Ni TMB-CSR ni chaudière-incinérateur

Introduction

Le groupe SUEZ Environnement va cesser le 31 décembre 2025 de gérer l’usine de tri mécanobiologique de Montpellier-Métropole (TMB-3M) baptisée « Amétyst ». Après 17 années de gestion par la filiale SUEZ RV Énergie. La décision a été prise le mercredi 16 juillet 2025 au cours d’une réunion du Conseil de la Métropole. Nous avons lu le compte-rendu fait par M. Cédric Nithard (25 juillet 2025 sur le site de actu.fr « Grand format »), sous le titre « Métropole de Montpellier : Ametyst passe de Suez à Urbaser et file vers le CSR ».

Le CR montre (p. 3/23) une hoto des salariés d’Ametyst devant les locaux du conseil de Métropole (© CN / Métropolitain) traitant Ametyst « d’usine au rabais » ? Dés le début à l’ODAM, nous avons dénoncé cette création comme dévoyée du modèle suisse qu’on nous faisait miroiter.

L’Observatoire des déchets a été parrainé par la défunte Association des Contribuables de l’Hérault (ACH34). Sa présidente, la combattante feu Madame Martine Petitout (V) avait flairé une grosse arnaque cachée derrière une prétendue réalisation écologique. Il y a eu un bel enfumage des écologistes « peau de lapin » (Roumegas et Stamm) alliés de circonstance de feu Georges Frèche. Georges (Jordi Freixh en occitan) s’était vanté de nous avoir évité l’installation d’un incinérateur d’ordures ménagères en le remplaçant par une unité de méthanisation, « en ville », quartier de Garosud.

Cette usine nous a coûté cher, très cher. Ce n’est pas au rabais pour les financements, très gros financements, réalisation calamiteuse. Rappelons ici que l’unité de méthanisation Ametyst a été qualifiée par les très sérieuses Cours des comptes (nationale et régionale) comme « un fiasco économique et technique ».

Le projet Ametyst a démarré en 2002 pour un montant de 63 millions d’€uros. Un an après 2007 et 67 millions d’€uros, l’usine était livrée par Vinci-Environnement mais il a fallu attendre plus de 5 ans et atteindre 130 millions d’€uros (150 M€ selon certains) pour réceptionner ce que les Cours des comptes (nationale et régionale) ont qualifié de fiasco ! Mesdames et Messieurs les salariés d’Amétyst, vous travaillez dans un joyau qui nous a coûté la peau du c… (on dit les fesses pour être poli) !

Les successeurs de Jordi ont bataillé mais il nous a fallu batailler contre l’enfouissement (PIGE de décharge à Fabrègues, décharge de Castries, …). On a dû payer cher, très cher ! Les cendres de notre défunte et incinérée marraine Martine Petitout doivent faire des bonds indignés dans les vaguelettes de la baie de Portofino où elles ont été répandues pour résider éternellement !

Notre doctrine n’a pas changé, commune à plusieurs autres associations.

Rappel de notre doctrine ODAM

Un déchet est une richesse à valoriser. Pour nous, l’enfouissement est proscrit, l’incinération dénoncée comme source de pollution cachée.

Zéro déchet, zéro gaspillage

Zéro déchet est un objectif qui est toujours d’actualité à l’ODAM. Nous avons toujours le même paradigme concernant le traitement des déchets ménagers : nous sommes résolument pour l’objectif zéro déchet par le tri à la source pour séparer :

  • Le biodéchet ou fraction fermentescible des déchets ménagers (FFDM ou FFOM) avec l’abandon de l’appellation « ordure » ou « déchet ».
  • Le reste ou fraction inerte des déchets ménagers (FNFDM ou FNFOM).

Zéro gaspillage

Pour nous, il n’y a pas de déchets résiduels mais le résultat d’un processus attribué à tort à l’incivisme manifeste de mauvais citoyens qui ne veulent pas comprendre l’intérêt du tri. Ce sont plutôt des personnes à qui on n’a pas enseigné correctement les bonnes pratiques. Il s’agit d’un manque total de volonté politiques des pouvoirs publics en place (communes ou communautés de communes). Le temps où on accusait les citoyens, montrés du doigt du fait de leur origine ethnique ou sociale, semble révolu. On les accusait d’être sales et de ne rien faire pour trier.

Le résultat du tri appelé à tort « sélectif » n’est pas un résidu mais une ou plusieurs matières premières à recycler, à réutiliser, à réduire (régle des 3R).. C’est essentiellement du verre, des métaux, des emballages en plastique non souillés par le contact polluant des biodéchets. Lorsque ces derniers fermentent, ils polluent et salissent tout ce qui est au contact, rendant impossible l’application de la règle des 3 R. Le tri à la source évite de construire ou de maintenir en fonctionnement des unités de TMB. Celles-ci fabriquent un compost-déchet bourré de microparticules de verre et de plastiques. C’est ce résidu-là, baptisé CSR, qu’on veut brûler, incinérer, pour chauffer des chaudières à CSR. C’est une telle installation qu’on veut nous mettre en service à Montpellier, attenante à l’unité TMB « Ametyst », dans le quartier de Garosud. Il faut trier à la source et éviter de fabriquer du CSR.

Comment forcer à trier

Le geste citoyen du tri à la source ne suffit pas ! Comme n’a pas suffi la pantomine des « ambassadeusr du tri » envoyés sans formation nous expliquer l’usage des bio-seaux et des pouelles à couvercle orange. Nous l’avons senti passer l’augmentation de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), une des plus chères de France.

Hélas, nous avons pu constater par ailleurs que la responsabilisation du citoyen passe par des mesures contraignantes et financières. Il faut en finir avec la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères calculée forfaitairement sur une donnée purement fiscale appelée « valeur locative » du logement. Elle ne responsabilise rien ni personne. La seule mesure incitative est la mesure (métrologie) du rejet par une puce embarquée dans les emballages de déchets identifiant le producteur du déchet résiduel non trié et une redevance au poids-volume de la poubelle ainsi déposée. Le véhicule de collecte est équipé d’un lecteur qui identifie le rejet et son producteur qui est alors taxé équitablement. On ne taxe plus selon un barème forfaitaire mais bien au poids-volume de produit non trié. C’est efficace ! On peut compléter avec une redevance sur le nombre de rejets (journaliers, hebdomadaires, …). Et on verra avec la pesée embarquée diminuer l’alimentation de l’usine de TMB et sa production de CSR s’étrangler jusqu’à diminuer.

Le recueil et la collecte des biodéchets nécessite l’emploi de conteneurs spéciaux, les compostainers initialement produits pas Schäffer dont on nous a affirmés « ils ne marchent pas ». Nous avons donné la preuve contraire.

Ce n’est pas de la science absconse et incompréhensible mais du bon sens et de l’observation de ce qui se fait ailleurs.

Il faut une volonté politique forte. Qui appliquera les préconisations de Monsieur René Revol de faire de Montpellier un sosie de la ville de Parme, de San-Francisco ou de la Suisse ?

Le traitement de la FFOM-biodéchets

Deux alternatives sont à considérer. Le compostage des biodéchets ou la méthanisation des biodéchets. Ces deux modes de traitement aboutissent au même résultat : la production d’un compost noble, propre, sans microparticules nocives (verre, plastiques, métaux. …). Il y a eu un commencement de réalisation avec distribution de composteurs pour maisons individuelles, dans des quartiers (square du Père Bonnet à Figuerolles), dans des copropriétés à jardins (Estanove), etc. Ces réalisations ont été « encouragées » du bout des lèvres, elles privent le TMB Ametyst de son alimentation en biodéchets. On freine. Qui lèvera le pied du frein ?

Notre écologie

À l’ODAM, notre écologie repose sur le bon sens des membres compagnons de route dont certains ne sont plus là. J’ai trop souvent fait état de mon doctorat (1971) et de mes 16 années de détachement auprès du Ministère de l’Environnement (Paris). Cette écologie-là a été nourrie par de nombreux contacts professionnels en France et dans le monde (San-Francisco-USA, …), par les livres de René Moletta (INRAE) et ceux de Dany Dietmann (Professeur de Sciences de la vie et de la Terre, Maire de Manspach, communauté de communes des Porte d’Alsace). Il m’écrivait en dédicace de son livre « Déchets ménagers : Le jardin des impostures » (L’Harmattan, 20025) « L’avenir progresse, là où l’intelligence est respectée. Ce n’est pas le cas de l’incinération ».

Nous nous sommes enrichi sur le sujet par nos réunions dans l’Hérault du Collectif InterAssociatif de l’Hérault (récemment dissous, hélas).

Le tri mécanobiologique (TMB) qui se pratique à Montpellier (Ametyst) est une imposture et son constructeur initial un imposteur. La cour des comptes l’a bien compris mais c’est un bouledogue muselé, un tigre sans griffes. Ses avis sont rarement suivis d’effet et tombent à plat dans l’infifférence générale.

Usine à produire du combustible

Nous sommes en présence d’un monstre ! En février 1917, l’association ZW France (Zero Waste) publiait trois dossiers sur les usines à TMB ainsi qu’un petit livre vert « Zéro déchet. Zéro gaspillage » (2014).

Quesaco TMB ? C’est plus très exactement le tri mécano-biologique. Là réside une grosse arnaque intellectuelle : prétendre séparer mécaniquement les biodéchets et les déchets inertes mélangés, à la source) au sein des poubelles grises de ménages. Ametyst est une usine de tri mécano-biologique avec ses BRS (bioréacteurs-stabilisateurs), ses trommels (tambours), ses tables vibrantes et ses méthaniseurs suisses ! (Kompogas AG : c’est de la mécanique helvètique nous affirmait-on la bouche en coeur !). Une mécanique très coûteuse ! Ce genre d’usine a été décrié avec des performances médiocres, incapables d’extraire efficacement les déchets recyclables des poubelles, hormis les métaux (ferreux et non-ferreux). Le compost sortant de ces unités-usines est d’une qualité largement décriée au regard de la norme NFU 44051 d’application obligatoire mais appliquée avec laxisme. ZW, après des années d’alerte (nous faisons partie de ces lanceurs d’alertes) a relevé la nécessité de renforcer cette norme (conclusion des état généraux de l’alimentation).

C’est ce compost bourré de microparticules de verre et de plastiques qui a été déversé dans nos vignes et nos plantations, disait M. René Revol. On en a enfoui et incinéré (Lunel-Viel Ocréal, Calces-P.O., Castries, …) loin de Montpellier. Qu’en faire de ce déchet secondaire ? On va le « valoriser » en le renommant « COMBUSTIBLE SOLIDE DE RÉCUPÉRATION ». On a inventé le concept de « CHAUDIÈRE À CSR » ! Pour chauffer une chaudière, il faut brûler un combustible. On en a trouvé un : le CSR. Faire brûler du CSR ou incinérer du CSR ? Où est la différence ? Par un jeu subtil de mots, on déguise un incinérateur en chaudière ! Le tour de passe-passe sémantique est joué ! Le CSR est néanmoins et sémantiquement un déchet produit par le TMB et qu’on va brûler.

Les oppositions du 16 juillet 2025

A part les manifestations de salariés inquiets d’un changement d’employeur, nous avons lu avec intérêt les échanges, rapportés par la presse et en particulier par « Actu.fr Métropolitain ». Ils ont été très animés. Nous laissons à nos lecteurs le soin de les lire et d’en tirer leur substance

Relevons une erreur : on ne va pas « transformer » Ametyst en chaudière à CSR, on va lui ajouter une installation à brûler les CSR. Combinée, c’est juré-promis avec une implémentation sérieuse de la politique-stratégie « Zéro déchets ».

On nous avait pourtant, sans rire, affirmé que le zéro-déchets était impossible ! Qui disait cela ? Devinez ? Ceux qui nous ont conduit au fiasco actuel (nous ne les nommerons pas). Merci Monsieur René Revol (maire LFI de Grabels, vice-Président délégué à la gestion raisonnée, écologique et solidaire de l’eau et de l’assainissement et à la collecte, tri, valorisation des déchets et de la politique zéro déchet : ouf ! une sacrée casquette) d’avoir reconnu « une situation catastrophique à Montpellier » et reconnu que « les décennies passées ont été un véritable fiasco en matière de gestion des déchets ». Merci d’avoir développé « l’importance de la réduire les déchets à la source, du tri e du recyclage ». À l’ODAM (et au CIDES34), il y a 15 ans (et plus : 50 ans ?) que nous affirmons tout ce que vous préconisez maintenant. Vous avez changé de paradigme ! Vous avez repris ce que nos arguments puisés à la source de l’Écologie scientifique, la vraie, l’inimitable, celle dont j’ai reçu de mes maîtres en 1967-1971 à l’Université des Sciences et Techniques du Languedoc (Montpellier). Pas la fausse écologie politique et politicienne des « écolos peau de lapin » qui nous ont collé « Amétyst ». À l’ODAM, notre écologie repose sur le bon sens de mes compagnons de route dont une partie n’est plus de ce monde. J’ai toujours mis en avant mon doctorat (1971), mes maîtres et mes collègues. Cette écologie-là a été nourrie par de nombreux contacts professionnels en France et dans le monde (San-Francisco-USA, …), par les livres de René Moletta (INRAE) et ceux de Dany Dietmann (Professeur de SVT, Maire de Manspach, communauté de communes des Porte d’Alsace). Il m’écrivait en dédicace de son livre « Déchets ménagers : Le jardin des impostures » (L’Harmattan, 20025) « L’avenir progresse, là où l’intelligence est respectée. Ce n’est pas le cas de l’incinération ».

Est-ce l’approche des élections municipales en 2026 qui a provoqué cette avalanche de bonnes résolutions ? Pour amener à caresser dans le sens du poil ceux qui se sont mobilisés pour le presque Zéro déchet dans des quartiers populaires ? Les graines que nous avons semées sont-elles en train de lever ? Nous serons heureux que les familles citées à La Mosson amplifient leur mobilisation sur le Zéro déchet et continuent d’améliorer leur action au sein des habitats sociaux. Dans cette tirade de René Revol, y-aurait-il un coup de flatterie, de la flagornerie électoraliste, en vue des élections municipales prochaines ? Nous, à l’ODAM, ne faisons pas de politicaille. Nous avons lu récemment que, en 2024, le taux de prélèvement de la TEOM avait grimpé à 14,62% soit une augmentation de 2,27 points. Pourquoi une telle grimpette ? A quoi sert cette taxe ?

Conclusion

Une chaudière à CSR : une fausse bonne solution ! Nous sommes dans une situation où « LA PUISSANCE PUBLIQUE » nous a imposé une belle imposture. Comme l’écrivait Dany Dietmann, un jardin d’impostures a bien été cultivé et engraissé par la complaisance, l’ignorance, la complicité de ceux qui se sont succédés depuis plus de 50 ans (communes, district, agglo, métropole, …). Il y a eu un déni de ce que la jeune science écologique nous enseignait, contre les affirmations erronées de certains techniciens et industriels avides de nous pigeonner et de faire de nous des cobayes !

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM

 




On nous enfume avec la chaudière à CSR

Des vessies pour des lanternes

Une décharge à ciel ouvert
Une décharge à ciel ouvert

Montpellier-Métropole soumet ce mardi 2 avril 2024 son projet controversé de chaudière à CSR à établir sur le site d’Amétyst (unité de méthanisation). Nous signalons que ce projet funeste de Monsieur Michaël Delafosse, Président de MMM et Maire de Montpellier est habillé et paré de tous les mérites que d’habiles industriels font miroiter dans son entourage de Maire-Président. Il s’agit de rhabiller avec des terminologies nouvelles le vulgaire incinérateur d’ordures ménagères que feu Georges Frèche voulait implanter dans la quartier de Garosud, en 2003. Les écolos de l’époque avaient réussi à le persuader d’implanter une unité de méthanisation. Ce projet, à l’époque, prévoyait le tri à la source des déchets. Il a été dévoyé en usine de tri-mécanobiologique (TMB) où les idustriels prétendaient remplacer la main du citoyen-citoyenne-trieur-trieuse par un ensemble mécanique. Il ont fabriqué une usine méthanisant un mélange de résidus de plastiques et de diverses cochonneries bonne à être incinérées, mélange baptisé CSR ou combustible solide de récupération. Il est vrai que le geste citoyen du tri ne rapporte rien aux industriels !

EELV contre les CSR

On a trop vite oublié que Monsieur le Maire-Président est un « bébé-Frèche », un maître dans l’art de jouer sur les mots, de nous faire passer des vessies pour des lanternes, élevé et formé au sérail de feu Georges Fréche, dans l’art d’enfumer ses interlocuteurs, notamment les écologistes. Il a été élu sur un programme écologiste, M. François Vasquez s’est fait empailler avec ses ami(e)s qui l’ont soutenu. Avant lui d’autres se sont fait prendre aux piège des belles paroles et se sont fait manger la laine sur le dos. Nous aussi avons cru à l’arrêt du bétonnage de Montpellier et de sa métropole. Jamais il n’y a eu autant de béton qui a coulé sur les friches urbaines de notre bonne ville de Montpellier.Cest de l’écoblanchiment, de l’enfumage, de l’esbrouffe. Une escroquerie intellectuelle. Dommage ! 

L’esbrouffe de la chaudière à CSR de 3M

Le vrai bilan de l’incinérateur selon Dany Dietmann

Au lieu de poursuivre le programme de tri-séparation à la source des biodéchets en vue de leur méthanisation et compostage, Monsieur le Maire-Président a écouté les Sirènes des industriels lui présentant un vulgaire incinérateur à ordures ménagères comme une inoffensive chaudière brûlant du CSR. On joue sur les mots ! On change de vocabulaire, comme on a rebaptisé unite de méthanisation une usine à tri mécanobiologique laquells nous a coûté la peau du dos et des fesses réunies. Peuh ! Une pincée de millions d’euros ! On va en rajouter davantage pour une chaudière-incinérateur de CSR, installations dont nous connaissons les nuisances graves pour la santé ! On joue sur les mots et on fait passer le suppositoire ! Sans enquête d’utilité publique comme le voudrait la loi ? Nous exigeons une EUP !

Nous ne nous laisserons pas faire : soutenons le tri à la source, la collecte séparative des biodéchets, la méthanisation et le compostage des biodéchets provenant du tri à la source avec comme ccorollaire  l’interdiction de production des CSR et de leur incinération.

Un projet d’incinérateur a déjà été combattu dans le passé, il resurgit sous un autre nom ! Jouer sur les mots est une longue habitude chez MMM. Après la dévastation-éventration des rues, boulevards et avenues de Montpellier au prétexte de faciliter la VELO(rution) avec les pistes cyclables sans ou peu de cyclistes, les voies de circulation thrombosées, voila l’incinérateur en milieu urbain qui refait surface à Montpellier-la-Surdouée, baptisé chaudière à CSR !

Raymond GIMILIO
Président de l’Observatoire Déchets-Environnement-Santé (ODAM)




Zéro déchet v:s CSR

Nous reproduisons un estrait d’un mail reçu de nos amis des Riverains de Garosud.


Alerte écocide !

Une délibération concernant la construction d’une filière CSR avec une chaudière à plastiques en milieu urbain [quartier Garosud]. Cette délibération sera soumise au vote du prochain Conseil de Métropole.

Cette option est antinimique avec la stratégie Zéro Déchet [prévention des déchets, tri à la source, collecte séparative et méthanisation des biodéchets]. Rappelons que cette option a été amenée par les écologistes aux dernières élections municipales, soudant un accord d’entre deux tours avec la majorité socialiste et votée à l’unanimité en Conseil de métropole en mars 2022.
Cette décision du Maire-Président Michaël Delafosse est une atteinte à la justice sociale et environnementale car un large bassin de vie sera concerné par cette filière anachronique aux conséquences finacières et environnementales gravissimes.

A vos agendas

Vous êtes invités :

  • mercredi 6 mars 2024, 19h au Carroussel, 9 cours Gambetta (Montpellier),
  • jeudi 7 mars 2024, 18h, Espace Jean Penso, Place Max Leenhardt (Clapiers),
  • mardi 12 mars 2024, 19h, La Carmagnole, 10 rue Haguenot (Montpelier)

A bientôt, Adèle Blancsec




De qui se moque-t-on ?


Bioseau 2022

La question « de qui se moque-t-on » s’est posée pour la diaine de citoyens réunis le 29 décembre 2022 à la salle « Pelloutier » de la Coupole Sud du 15 place Zeus à Montpellier.

En qualité de membre du Conseil de quartier Centre, j’ai reçu un courriel (mail) daté du 23 décembre 2022 19h44 (je cite) :

« Monsieur,

De nombreuses évolutions se dessinent en matière de collecte des déchets. Elles correspondent à de nombreux engagements pris devant les Montpelliérains : hausse de la collecte des bacs jaunes et donc hausse du tri sélectif, zéro déchets au sol.

Avant la mise en place, le 4 janvier prochain, Montpellier Méditerranée Métropole convie les conseils et comités de quartier concernés à une réunion d’information :

Jeudi 29 décembre de 18h à 19h30, à la salle Pelloutier, située à La coupole Sud 15 place de Zeus Montpellier.

Cordialement,».

Le tout signé par la Direction des Relations institutionnelles et de l’Évênement (tel. 04 67 34 71 31) quecequsa ?

Je suis arrivé à 17h55 et découvre une immense salle et une dizaine de personnes éparpillées dans les cinq premiers rangs de la rangée centrale. Sur l’écran, un message « La collecte des déchets évolue dans le centre de Montpellier et les faubourgs » et l’identité des deux intervenants Jean-David Cadet et Karl Abram. 

18h25 La salle s’énerve

Sur l’estrade, on s’interroge. Je brandis la convocation et précise que la réunion était convoquée pour 18h00, ce que nos intervenants semblent ignorer ?

Dans la salle, on demande où sont les élus ? Où est Monsieur François Vasquez ? En congés ? Mauvaise réponse ! La salle s’énerve : on nous a convoqués un 29 décembre, en pleine période de congés, c’est irresponsable. Ces gens sont payés sur nos impôts locaux, sur une Taxe d’enlèvement des ordures ménagères, dans une ville ravagée par la saleté de ses rues et de ses squares, par les travaux qui défoncent les rues.

Les deux intervenants se présentent et tentent d’imposer leur conduite des exposés. La salle s’énerve et les invectives fusent.

Je me présente comme Président de l’ODAM, secrétaire du comité de quartier « Figuerolles autrement », membre du comité de quartier Centre et membre du Conseil de développement de Montpellier-Métropole (CODEV). Je cite la saleté qui règne sur la placette du Mas-de-Merle de la Cité Gély ! Un espace vert qui sert de dépôtoir et des poubelles absentes. Je quitte la salle rejoint pas deux autres participants.

Nous n’en resterons pas là !

Votre Président
Raymond GIMILIO




Le compostage : qu’est-ce que c’est ?

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Nous empruntons à l’Association France-Nature-Environnement les définitions et le savoir-faire. «Le compostage est un processus de transformation des déchets organiques (déchets de cuisine, déchets verts et de bois) par des champignons microscopiques, vers de terre, crustacés (cloportes), …, en un produit comparable au terreau : le compost. Le compost est un amendement organique naturel à utiliser directement dans son jardin.» Le compostage individuel est facilité par la distribution «gratuite» de composteurs individuels, sur tout le territoire de l’Agglomération de Montpellier. Il faut s’adresser aux Maisons de l’Agglomération.

A côté des systèmes de compostage individuels, il existe des systèmes semi-industriels ou industriels traitant des volumes importants. Il existe à Montpellier une plate-forme de compostage de déchets verts de jardins (Grammont) qui fonctionne à la satisfaction de ses usagers. Tout résident de l’Agglomération peut aller y retirer du compost pour son usage personnel, à condition de produire son Pass-Agglo.

NB. : Cette plateforme semble avoir disparu en 2012, les déchets verts étant, semble-t-il, utilisés par l’usine de traitement d’ordures ménagères « Ametyst » pour structurer le futur stabilisat issus de la ligne de traitement des déchets résiduels (OMR, poubelle grise), avant injection dans les méthaniseurs. Il faut donc parler au passé.

28/01/2022 : Montpellier-Métropole inaugure un composteur collectif avec un nouveau paradigme, en présence de M François Vasquez.

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Le tri citoyen c’est à la source

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Jeter des déchets en vrac dans une poubelle sans aucun tri à la source est un geste facile. Il dénote un manque total d’éducation à la protection de l’environnement.

C’est ainsi qu’est né le concept de tri et sa mise en oeuvre par nos décideurs politiques, pas plus éduqués que la majorité de leurs administrés. Il consiste à mettre à disposition des habitants deux poubelles :

  • déchets non recyclables, putrescibles (bioseau) ;
  • déchets recyclables (poubelle jaune).

La première catégorie reçoit les déchets organiques, ce qui fermente, le fermentescible. Ces déchets se décomposent, ils dégagent des odeurs désagréables. Il faut les éliminer! L’appellation «non recyclables» est une aberration  grave. Elle entraîne l’incinération de ces déchets.

La seconde catégorie recueille pêle-mêle des cartons, des papiers, des plastiques, en principe propres, susceptibles d’être séparés et traités selon une filière appropriée à chacun.

Plus de poubelle grise ! ou le moins possible !

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Le Lanceur d’alerte

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4e forum régional de l’économie circulaire en Occitanie

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Le 4e forum régional sur l’économie circulaire en Occitanie a eu lieu à Montpellier et à Toulouse, simultanément par liaison téléconférence.
L’ODAM était présent et a suivi avec intérêt les travaux de la matinée du 30 novembre dans le Grand amphithéatre de la Faculté d’Économie de Montpellier (Espace Richter, avenue Raymond Dugrand). La journée était consacrée à la rencontre, au partage, aux échanges et à la réflexion sur des différents axes de Plan Régional d’Actions en faveur de l’Économie Circulaire. J’ai participé par téléconférence à un atelier le 1er décembre suivant.
Le 30 novembre, nous avons écouté aec intérêt et attention Monsieur François Vasquez nous exposez l’action locale à Montpellier et sa métropole de la mise en oeuvre de l’écoomie circulaire face à l’économie linéaire avec des applications concrétes notamment dans le traitement vertueux des déchets.
Nous soutenons cette nouvelle politique.
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Le président

Raymond  GIMILIO

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A l’approche des prochaines élections municipales

Amétyst est dénoncé par la candidate EELV Clothilde OLLIER à la mairie de Montpellier lors des prochaines élections municipales. Est-ce la fin d’Amétyst et de Maera qui est annoncée ?

Á l’ODAM, nous ne faisons pas de politique partisane et politicienne mais nous observons depuis 14 ans la politique des déchets (déchets ménagers et eaux usées) que mène depuis plus de 30 ans la collectivité territoriale (District puis Agglo et Métropole). Ce fut feu Georges Frèche puis ses successeurs (M. Moure puis M. Saurel) qui de manière obstinée ont mené une politique catastrophique et coûteuse que nous, ODAM, n’avons cessé de combattre tout en proposant des alternatives réellement écologiques. Nous faisons de la politique au sens noble du terme, l’intérêt pour les affaires de nos cités, en bons citoyens. Nous avons été ignorés malgré les bases scientifiques sur lesquelles nous nous basons. Nous avons bataillé pour fonder le CIDES34, collectif citoyen.

Un des nôtres, porte-parole de l’Association des Riverains de Garosud et porte-parole du CIDES34, représentant à la Commission de Suivi de Site (CSS) de l’usine Amétyst, j’ai nommé François VASQUEZ, vient de s’engager aux côtés de la candidate tête de liste EELV. Clothilde OLLIER lui a donné carte blanche. L’objectif est d’obtenir, enfin, qu’une politique vraiment écologique et rationnelle soit appliquée pour le traitement des déchets de Montpellier-Métropole. Ainsi, François a suivi le conseil qui lui avait été donné lors d’une séance de la CSS : faire changer la politique par les élections. Merci François et Clothilde.

Mauvais perdant, le candidat évincé par la primaire EELV, Jean-Louis ROUMEGAS, a décidé de présenter une liste concurrente. Nous ne manquerons pas de lui rappeler plus de modestie et les nombreuses casseroles qu’il traîne derrière lui. Il porte de lourdes responsabilités dans la situation actuelle du traitement des déchets de notre collectivité territoriale.

D’autres portent de lourdes responsabilités dans les options techniques qui ont prévalu depuis ces dernières années. Nous les avons mis en garde, mauvais conseillers des décideurs politiques. Nous sommes surpris de constater que certains élus, chargés notamment de la propreté et des déchets, empoignent un pot de peinture verte et se lancent dans le greenwashing (écoblanchiment). Nous ne voulons pas de regrets tardifs ni de zèle de néophytes de néo-écologistes. Ils devraient comprendre et … dégager ! Les héritiers de feu Georges FRÉCHE et leurs serviteurs ou anciens serviteurs doivent laisser la place. Dégage ! Ils se reconnaîtront. Ils ont exercé le pouvoir, il leur reste quelques semaines aux manettes. Les ralliements tardifs aux propositions que nous faisons depuis 15 ans, nous n’en voulons pas !

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Le webmaster

Raymond  GIMILIO

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Riverains de Garosud : nous relayons un communiqué

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ASSOCIATION DES RIVERAINS  DE LA ZAC DE GAROSUD

Monsieur le rédacteur en chef,

L’heure d’un triste anniversaire approche. Ametyst s’apprête à fêter, seule dans son coin, entre élus et industriels, ses dix ans d’exploitation.

Il est évident qu’aucune association, aucun citoyen soucieux de l’écologie, de la protection de l’environnement et de l’économie des deniers publics ne se joindra aux festivités.

Elle représente l’échec total d’une filière de traitement des déchets dénoncé par deux fois par la Cour des Comptes.

Mercredi 6 juin à 14h30 se tiendra la commission de suivi de site où nos élus voudront encore nous faire croire à une réussite.

Nous tenons à affirmer que les odeurs et les mouches après dix ans, soi-disant d’amélioration, incommodent toujours gravement toute la zone garosud.

Par ailleurs, le procédé qui re-mélange tous les déchets dans l’usine, dont ceux triés séparément comme les biodéchets, est effectif sur une année pleine depuis 2013.

Or, depuis le 10 mars 2016 une loi interdit ce genre de mélange,selon l’article 4 du décret n° 216-288 sur la gestion des déchets:

«Il est interdit de mélanger des biodéchets triés par leur producteur ou détenteur avec d’autres déchets n’ayant pas fait l’objet d’un même tri»

Cette disposition, codifiée au sein de l’article D.543-226-1 du code de l’environnement, établie que le mélange de déchets triés à la source avec un flux non trié, comme les ordures résiduelles, est en contradiction avec le message adressé aux administrés et aux professionnels sur l’utilité de leur tri avec des conséquences inévitablement néfastes sur les pratiques et le geste de tri.

Depuis bientôt deux ans, cette usine fonctionnerait dans l’illégalité.

Nous attendons, à l’occasion de cette prochaine commission, une prise de position claire des autorités préfectorales sur cette situation inacceptable.

Nous célébrerons à notre manière dans les semaines qui viennent cet anniversaire.

Pour les riverains de Garosud,

Le porte parole

 

François Vasquez
06 15 18 23 83

 

 


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Info

Le numéro 46 du magazine « MMMag »  de février 2019 (pages 26-27) a soulevé des cris d’horreur quand je l’ai présenté à mes amis d’une grande fédération de défense de l’Environnement qui a une envergure régionale et nationale.

Bonnet d’âne

Sous le charmant sourire de Mme Valérie BARTHAS-ORSAL, vice-présidente à la prévention des déchets et à la propreté de l’espace public, adjointe au Maire de Montpellier (page 27), il est écrit « En moyenne, chaque habitant de la Métropole produit près de 600 kg de déchets par an. Que ce sont des ordures ménagères collectées au pied des habitations, des encombrants ou résidus divers directement apportés dans les points propreté, ce sont autant de produits à valoriser. ».

Horreur, m’ont dit mes collègues qui venaient des quatre coins de notre ex region LR, 600 kg, quelle horreur ! Ils ont mal lu et de retour devant mon ordi, j’ai relu et compris qu’il s’agirait bien de TOUS nos déchets ! J’ai interrogé l’ADEME et obtenue le chiffre moyen de 360 kg de déchets ménagers par habitant et par an, en France. Tout le monde connait l’expression « Montpellier la Surdouée » et le goût de nos édiles pour les chiffres ronflants ! J’en déduis que 360 ôté de 600 égale 240. Il y aurait, en plus des 360 kg réglementaires moyens, 240 kg d’encombrants ou de résidus divers ! Si je veux bien admettre que je jette 1 kg/jour de déchets ménagers, soit 365 kg/an, je ne me vois pas porter à la déchetterie 4,62 kg d’encombrants par semaine. Mes cartons et autres recyclables sont soigneusement rangés chaque semaine dans la poubelle jaune de mon immeuble, celle qui part vers Déméter. Demeurant en immeuble collectif, je ne peux composter !

C’est bien d’affirmer que le tri des déchets « … il s’agit de l’affaire de tous. » ! Y compris en premier lieu l’affaire des élus et de Mme Barthas-Orsal. Oui, Madame : depuis plus de 14 ans, à Montpellier-la-Surdouée, nous faisons du sur-place, à l’image de ces acteurs de théatre qui chantent « marchons, marchons » et n’avancent pas ! Vous faites de la communication, pas de l’action. Montpellier-Métropole fait de l’éco-blanchiment !

Nous avons dénoncé ici, sur ce site, l’opération de mélange des bio-déchets avec les résultats du tri mécanique, pour «améliorer» le process de l’usine Amétyst, nous avons réussi à en saisir le Préfet. Cause toujours, tu m’intéresse. La loi bafouée, les recommandations de l’ADEME ? Un nouveau centre de tri  va être construit, Déméter II ? Il en faudrait un autre, au minimum ! Il faut fermer le tri mécanique (TMB) d’Amétyst et ne pas renouveler la DSP. Vous vous en moquez !

Il faut changer de logiciel, de paradigme, comme le dit notre ami François Vasquez . Ça déborde, il faut réduire la quantité de déchets.

Même si celà ne plait pas aux industriels et aux sous-marins qui croisent dans les parages de Montpellier-Métropole.

Avec tout le respect que nous vous devons.

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM

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Le président

Raymond  GIMILIO

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