Montpellier, premier centre de recherches en Ecologie de France

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Montpellier, premier centre de recherches en Écologie de France.

En faisant de recherches sur Google sur un ami décédé et dont les obsèques ont été célébrées vendredi 10 à Montpellier (Grammont), je suis tombé sur un article vantant le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (UMR 5175 CNRS, Montpellier). Cet ami et collègue éminent était Jacques Lepart. Ingénieur de recherches, il a été Directeur adjoint du Centre où il avait été recruté en 1970. J’ai été doctorant dans ce Centre, j’y ai soutenu ma Thèse de Sciences Biologiques mention Ecologie en juin 1971. Nous nous sommes croisés. Je suis parti en 1972 au Sénégal et nous nous sommes croisés mais j’ai gardé de lui le souvenir d’un ingénieur enthousiaste, un écologue passionné et compétent. Il est dommage qu’il n’ai pas été promu Chercheur. Nous devions nous revoir alors qu’il était déjà atteint du mal qui allait l’emporter. Je suis tombé malade à mon tour mais pas du même mal, le mien était curable et j’en suis sorti guéri. Le confinement est arrivé. Son mal s’est aggravé et j’a appris son décès le 4 juillet 2020. Il était né en 1947.

Ce chercheur est l’auteur d’un nombre impressionnant de publications. Il était aussi président du conservatoire d’espaces naturels du Languedoc-Roussillon (CNEL-R). C’est aussi un artiste peintre.

Les origines

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Dans les années 1960 s’ouvre à Montpellier, route de Mende, un futur campus de recherches scientifiques, le Centre d’Etudes Phytosociologiques et Ecologiques « Louis Emberger » du CNRS (CEPE). Il devient Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE) en 1988.  Le projet du CEFE vise à comprendre la dynamique, le fonctionnement et l’évolution du vivant, « de la bactérie à l’éléphant », et « du génome à la planète ».

Dans la notice nécrologique de Jacques Lepart, il est écrit « Dans ce cadre, il a mis l’accent dans ses recherches sur la dynamique complexe des paysages et des écosystèmes, dans laquelle les activités humaines jouent un rôle souvent décisif ».

Les relations avec l’environnement territorial

Le CEFE se situe dans un environnement territorial (local) riche en activités humaines où l’influence politique politicienne a agi de manière folle dans les terres issues de la déprise agricole, au nord de Montpellier (vs Georges Frèche et consorts). La doctrine des scientifiques de ne pas se « salir les mains en politique » s’est appliquée avec toute sa rigueur. Les chercheurs sont restés enfermés dans leur tout d’ivoire. Nous connaissons quelques exceptions. L’ODAM a eu un certain temps un de ces éminents chercheurs parmi ses membres. Sa propriété au nord de Montpellier a été menacée par les programmes d’urbanisation forcée de densification urbaine (zone de Malbosc).

Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Ancien chef de la Mission des Systèmes d’information du SRETIE du Ministère de l’Environnement
Ancien chargé de Mission auprés du Directeur de la Nature et des Paysages du Mnistère




Écologie à Montpellier il y a 51 ans

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Info

Il y a 51 ans mais d’actualité !

En septembre 1967, il y avait un enseignement d’écologie déguisé en Diplôme d’études approfondies de Biologie végétale, à l’Université Montpellier II. Cette université devait  devenir Université des Sciences et Techniques du Languedoc (USTL). Officiellement, l’Écologie n’existait pas. On parlait alors de phytosociologie, de biogéographie des plantes. Montpellier avait une longue tradition de botanistes avec sa Faculté de médecine et de pharmacie qui remontait au Moyen-Age avec son jardin botanique (actuellement encore sur pied).

J’arrive là en septembre 1967, boursier de l’enseignement supérieur, nanti d’un diplôme d’études supérieures de botanique pour suivre les cours du DEA. Je dois cette bourse à mon maître, Charles SAUVAGE que j’ai connu au Maroc en 1965 alors que je préparais mon certificat de licence de Botanique à la Faculté des Sciences de Rabat. Il deviendra mon Maître. Il avait quitté Rabat pour Montpellier en 1964 pour être Maître de conférences auprès de la chaire de Botanique tenue par le Professeur Louis EMBERGER. Je m’inscrirais à l’Université comme étudiant.

J’ai retrouvé dans une valise abandonnée une partie de mes cours et je ne résiste pas au plaisir de publier la page de mon classeur ci-dessous.


Cours de DEA de Biologie végétale

option Ecologie

  • Phytosociologie théorique ………………….. : M. Gounot
  • Climatologie spécialisée………………………  : M. Sauvage
  • Phtosociologie théorique et
    expérimentale ………………………………….. : M. Godron
  • Notions fondamentales de
    Phytosociologie ………………………………… : M. Enberger
  • Notions de statistiques………………………. : M. Escouffier
  • Pédologie générale…………………………. … : M. Lossaint
  • Milieux halomorphes…………………………. : M. Corre
  • Cartographie de la végétation…………….. : M. Long
  • Ecologie médicale…………………………….. : M. Rioux (cours annulé)
  • Fonctionnement des écosystèmes……… : M. Eckardt
  • Microclimatologie …………………………… : M. Godard
  • Génétique appliquée………………………… : M. Valdeyron
  • C4 écologie……………………………………… : M. Sauvage

J’ai été placé en stage pratique auprès de M. Daget, IR CNRS au Centre d’Etudes Phytosociologiques et Ecologiques du CNRS (CEPE-CNRS). J’y préparerais un mémoire de DEA qui sera soutenue en juin 1968. Le sujet était « Application d’une méthode statistique de caractérisation du climat du versant est du Massif Central ». C’était l’ébauche d’une thése que j’aborderais en septembre 1968 sur les relations végétation-climat de la Cévenne Ardéchoise.


J’ai perdu tous mes cours généreusement prêtés à un condisciple colombien qui ne me les a pas rendus avant son départ vers son pays. J’ai conservé dans son classeur le cours de Louis Emberger (daté du 27/11/1967). Il mentionnait que le professeur nous recevrait dans son laboratoire tous les mardis vers 17h. Nous étions cinq étudiants.

Bonne nouvelle, le cours de statistiques de M. Escouffier (il était dans un classeur séparé, je l’ai retrouvé).


Le CEPE-CNRS a évolué. Actuellement, c’est le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Expérimentale, centre inter-organismes (CNRS, INRA, Universités, …). Je me rappelle une anecdote en 1980 à la Mission des Etudes et de la Recherche du ministère de l’environnement d’alors où des gens malintentionnés (qui veut tuer son chien …) affirmaient que la recherche en écologie était inexistante en France. J’ai bondi sous ce que je considérais comme une insulte à mes maîtres !

A l’époque, j’étais chargé de recenser les formations de recherche en environnement-écologie en France ! J’ai eu de quoi répondre ! A côté des pôles historiques et traditionnels de Toulouse (Prof. Gaussen) et de Montpellier (Prof. Emberger) se sont mis en place les centres de Paris (Muséum d’Hisoire Naturelle, …), de Strasbourg, de Rennes, … La recherche en écologie terrestre et marine était en route.  La liste est longue !

A Montpellier, j’ai retrouvé mes aînés (Société d’Horticulture et d’Histoire Naturelle de l’Hérault -SHHNH).

Raymond GIMILIO
Docteur en sciences biologiques option écologie (Montpellier 1971)
Ingénieur de recherches (ER) du CNRS
Ancien chargé de mission au Ministère de l’environnement (1980-1996)
Chevalier du mérite agricole (Le Porreau)




Biodiversité en danger

La biodiversité mondiale est en danger, ce sont les scientifiques qui l’affirment. Montpellier possède un centre de recherches unique, le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive.  Ce centre est l’héritier du Centre d’Ecologie et Phytosociologie « Louis Emberger » (j’y ai été doctorant de 1968 à 1971) , sommet de la recherche écologique française reconnu internationalement. Deux de ses chercheurs, Edouard Le Floch (aujourd’hui retraité) et James Aronson, ont publié un livre Les arbres des déserts. Enjeux et Promesses (Actes Sud, 2013) dont je recommande la lecture à qui veut comprendre comment fonctionnent les écosystèmes et quel est l’enjeu des perturbations climatiques qui font que les déserts avancent. Pour preuve, la dénonciation par la presse (enfin ! ce jour 9 juillet 2021) de l’énorme sécheresse qui frappe Madagascar et provoque une famine passée sous les radars de nos médias.

Je cite Le Floch et Aronson (2013 p. 15) :

« De nos jours, le sort d’un tiers de l’humanité -et de presque tous les écosystèmes des déserts et de leurs marges- est globalement misérable. »

Ces dégats, résultats de nos politiques de développement, notamment d’exploitation des ressource naturelles et de la production de déchets, sont estimés réparables par nos écologues (chapitre X, pp. 279 à 299) qui disent en préambule (p. 278) :

« Les conséquences des mésusages des ressources et des espaces sont maintenant plus que perceptibles, et il est urgent d’y répondre par des efforts importants, qui concernent en priorité la conservation des écosystèmes et de la biodiversité, mais également la gestion raisonnée et durable des ressources renouvelables et non renouvelables. ».

Pensons y, le mésusage (mauvais usage) génénére des déchets, nos déchets. Il en résulte une catastrophe climatique majeure !




Un enjeu oublié de la campagne électorale des Régionales

La campagne électorale des élections régionales a totalement oublié (zappé) un enjeu important lié à la protection de l’environnement et au développement économique : le traitement des déchets et la relation avec la protection de nos ressources environnementales essentiellse. A Montpellier, nous sommes particulièrement sensibilisés à ce problème qui a mobilisé les associations depuis quarante années. Tout particulièrement, les dernières années ont vu ce problème prendre un caractère aigu avec une pseudo-usine de traitement de pseudo-déchets ultimes qualifiée d’«unite de méthanisation » !. Cette usine qui trie mécaniquement des déchets non-triès (120.000 tonnes/an) produit 110.000 tonnes de refus ou de mauvais compost qui vont finir dans une décharge aujourd’hui fermée (Castries). Les déchets sont exportés à grand frais ailleurs ! Elle alimente aussi un (ou plusieurs) incinérateur(s) ? plus ou moins proches.
Le plan régional de prévention et de réduction des déchets, son élaboration, sa mise en oeuvre et sa révision SONT UNE COMPÉTENCE DE LA RÉGION et de sa gouvernance. Qui en a parlé dans les rares débats qui ont eu lieu (ou pas lieu) ? Quel est le candidat tête de liste qui évoque même succintement ce probléme pourtant essentiel sur le plan économique comme environnemental ? Je n’ai rien trouvé dans les 7 programmes des 7 têtes de listes ! Le dérèglement climatique est mentionné dans le programme de « L’Occitanie Naturellement : rassemblement des écologistes » conduit par Antoine Maurice ! Il a manqué une belle occasion d’illustrer son ignorance ! Oui, il faut changer de cap, mais quel cap prendre ?
L’Écologie n’est pas une idéologie politique propriété d’un parti et de partisans ignorants. C’est une des sciences qui concourt à la connaissance,  à la compréhension et à la protection de l’Environnement. Alors, pour qui voter si on a la fibre écologique ?
L’ODAM depuis 15 ans se bat pour la défense de l’environnement, pour le recyclage des déchets, la préservation de l’air, des ressources en eau douce, la défense du littoral méditerranéen impactés par des usines de traitement des eaux usées indignes d’un pays civilisé. Tout cela semble avoir disparu du débat régional.
Il existe au sud de Montpellier une colline artificielle, résultat de 40 années d’incurie dans le traitement des déchets, incurie qui ne cesse pas assez vite à notre goût et qui pollue en bordure de zones protégées : j’ai nommé le site du Thôt !
Quel avenir demain ?

Raymond GIMILIO
Docteur en Sciences biologiques mention Écologie (1971, USTL)
Président de l’ODAM




Réponse à l’association ASPRI

L’insatisfaction de l’ASPRI est justifiée car l’extension de MAERA est un choix exclusif de 3M [Montpellier-Méditerrannée-Métropole, NDW].

Le dénouement qui répondait au plus près de l’intérêt général passait par la réactualisation et/ou modernisation de MAERA afin de corriger les problématiques et non d’attendre et d’aggraver la situation en permettant des connexions à de plus en plus de villes.

Enfin, permettre la construction d’une station au Nord-Est de Montpellier afin de limiter le pluvial en aval et de profiter de la réutilisation des eaux usées traitées, recyclées et répondre à l’économie circulaire (par un projet Gagnant/Gagnant).

Le retard pris dans la modernisation de MAERA (qui règlerait le problème) :

L’extension/Réactualisation/Modernisation prévue de Maera par 3M ne règlera pas tous les problèmes en aval, au mieux elle les améliorera (mais pour combien de temps ?).

La source du problème est bien connue. La station opérationnelle pour le nombre  d’habitants de l’époque ne l’est plus aujourd’hui avec le fort accroissement :

Les problèmes étaient présents et recensés 9 mois après son inauguration et au lieu d’apporter des actualisations ou modernisations afin de moins polluer en particulier par temps de pluie, il a été connecté de plus en plus de villes… Les problématiques viennent essentiellement de la gestion du pluvial à l’arrivée de la STEP (réseau unitaire et le pluvial, capacité des bassins d’orage insuffisants et de leurs utilisations qui sont contestables).

Depuis la mise en service de la rénovation de la station d’épuration de la Céreirède, celle-ci n’a jamais répondu aux objectifs qui nous avaient été diffusés et affirmés par l’Agglomération. En dehors du prix, on est très loin de « MAERA la Rolls-Royce des stations d’épuration » qui nous avait été annoncée.

Des associations et citoyens ont dénoncé les problématiques de cette station (CAPNUBAM avec les associations adhérentes, l’ODAM…). La capacité épuratoire de la station est nettement sous-évaluée par rapport aux annonces des performances par l’Agglomération de Montpellier.

Les élus en charge de l’Assainissement ne nous ont jamais écouté ou demandé de nous rencontrer malgré une absence d’anticipation et de prévision des besoins suite aux nombreux dysfonctionnements de cette station.

Ses mêmes élus, non seulement n’ont pas fait apporter les réactualisations et modernisations nécessaires à la station pour une meilleure prise en charge des eaux usées et du pluvial mais ils ont fait connecter des villes (même hors Métropole) alors qu’ils avaient la connaissance que MAERA n’était pas en mesure de traiter correctement les eaux usées (en continuant à apporter des pollutions en mer et dans le Lez après de fortes pluies). Pour une entreprise du privée, on appelle cela une « faute professionnelle ».

Au lieu de soulager les apports des eaux usées et du pluvial sur une STEP construite en zone inondable (sauf si une étude récente nous prouve le contraire) et de prévoir une station performante d’environ 50 000EH au nord-est de Montpellier afin de traiter les eaux usées des villes de proximité (Castries, Teyran…), là où le besoin existe et répondre à l’intérêt général or, c’est le contraire qui a été décidé.

Aucune écoute suite à l’avis défavorable à l’extension de Maera par une très large majorité des associations et citoyens présents lors de la concertation demandée par les associations environnementales à l’Hôtel de la Métropole du 28 Mars 2018.

Si toutefois, elle se réalise, ce sera une extension imposée en non acceptée par la majorité des associations et citoyens. Une extension qui ne supprimera pas les dysfonctionnements mais les réduira temporairement et le cout de la maintenance de Maera et des réseaux seront de plus en plus onéreux. Par ailleurs, on ne maitrise pas rapidement les problématiques éventuelles de l’émissaire en mer ni de sa maintenance et les risques de pollutions sont importants.

Le sud de Montpellier et Lattes en particulier, n’a pas vocation à être la « poubelle » de la Métropole (et par voie de conséquence, Pérols et Palavas) : « décharge du Thôt, Maera, Ametyst, doublement autoroute A9, la ligne LGV, l’importance des surfaces bâties de Montpellier sud vers la mer, le risque inondation, qualité de l’air ».

L’oligarchie décisionnelle de la Métropole ne doit pas prévaloir sur notre environnement, notre santé et l’intérêt général.

Réactualisation, modernisation de MAERA = OUI  –  Extension = NON

Lattes le 6 Avril 2021

Jacky Chanton




Lettre ouverte de l’ASPRI au Président de la Métropole concernant MAERA

Nous recevons une copie de la lettre de l’ASPRI que nous publions ci-dessous.


LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA METROPOLE  A PROPOS DE MAERA

                                                                 Palavas le  27 mars 2021

   Monsieur le Président,

Le retard pris dans la modernisation de MAERA (qui règlerait le problème) crée  à l’aval une situation insupportable. Nous choisissons contre notre gré cette manière particulière de vous écrire, car nous souhaitons lever la chape de plomb qui occulte cette situation.

En août 2019 la baignade a été interdite  2 jours à Palavas et depuis, les Compagnons de Maguelone, organisme social, ne peuvent plus commercialiser  les coquillages de l’étang du Prévost. Et depuis 5 ans le limon s’accumule en grande quantité  à la sortie de l’émissaire en mer.

La source du problème est bien connue. La station opérationnelle pour le nombre  d’habitants de l’époque ne l’est plus aujourd’hui avec le fort accroissement. C’est prévisible et reconnu en décalé  puisque la modernisation a été décidée avec retard. Sans aucune assurance que cela se fasse, rien n’est prévu avant 2027.

QUE SE PASSE-T-IL EN ATTENDANT ?

  • En temps normal, tant bien que mal, la station traite (insuffisamment) les eaux usées de la Métropole et au-delà. Ces eaux sont amenées en mer à 11 km  de la côte   et les nuisances ne sont connues que des pêcheurs, plongeurs  et plaisanciers, ce qui ne les empêche pas d’exister.
  • Le moindre orage détruit ce semblant d’équilibre. Un système appelé by-pass déverse dans le Lez les eaux brutes que la station ne peut traiter. Contrairement à l’opinion commune , ce sont les orages petits et moyens qui sont le plus dangereux. L’arrivée d’eau étant médiocre la dilution est faible, les égouts se déversent dans notre secteur.  Les grosses crues dilue et chassent l’eau vers la mer, ce qui les rend moins dangereuses sur ce point.
  • Les conséquences sont hélas prévisibles, dans une zone ou la mer les étangs et le canal communiquent.

L’ASPRI PENSE QU’EN ATTENDANT DES SOLUTIONS IMPARFAITES EXISTENT QUI EMPECHERAIENT  L’AGGRAVATION.

  • Des bassins d’orage plus nombreux ( hélas sous dimensionnés) ne sont prévus  qu’ en 2027)  diminueraient l’utilisation du bi-pass en stockant provisoirement les eaux usées non traitées.
  • Il est possible d’installer en aval sur le Lez  deux barrages  filtrants de type MES (matières en suspension)   posés en quinconce pour ne pas bloquer la navigation, nettoyés par un robot méduse ou un procédé plus traditionnel.
  • Des martellières devraient être placées sur les communications de l’étang du Prêvost, isolant ce dernier lors des petites crues.
  • Les épaves qui freinent le débit du Lez devraient être enlevées, sources d’embâcles dangereux.
  • Sous le contrôle de l’Etat des analyses chimiques, organiques et bactériologiques non confidentielles devraient être effectuées lors des épisodes pluvieux.
  • Un contrôle automatique en continu des rejets autour de l’émissaire  en mer devrait être mis en place. Les analyses trimestrielles actuelles sont très insuffisantes. Par exemple elles  ne font pas état d’une accumulation anormale de limons, alors que pêcheurs, plongeurs et plaisanciers le constatent depuis plusieurs années.

Fidèle à ses habitudes, l’ASPRI  ne se contente pas de déplorer et propose des solutions. Espérant une réponse et un débat public puisque tout se discute y compris nos propositions, nous vous adressons l’assurance de nos sentiments dévoués.

Le président

 Jean-Pierre Molle

 

 




PROJET ODE A LA MER – PEROLS

Le projet du nouveau stade c’est environ 7ha d’emprise pour 25 000 places, en remplacement du stade actuel de la Mosson + Espaces dédiés aux événements accueillis et espaces dédiés aux activités complémentaires + Développement d’activité « in stadia » touristiques et commerciales : musée du sport, boutiques, hôtel, pôle tertiaires, etc…(coût du projet, environs 180 millions d’euros).

A cela s’ajoute un projet urbain de renouvellement de 270ha au sein de la ZAC Ode à la Mer, porté par la Société d’aménagement de la Métropole de Montpellier (projet non compris dans le périmètre de la saisine)

Développement de nouvelles offres commerciales et de bureaux + Création d’un quartier d’habitat mixte (env. 8000 logements, soit environ 24 000 à 25 000habitants) + Amélioration des infrastructures de transport : amélioration de la desserte par les transports en commun, création de parkings, renforcement du maillage routier, mise en place de navettes, etc…

Un projet déjà décidé :  Aucune alternative n’est envisagée à ce jour pour le changement de lieu du stade par le Maître d’ouvrage « le MHSC Nicollin + SA3M ». Le projet de construction du nouveau stade Louis-NICOLLIN est D’INTERÊT NATIONAL. [Pourquoi ? NDLR]

Bonjour la démocratie… Les riverains peuvent toujours dire non au cours d’un « semblant de CONCERTATION », la « loi ASAP » promulguée le 7 Décembre 2020 permet de retenir le projet même avec l’avis contraire de la population.

Ne sommes-nous pas devant une régression du droit de l’environnement avec une possible acceptation obligatoire des risques environnementaux ?

Quels sont les risques littoraux ?

Le lobbying des entrepreneurs et promoteurs immobiliers ajouté aux ambitions des pouvoirs locaux, nous amènent devant des conflits d’usage qui risquent de devenir inextricables. Il est nécessaire de prendre en compte tous les paramètres terrestres (urbanisation, gestion des déchets, assainissement des eaux, industries, agriculture, les effets du tourisme, impact environnement, infrastructures sur notre cadre de vie et notre santé …) ainsi qu’un espace « Tampon » nécessaire au regard des risques naturels et la protection des écosystèmes marins…

Est-ce que les conséquences des surfaces artificialisées sur 270ha avec 8000 logements sont-elles réellement prises en compte ? En ayant connaissance du dérèglement climatique en cours, n’aggrave-t-on pas les problématiques du risque d’inondation par la gestion du pluvial en zone basse, les risques de l’élévation du niveau marin (environ 1 mètre en 2100, si l’on ajoute des évènements de submersion marine lors desquels l’eau atteint une altitude moyenne de l’ordre de 2 m NGF (IGN 69) et de 3m NGF sur le front de mer) ?

N’est-ce pas un risque environnemental majeur et un manque de vision d’urbanisme avec le choix de ce site ?

Lattes le 27 Mars 2021
Jacky Chanton




22 mars 2021 : journée mondiale de l’eau

L’ODAM considère que l’eau est indispensable à vie, une ressource vitale. Téléchargez la présentation sonore sur l’eau.

Cliquez sur ce lien pour télécharger le diaporama.




Mise au point sur le traitement des déchets à Montpellier

A propos de l’usine de TMB « AMETYST »

L’usine « AMETYST »  nous a été imposée par l’Agglomération. C’est une réalisation qui est dénuée de tout bon sens de par sa taille « Méga  usine » et de son lieu de construction « en ville ». Elle est très onéreuse pour le contribuable et construite dans l’urgence par un industriel pour lequel on peut douter à la fois de son choix et de  l’expérience nécessaire pour ce type d’usine.

Contrairement à l’acte Démocratique entre l’Agglomération et ses citoyens, aucune des recommandations exprimées par les riverains et nos Associations environnementales  ne seront retenues par l’Agglomération malgré une pétition qui a recueilli plus de 5 000 signatures. Pourtant la majorité des inconvénients de cette « Méga Usine » étaient prévisibles et ont été dénoncés à l’époque.

Sa construction fait suite à 42 ans d’une gestion catastrophique et irresponsable de la décharge à ciel ouvert du site du Thôt à Lattes.

Décret n° 2016-288 du 10 mars 2016 portant diverses dispositions d’adaptation et de simplification dans le domaine de la prévention et de la gestion des déchets.

Art. D. 543-226-1.-Il est interdit de mélanger des biodéchets triés par leur producteur ou détenteur avec d’autres déchets n’ayant pas fait l’objet d’un même tri. è Non respecté par l’usine AMETYST (au contraire, on utilise des produits verts en provenance de Gramont afin de servir de structurant pour le bon fonctionnement de l’Usine AMETYST)

Le constat d’échec est alarmant, et a donné lieu à des rapports institutionnels accablants.

Depuis son inauguration, l’usine est loin d’atteindre les performances initialement affichées. De nombreux dysfonctionnements affectent en effet l’exploitation :

– un mauvais fonctionnement des digesteurs de méthanisation en raison d’un défaut de qualité des déchets acheminés, conséquence d’une absence de tri performant avant méthanisation.

– d’importantes nuisances olfactives générant de nombreuses plaintes de la part des riverains et qui confirment que l’usine ne répondait pas initialement aux prescriptions requises et détaillées dans le dossier de demande d’autorisation…

Outre les nuisances subies par les riverains (odeurs et présence de mouches), qui peuvent au demeurant conduire à s’interroger sur l’implantation de l’usine dans un environnement aussi urbanisé (les premières habitations étant situées entre 70 et 150 mètres) et l’incapacité de l’unité à atteindre à ce jour les performances initialement affichées, lesquelles conduisent parallèlement à exporter une quantité très importante de déchets, les dysfonctionnements rencontrés expliquent le report de la réception de l’usine, espérée au premier trimestre 2011 alors que son inauguration date de juillet 2008. Ces aléas de fonctionnement sont également à l’origine d’une indemnisation de l’exploitant et de travaux supplémentaires de mise aux normes des installations, à la charge de l’Agglomération de Montpellier et pour un coût significatif…

Le compost produit à partir du TMB ne permet pas un retour au sol sans le polluer alors que 3M affirmait (jusqu’à la Présidence Saurel) qu’il était de très bonne qualité.

Cependant dès 2027, en cohérence avec UE, l’épandage d’un tel compost sera interdit même pour les cultures non alimentaires.

A noter aussi qu’à compter du 1er janvier 2027 [pourquoi pas immédiatement ? NDLR], il sera interdit d’utiliser la fraction fermentescible des déchets issus de ces installations dans la fabrication de compost.

L’amendement vise à interdire, à partir de 2027, l’utilisation des déchets issus des centres de tri mécano-biologique (TMB) pour la fabrication de compost.

L’utilisation du compost issu des TMB est d’ores et déjà interdite pour l’épandage des cultures alimentaires. Elle reste autorisée pour fertiliser les cultures non-alimentaires et les espaces verts.

La directive cadre déchet 2018/851 prévoit qu’à partir de 2027 le traitement des biodéchets en TMB cessera d’être considéré comme de la valorisation mais seulement de l’élimination.

En cohérence avec cette échéance européenne, il est proposé d’interdire l’élimination de ces déchets par épandage en l’élargissant aux cultures non alimentaires.

Aujourd’hui, pour 3M, c’est le tourisme de nos déchets jusqu’en Espagne puisque les refus d’Amétyst sont exportés pour un montant annuel de 10 Millions d’euros.

Pouvons-nous être vraiment rassurés sur le non développement d’autres usines TMB en France malgré l’échec total en termes de traitement des déchets?

Et bien non ?… Pas encore.

Voir les projets de textes relatifs à la généralisation du tri à la source des biodéchets et aux installations de tri mécano-biologique

Du 20/01/2021 au 11/02/2021 – 36 commentaires

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projets-de-textes-relatifs-a-la-generalisation-du-a2290.html?debut_forums=20#pagination_forums

Jacky Chanton
vice-Président de l’ODAM




Interview de Radio-Clapas

Le jeudi 11 mars, une journaliste de Radio-Clapas a inrviewé l’ODAM représenté par son Président Raymond GIMILIO. Pendant une heure, il a évoqué l’historique du problème des déchets de la ville, du district, de l’Agglo et de la Métropole. Il a évoqué le problème des décharges (les soit-disant ISDND), des déchets soit-disant non-dangereux, des biodéchets et surtout de la raison de mettre en place le tri à la source et la collecte séparative. L’objectif est d’éviter le contact des biodéchets en fermentation qui dénaturent et salissent les autres déchets et empêchent de les recycler.

Le problème du Thôt et de Castries a été décortiqué sous l’angle des nuisances que ces décharges provoquent, notamment sur les eaux de surface et souterraines. La liaison avec l’usine de tri mécanique soit-disant biologique a été décortiqué en détail avec la mention des rapports de la Cour des Comptes, dogue muselé, dont les remontrances aboutissent rarement à des poursuites pour dilapidation des fonds publics. L’exemple de l’usine Amétyst est éloquent : 65 Millions d’euros au départ, 130 millions actuellement sans compter le fait que les déchets ne subissent qu’un abattement de 10% du poids et qu’il est nécessaire d’évacuer le résultat du tri mécanique vers des décharges. Le compost issu des digestats issus du tri mécanique donnent un compost médiocre voire toxique ! L’usine consomme presque 50% de l’électricité produite et ne sert qu’à chauffer un quartier. La rentabilité de cette électricité ne tient qu’au fait qu’elle est en fait subventionnée par un prix d’achat nettement surévalué, un effet d’aubaine !

L’usine produit aussi des eaux usées industrielles, un déchet dangereux riche et éléments toxiques qui est envoyé vers une autre usine, Maéra, une station d’épuration qui pollue aussi largement la mer Méditerranée et ses étangs.

Le tri à la source fonctionne encore imparfaitement à Montpellier : la poubelle jaune aboutit à Demeter où les cartons et les emballages alimentaient en particulier l’industrie chinoise des papiers et cartons à recycler, une industrie mise en place par une sino-américaine qui ne reçoit plus directement sa matière première secondaire interdite d’importation. Des voies détournées par la Thaïlande et les pays voisins semblent fonctionner.

Le recyclage des déchets vus comme matière première secondaire est susceptible d’alimenter une industrie rentable dans notre pays, avec des emplois à la clef.

Un objectif : recycler, réduire, réutiliser, réparer. zéro déchet zéro gaspillage.

Raymond GIMILIO
Président