence de Varennes-Jarcy (SIVOM d’Yerres et des Sénarts), ancienne plateforme de compostage de déchets résiduels d’une capacité de 100.000 tonnes aux horizons 2010/2020. La méthanisation ne s’applique pas qu’aux biodéchets des ménages. Elle concerne le domaine agricole avec les lisiers d’élevage et les déchets de biomasse, les stations d’épuration avec les boues urbaines, déchets de la restauration, déchets industriels banaux, … Les digestats compostés donnent un excellent amendement agricole.

Le cas des digestats issus du tri mécano-biologique nécessite des digesteurs à brassage mécanique par palettes (Kompogas, fabrication suisse très onéreuse). En effet, malgré les filtres très fins, les digesteurs à brassage par réinjection du biogaz (type Valorga) se bouchent avec les particules de plastiques non-éliminées par le TMB. Le compost de ces digestats est un déchet inutilisable en agriculture. Il faut s’en débarrasser. Comment ? L’idée a germé de le conditionner pour en faire du CSR et chauffer des chaudières. On fait brûler, on incinère les CSR,. Il est établi par ailleurs que le rendement en biogaz d’un digestat de TMB est inférieur à celui du digestat de biodéchets issus du tri à la source.

Perspectives et conclusions

L’interdiction gouvernementale de l’emploi des sacs en plastique a fait chuter la présence de ce matériau dans les déchets en général et notamment dans les déchets ménagers. Le développement du tri à la source, du compostage en habitat individuel, en pied d’immeuble, en quartier, devrait diminuer, à terme, la production de CSR et la fermeture d’usines de TMB-méthanisation, donc la production de CSR. La volonté politique doit s’exercer pour mettre en place une véritable politique du zéro déchet par le tri à la source permettant le recyclage, la réparation, la réutilisation et le réemploi. Oui, nous sommes persuadés que c’est possible, il suffit de le vouloir et non pas d’affirmer que c’est impossible. Il suffit également de trouver et mettre en place une alternative à combustion des CSR en hydrocarbures (cela se fait ailleurs dans le monde). Quand on n’a pas de pétrole, …, !!! on a des idées.

Pour chauffer de l’eau, il y a d’autre solutions que de brûler de précieux combustibles (gaz, houille, biomasse, CSR, …). Nous disposons dans le sud de la France d’une source inépuisable d’énergie : le soleil et son bombardement et rayonnement calorifique. Les solutions existent, comme le disait Saint-Exupéry « Il y a des forces en marche. Il faut les créer et les solutions suivent. ». À l’ODAM, nous appuyons nos forces sur des raisonnements scientifiques, non sur des idéologies pseudo-écologiques « en peau de lapin » ! Nous ne faisons pas des miroirs aux alouettes pour gagner un électorat.

L’enseignement de l’écologie reçu à Montpellier en 1967-68 apprenait « la vérité terrain », une vérité appuyée sur des faits, non sur une idéologie plus ou moins fumeuse.




Programme Adaptoneau vu depuis Lattes

Face aux enjeux de raréfaction de l’eau, ADAPTONEAU vise à encourager des usages plus responsables grâce à une action collective.

C’est un programme d’adaptation au changement climatique de la Régie des eaux et de la Métropole de Montpellier.

Les grands axes du programme Adaptoneau :

  • l’infiltration de l’eau dans les sols, notamment en accompagnement du renouvellement urbain sur les secteurs ANRU Mosson et Cévennes,
  • la sécurisation de la distribution d’eau potable, la lutte contre les fuites,
  • la sobriété des usages de l’eau, par la sensibilisation aux économies d’eau,
  • la restauration de la capacité de résilience des milieux aquatiques, notamment avec la restauration hydromorphologique de la Mosson,
  • la restauration et renaturation du Verdanson, (« compte tenu de l’artificialisation très importante du Verdanson, de son exutoire dans le Lez d’environ 100 m3, alors qu’une crue exceptionnelle peut contenir plus du double …, où passera l’eau excédentaire lors d’une crue exceptionnelle ? »)
  • la transition agroécologique, avec notamment les expérimentations de cultures économes en eaux sur l’Agriparc des Bouisses et la démarche « Montpellier Main Verte » avec ses animations, ateliers de jardinage biologique, sorties naturalistes, suivi des jardins partagés …

https://encommun.montpellier.fr/index.php/articles/2025-11-20-montpellier-lance-le-programme-adaptoneau-avec-le-soutien-de-lagence-de-leau

EN RÉALITÉ : l’adaptation aux dérèglements climatiques n’est pas à la hauteur des enjeux face aux dangers de l’élévation du niveau marin, des mauvais choix de la gestion de l’assainissement de la station d’épuration « MAERA » et des déchets de Montpellier Métropole. Les risques d’inondation s’aggravent suite à l’artificialisation des sols de notre territoire et une absence de réponse aux problématiques des périodes de sécheresses des sols de la Métropole face au réchauffement climatique.


Nous avons reçu également le commentaire très bien documenté du quotidien « La Marseillaise » sur leur site web.




Programme Adaptoneau Montpellier

Il s’agirait d’une initiative pour l’adaptation et la gestion durable de l’eau à Montpellier, « adapte ton eau ».

Présentation du programme Adaptoneau

Le programme Adaptoneau Montpellier vise à développer des solutions innovantes pour répondre aux défis liés à la gestion de l’eau en milieu urbain et périurbain. Face aux enjeux du changement climatique, à la raréfaction de la ressource et à l’augmentation des épisodes de sécheresse dans la région Occitanie, Adaptoneau propose une approche intégrée, collaborative et durable pour adapter le territoire montpelliérain. La station d’épuration des eaux usées (STEP) « Maera » est en cause avec ses déversements en mer de millier de mètres cubes d’eaux insuffisamment épurées qui pourraient être réutilisées pour l’agriculture. Il y a là un changement complet de paradigme, l’approvisionnement en eau potable de Montpellier et de sa métropole est à revoir complètement ainsi que la collecte séparative eaux pluviales-eaux usées. Tout un système à revoir de A à Z.

Objectifs du programme

  • Renforcer la résilience de Montpellier face aux risques hydriques (sécheresse, inondations, pénurie d’eau potable).
  • Optimiser la gestion des ressources en eau pour répondre aux besoins de la population, des agriculteurs et des industriels.
  • Mettre en œuvre des solutions fondées sur la nature pour préserver la biodiversité et la qualité des milieux aquatiques.
  • Sensibiliser et impliquer les citoyens, les entreprises et les institutions locales dans une démarche de sobriété et de responsabilité.

Axes d’action

  1. Gestion intelligente de l’eau urbaine,
  2. Modernisation des réseaux d’eau potable (lutte contre les fuites) et d’assainissement (collectes séparatives à généraliser).
  3. Mise en place de systèmes de récupération et de réutilisation des eaux pluviales séparées des eaux usées.
  4. Développement de technologies de suivi et de prévision de la consommation d’eau.
  5. Protection et restauration des milieux aquatiques, restauration de la capacité de résilience de ces milieux aquatiques.
  6. Restauration des zones humides et des ripisylves autour du Lez et de la Mosson.
  7. Restauration et renaturation du Verdanson (environnement ultra-artificialisé avec tuyautages et bétonnage), exutoire dans le Lez à réaménager.
  8. Aménagement de corridors écologiques pour la faune aquatique et riveraine.
  9. Accompagnement des acteurs économiques, notamment avec la transition agroécologique (Agriparc des Bouisses et démarche « Montpellier Main Verte), …
  10. Soutien à la transition agroécologique pour une irrigation plus efficace des cultures.
  11. Incitation à l’innovation dans les entreprises locales pour réduire l’empreinte hydrique (réduire les consommations).
  12. Sensibilisation et participation citoyenne à toutes les opérations de réduction des gaspillages.
  13. Ateliers pédagogiques dans les écoles et quartiers.
  14. Organisation de journées portes ouvertes et de conférences grand public.
  15. Lancements de campagnes de communication sur la sobriété hydrique.

Calendrier prévisionnel

Période Action
01/2025 – 06/2025 Diagnostic territorial et concertation avec les acteurs locaux
07/2025 – 12/2025 Lancement des premiers chantiers pilotes et actions de sensibilisation
2026 – 2027 Déploiement élargi des solutions et évaluation des impacts
2028 Bilan du programme et planification des suites

Partenaires et acteurs impliqués

  • Mairie de Montpellier et Métropole
  • Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse
  • Instituts de recherche (INRAE, CIRAD, Université de Montpellier)
  • Associations de protection de l’environnement (l’ODAM se pose en partie prenante)
  • Entreprises locales et agriculteurs
  • Citoyens et collectifs de quartier (l’ODAM se pose en partie prenante)

Conclusion

Le programme Adaptoneau Montpellier constitue une réponse ambitieuse et collective aux défis de l’eau sur le territoire. Il place l’innovation, la coopération et la responsabilisation au cœur de la stratégie locale, afin d’assurer un avenir durable pour tous les usagers de l’eau à Montpellier.




Communauté en deuil

Logo ODAMNous avons reçu à l’ODAM le message suivant (nous citons) :

« Chers tous et toutes,
C’est avec une grande tristesse que nous venons d’apprendre  le décès de Lucile Legendre, membre de longue date du collectif ACIDC et militante pour la défense de l’environnement dans notre territoire.
Engagée dès 2012 au sein de l’association « Sauvons Guzargues », elle n’a eu de cesse de dénoncer les nuisances et les risques liés à la décharge de Castries. Elle a ensuite rejoint le collectif ACiDC pour donner encore plus de forces au combat contre la décharge et la défense de ce territoire.
Lucile a toujours été là,  lors des réunions, des manifestations, siégeant à la CSS de la décharge pour continuer le combat que nous menions tous ensemble.
Soucieuse pour cet environnement qu’elle aimait tant, elle a apporté à chacun et chacune d’entre nous et au collectif ses connaissances, sa détermination et sa force.
Son départ laisse un vide immense.
Ses obsèques auront lieu le samedi 15 novembre, à 8h30, au complexe funéraire de Grammont,
l’inhumation à 10h30 au cimetière de Viols le Fort.
Nous adressons nos très sincères condoléances à Patrice, à sa famille et à ses proches.
Avec toute notre amitié ,
Les membres du bureau d’ACiDC ».

L’ODAM sera présent aux obsèques ce matin au complexe funéraire de Grammont. Pour honorer une combattante engagée pour un traitement des déchets respectueux de l’Écologie, la vraie ! Une écologie engagée dans le tri à la source des déchets en vue de leur recyclage,, de leur réutilisation, contre les décharges et les incinérateurs. Une écologie où nos déchets sont considérés comme une richesse à exploiter en vue du Zéro déchets. Lucile était digne d’être une combattante des déchets, une Waste Warrior.
Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM



Le compostage des déchets ménagers

Objectif : décrire une solution écologique pour valoriser nos déchets au quotidien.

Introduction

Le compostage des bio-déchets ménagers est une pratique écologique qui permet de valoriser les déchets organiques produits à la maison. En transformant ces déchets en un amendement naturel pour les sols (jardins, champs agricoles, …). Le compostage contribue à la réduction des ordures ménagères et à la préservation de l’environnement en évitant l’enfouissement en décharges.

Il convient de souligner avec force que ce qui est soumis au compostage est la fraction fermentescible des déchets ménagers, le biodéchet obtenu par le tri à la source. Le tri à la source est malheureusement dénommé tri sélectif, un plénonasme (du mauvais français) ! Le tri est complémenté par une collecte séparées (poubelle orange) qui évite le mélange des bio-déchets avec le reste, ce que nos gouvernants municipaux et communautaires appellent déchet résiduel (poubelle grise;

Vue éclatée du Compostainer

gris foncé). La pratique du tri à la source nécessite l’emploi d’un autre conteneur, la poubelle jaune dont le contenu est composé de déchets recyclables. Il existe cependant un conteneur adapté, le compostainer. Nos édiles l’ignorent ou font la sourde oreille ou prétextent que « ça ne marche pas » ! Nous affirmons que oui, ça marche.

Qu’est-ce que le compostage ?

Le compostage est un processus naturel de décomposition des matières organiques (restes de cuisine, épluchures de fruits et légumes, marc de café, coquilles d’œufs, etc.) grâce à l’action de micro-organismes (bactéries, champignons,  …) et de petits animaux (vers de terre, insectes, cloportes, nématodes, …). Ce processus aboutit à la production d’un compost riche en éléments nutritifs, idéal pour fertiliser les jardins, les potagers ou les plantes d’intérieur. Un composte ne contenant aucun débris de plastiques. Celui issu du tri mécanobiologique est dirigé vers les décharges ou vers l’incinération (CSR).

Quels déchets peut-on composter ?

  • Épluchures de fruits et légumes
  • Marc de café et filtres en papier
  • Coquilles d’œufs écrasées
  • Fleurs fanées
  • Tontes de gazon (en petite quantité)
  • Feuilles mortes
  • Petites quantités de papier essuie-tout non imprimé

À éviter : les restes de viande, de poisson, les produits laitiers, les huiles et les produits chimiques, qui peuvent attirer les nuisibles ou perturber la décomposition.

Comment composter ?

  1. Choisir un emplacement : Installez un composteur dans votre jardin ou sur votre balcon. Choisissez un endroit bien drainé et à l’abri du vent.
  2. Alterner les couches : Mélangez des matières vertes (riches en azote, comme les épluchures) et des matières brunes (riches en carbone, comme les feuilles mortes ou le carton non imprimé) pour un bon équilibre.
  3. Aérer régulièrement : Retournez le compost avec une fourche ou un aérateur pour oxygéner la matière et accélérer la décomposition.
  4. Surveiller l’humidité : Le compost ne doit être ni trop sec ni trop humide. Ajoutez de l’eau ou des matières sèches si besoin.

Les avantages du compostage

  • Réduction du volume des déchets : Près de 30 % des déchets ménagers peuvent être compostés.
  • Production d’un engrais naturel, un amendement :le compost améliore la qualité du sol, favorise la croissance des plantes et limite l’utilisation d’engrais chimiques.
  • Préservation de l’environnement : le compostage contribue à diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées à l’incinération ou à l’enfouissement des déchets.
  • Économie : moins de déchets à traiter, moins de frais pour la collectivité, et un engrais gratuit pour le jardinier !

Compostage en appartement : c’est possible !

Même sans jardin, il est possible de composter ses déchets grâce au lombricompostage. Ce système utilise des vers spécifiques pour transformer les matières organiques en compost et en « thé de compost », un engrais liquide.

Conclusion

Le compostage des déchets ménagers est un geste simple et accessible à tous, qui permet de réduire notre impact environnemental tout en enrichissant la terre. Adopter le compostage, c’est agir concrètement pour l’environnement, au quotidien.




Un déchet, c’est quoi ?

Objectif : nous voulons donner la définition, les types et les enjeux des déchets

Qu’est-ce qu’un déchet ?

Un déchet est tout résidu, matériau ou objet dont le propriétaire souhaite se débarrasser ou dont l’utilisation initiale est terminée. Les déchets peuvent provenir de diverses sources telles que les ménages, les industries, les commerces, l’agriculture ou les activités médicales.

Les différents types de déchets

  • Déchets ménagers : produits par les foyers, ils incluent les ordures ménagères, les emballages, le verre, les papiers, etc.
  • Déchets industriels : issus des activités de production, ils peuvent être solides, liquides ou gazeux et parfois dangereux.
  • Déchets dangereux : contiennent des substances nocives pour la santé ou l’environnement (piles, solvants, produits chimiques, etc.).
  • Déchets verts : résidus de jardinage et d’espaces verts (feuilles, branches, tontes de pelouse).
  • Déchets médicaux : produits par les établissements de soins (seringues, médicaments périmés, etc.).
  • Déchets électroniques : équipements électriques et électroniques hors d’usage (ordinateurs, téléphones, électroménager).

La gestion des déchets

La gestion des déchets regroupe l’ensemble des opérations visant à réduire, collecter, trier, transporter, traiter et valoriser les déchets. Elle comprend :

  • La réduction à la source : limiter la production de déchets dès la conception des produits.
  • Le tri et la collecte : séparer les déchets selon leur nature pour faciliter le recyclage ou le traitement.
  • Le recyclage : transformation des déchets en nouveaux produits ou matières premières.
  • La valorisation énergétique : incinération des déchets non recyclables pour produire de l’énergie.
  • La mise en décharge : enfouissement des déchets ultimes qui ne peuvent être valorisés.

Les enjeux liés aux déchets

La gestion des déchets est un enjeu majeur pour la préservation de l’environnement et de la santé publique. Une mauvaise gestion peut entraîner la pollution des sols, de l’eau et de l’air, favoriser la propagation de maladies et contribuer au réchauffement climatique.

Les citoyens, les entreprises et les collectivités sont tous concernés par la réduction et le tri des déchets. De nombreuses campagnes de sensibilisation encouragent l’adoption de gestes écologiques tels que le recyclage, le compostage, ou encore la réutilisation des objets.

Conclusion

Les déchets font partie intégrante de notre quotidien. Mieux les comprendre et les gérer permet de limiter leur impact négatif sur l’environnement et de contribuer à une société plus durable.

 




On nous enfume avec la chaudière à CSR

Des vessies pour des lanternes

Une décharge à ciel ouvert
Une décharge à ciel ouvert

Montpellier-Métropole soumet ce mardi 2 avril 2024 son projet controversé de chaudière à CSR à établir sur le site d’Amétyst (unité de méthanisation). Nous signalons que ce projet funeste de Monsieur Michaël Delafosse, Président de MMM et Maire de Montpellier est habillé et paré de tous les mérites que d’habiles industriels font miroiter dans son entourage de Maire-Président. Il s’agit de rhabiller avec des terminologies nouvelles le vulgaire incinérateur d’ordures ménagères que feu Georges Frèche voulait implanter dans la quartier de Garosud, en 2003. Les écolos de l’époque avaient réussi à le persuader d’implanter une unité de méthanisation. Ce projet, à l’époque, prévoyait le tri à la source des déchets. Il a été dévoyé en usine de tri-mécanobiologique (TMB) où les idustriels prétendaient remplacer la main du citoyen-citoyenne-trieur-trieuse par un ensemble mécanique. Il ont fabriqué une usine méthanisant un mélange de résidus de plastiques et de diverses cochonneries bonne à être incinérées, mélange baptisé CSR ou combustible solide de récupération. Il est vrai que le geste citoyen du tri ne rapporte rien aux industriels !

EELV contre les CSR

On a trop vite oublié que Monsieur le Maire-Président est un « bébé-Frèche », un maître dans l’art de jouer sur les mots, de nous faire passer des vessies pour des lanternes, élevé et formé au sérail de feu Georges Fréche, dans l’art d’enfumer ses interlocuteurs, notamment les écologistes. Il a été élu sur un programme écologiste, M. François Vasquez s’est fait empailler avec ses ami(e)s qui l’ont soutenu. Avant lui d’autres se sont fait prendre aux piège des belles paroles et se sont fait manger la laine sur le dos. Nous aussi avons cru à l’arrêt du bétonnage de Montpellier et de sa métropole. Jamais il n’y a eu autant de béton qui a coulé sur les friches urbaines de notre bonne ville de Montpellier.Cest de l’écoblanchiment, de l’enfumage, de l’esbrouffe. Une escroquerie intellectuelle. Dommage ! 

L’esbrouffe de la chaudière à CSR de 3M

Le vrai bilan de l’incinérateur selon Dany Dietmann

Au lieu de poursuivre le programme de tri-séparation à la source des biodéchets en vue de leur méthanisation et compostage, Monsieur le Maire-Président a écouté les Sirènes des industriels lui présentant un vulgaire incinérateur à ordures ménagères comme une inoffensive chaudière brûlant du CSR. On joue sur les mots ! On change de vocabulaire, comme on a rebaptisé unite de méthanisation une usine à tri mécanobiologique laquells nous a coûté la peau du dos et des fesses réunies. Peuh ! Une pincée de millions d’euros ! On va en rajouter davantage pour une chaudière-incinérateur de CSR, installations dont nous connaissons les nuisances graves pour la santé ! On joue sur les mots et on fait passer le suppositoire ! Sans enquête d’utilité publique comme le voudrait la loi ? Nous exigeons une EUP !

Nous ne nous laisserons pas faire : soutenons le tri à la source, la collecte séparative des biodéchets, la méthanisation et le compostage des biodéchets provenant du tri à la source avec comme ccorollaire  l’interdiction de production des CSR et de leur incinération.

Un projet d’incinérateur a déjà été combattu dans le passé, il resurgit sous un autre nom ! Jouer sur les mots est une longue habitude chez MMM. Après la dévastation-éventration des rues, boulevards et avenues de Montpellier au prétexte de faciliter la VELO(rution) avec les pistes cyclables sans ou peu de cyclistes, les voies de circulation thrombosées, voila l’incinérateur en milieu urbain qui refait surface à Montpellier-la-Surdouée, baptisé chaudière à CSR !

Raymond GIMILIO
Président de l’Observatoire Déchets-Environnement-Santé (ODAM)




Retour sur les PFAS (Pifasses) en Hérault

PFAS : UNE MENACE POUR LA SANTÉ PUBLIQUE

Nocives pour la santé, mais aussi pour leurs extrêmes persistances dans l’environnement, à un niveau dangereux, les pollutions aux PFAS sont présentes sur la Commune de Lattes. Le LEZ enregistre un taux de PFAS plus de 5 fois supérieur à la dose considérée par les experts comme dangereuse pour la santé de l’homme.

La France ne réglemente aucun PFAS dans le contrôle des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine. La réglementation française des émissions industrielles encadre encore trop peu les rejets en PFAS (perfluoroalkylés et polyfluoroalkylés) et leur suivi en banques de données est quasi-inexistant. Concernant le contrôle de la contamination des milieux aquatiques, seul le PFOS  (perfluoroctane sulfonates, qui est un produit chimique du groupe PFAS) fait l’objet de fixation d’une Norme de Qualité Environnementale européenne. Il n’existe pas de réglementation européenne ni française portant sur les PFAS dans les sols, ni de critères de qualité des sols pour les PFAS. La situation est identique en matière de qualité de l’air.

Les analyses de PFAS dans les eaux de surface et souterraines des réseaux des agences de l’eau sont stockées respectivement dans les banques de données NAIADES et ARES. Les données sont plus rares sur d’autres matrices : le PFOS et des fluorotélomères ont été détectés dans les sédiments, notamment au voisinage des aéroports ou de sites de lutte contre l’incendie.

L’Union Européenne s’engage contre la pollution aux PFAS et vers l’interdiction de substances chimiques nocives pour la santé et l’environnement :

  • Les restrictions de substances chimiques s’inscrivent dans l’objectif de la Commission de « garantir un environnement sans substances toxiques » à l’horizon 2030. (Source : rapport Vie Publique, remis le 14 avril 2023)

OÙ SONT LES CINQ SITES POLLUES A UN NIVEAU DANGEREUX DANS L’HÉRAULT ?

Les experts, interrogés dans le cadre de l’enquête, considèrent qu’une contamination est jugée dangereuse pour la santé quand elle dépasse les 100 nanogrammes par litre. Dans la cartographie interactive publiée par le quotidien français « Le Monde », 10 sites sont contaminés dans l’Hérault dont cinq à des niveaux dangereux (17.000 en Europe dont 2.100 à des niveaux dangereux). Ils présentent des concentrations de PFAS entre 500 à 600 nanogrammes par litre. Il s’agit du Vidourle au niveau de Marsillargues (574,8), du Lez à Lattes (574), le Pallas à Mèze (566), la Mosson à Villeneuve-lès-Maguelone/Lattes (559,3) et le Salaison à Mauguio (537,4).

Au fur et à mesure que des données sur les effets des PFAS sont collectées, le tableau se noircit. Le Monde indique que cela peut passer par une diminution du poids des bébés à la naissance, de la réponse immunitaire aux vaccins chez les enfants, par augmentation des risques de cancers du sein ou des testicules ainsi que par une hausse du taux de cholestérol.

EXTENSION DE LA STATION D’EPURATION MAERA A LATTES :

Avec l’ensemble des pollutions concentrées dans l’environnement de la station d’épuration MAERA située à la Céreirède à Lattes et sur une zone inondable, comment peut-on nous proposer un projet concernant la création d’une unité d’incinération des boues sur ce site ? N’y aurait-il pas une irresponsabilité des décideurs de Montpellier Métropole ?

Il n’existe pas non plus en France de valeur réglementaire concernant les concentrations de dioxines dans l’air ambiant et dans les retombées atmosphériques. Les différents polluants émis par l’incinération se retrouvent dans l’environnement par différentes voies. Une partie de ces substances chimiques est « bioaccumulée », c’est-à-dire qu’elles sont intégrées en l’état par les éléments naturels qui deviennent alors des sources de contamination potentielle pour l’homme.

Les micropolluants sont des substances d’origine naturelle ou artificielle modifiant la nature des réactions biochimiques fondamentales, portant ainsi atteinte à l’environnement bien qu’elles soient présentes en concentrations très faibles, de l’ordre du microgramme ou du nanogramme par litre. En fonction de leur nature et de leur concentration dans les eaux, ces substances peuvent être toxiques pour l’homme ou l’environnement. En outre, leurs effets ne sont pas nécessairement immédiats ; ils peuvent prendre des années à se manifester. « Ce n’est pas la dose, mais la période d’exposition qui fait le danger ».

Etiage du Lez : Le Rhône est très pollué par les perfluorés, comment l’eau du bas Rhône qui sert à l’étiage du Lez ne serait-il pas ?

https://tribunedelyon.fr/societe/la-consommation-doeufs-et-de-volailles-de-particuliers-non-recommandee-dans-quatre-communes-du-sud-lyonnais/

La décontamination des milieux pollués étant techniquement très difficile et coûteuse, certains PFAS émis aujourd’hui pourraient encore être présents dans l’environnement dans un siècle, ce qui représente une menace pour les générations actuelles et futures.

Conformément à la directive européenne sur l’eau de 2020 et selon l’arrêté du 30 décembre 2022, la recherche des PFAS doit être intégrée dans le contrôle sanitaire normal de l’eau potable distribuée depuis le 1er janvier 2023.

Montpellier Métropole communique sur la qualité des eaux de la source du Lez pour les recherches sur la qualité de son eau qui ne montrent pas de souci lié aux PFAS, ni à la non-conformité d’autres polluants ou pesticides. Par-contre, je n’ai pas connaissance d’une communication sur les problématiques des pollutions du Lez dans la traversée de Lattes ?

Jacky Chanton