22 mars 2021 : journée mondiale de l’eau
L’ODAM considère que l’eau est indispensable à vie, une ressource vitale. Téléchargez la présentation sonore sur l’eau.

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L’usine « AMETYST » nous a été imposée par l’Agglomération. C’est une réalisation qui est dénuée de tout bon sens de par sa taille « Méga usine » et de son lieu de construction « en ville ». Elle est très onéreuse pour le contribuable et construite dans l’urgence par un industriel pour lequel on peut douter à la fois de son choix et de l’expérience nécessaire pour ce type d’usine.
Contrairement à l’acte Démocratique entre l’Agglomération et ses citoyens, aucune des recommandations exprimées par les riverains et nos Associations environnementales ne seront retenues par l’Agglomération malgré une pétition qui a recueilli plus de 5 000 signatures. Pourtant la majorité des inconvénients de cette « Méga Usine » étaient prévisibles et ont été dénoncés à l’époque.
Sa construction fait suite à 42 ans d’une gestion catastrophique et irresponsable de la décharge à ciel ouvert du site du Thôt à Lattes.
Décret n° 2016-288 du 10 mars 2016 portant diverses dispositions d’adaptation et de simplification dans le domaine de la prévention et de la gestion des déchets.
Art. D. 543-226-1.-Il est interdit de mélanger des biodéchets triés par leur producteur ou détenteur avec d’autres déchets n’ayant pas fait l’objet d’un même tri. è Non respecté par l’usine AMETYST (au contraire, on utilise des produits verts en provenance de Gramont afin de servir de structurant pour le bon fonctionnement de l’Usine AMETYST)
Le constat d’échec est alarmant, et a donné lieu à des rapports institutionnels accablants.
Depuis son inauguration, l’usine est loin d’atteindre les performances initialement affichées. De nombreux dysfonctionnements affectent en effet l’exploitation :
– un mauvais fonctionnement des digesteurs de méthanisation en raison d’un défaut de qualité des déchets acheminés, conséquence d’une absence de tri performant avant méthanisation.
– d’importantes nuisances olfactives générant de nombreuses plaintes de la part des riverains et qui confirment que l’usine ne répondait pas initialement aux prescriptions requises et détaillées dans le dossier de demande d’autorisation…
Outre les nuisances subies par les riverains (odeurs et présence de mouches), qui peuvent au demeurant conduire à s’interroger sur l’implantation de l’usine dans un environnement aussi urbanisé (les premières habitations étant situées entre 70 et 150 mètres) et l’incapacité de l’unité à atteindre à ce jour les performances initialement affichées, lesquelles conduisent parallèlement à exporter une quantité très importante de déchets, les dysfonctionnements rencontrés expliquent le report de la réception de l’usine, espérée au premier trimestre 2011 alors que son inauguration date de juillet 2008. Ces aléas de fonctionnement sont également à l’origine d’une indemnisation de l’exploitant et de travaux supplémentaires de mise aux normes des installations, à la charge de l’Agglomération de Montpellier et pour un coût significatif…
Le compost produit à partir du TMB ne permet pas un retour au sol sans le polluer alors que 3M affirmait (jusqu’à la Présidence Saurel) qu’il était de très bonne qualité.
Cependant dès 2027, en cohérence avec UE, l’épandage d’un tel compost sera interdit même pour les cultures non alimentaires.
A noter aussi qu’à compter du 1er janvier 2027 [pourquoi pas immédiatement ? NDLR], il sera interdit d’utiliser la fraction fermentescible des déchets issus de ces installations dans la fabrication de compost.
L’amendement vise à interdire, à partir de 2027, l’utilisation des déchets issus des centres de tri mécano-biologique (TMB) pour la fabrication de compost.
L’utilisation du compost issu des TMB est d’ores et déjà interdite pour l’épandage des cultures alimentaires. Elle reste autorisée pour fertiliser les cultures non-alimentaires et les espaces verts.
La directive cadre déchet 2018/851 prévoit qu’à partir de 2027 le traitement des biodéchets en TMB cessera d’être considéré comme de la valorisation mais seulement de l’élimination.
En cohérence avec cette échéance européenne, il est proposé d’interdire l’élimination de ces déchets par épandage en l’élargissant aux cultures non alimentaires.
Aujourd’hui, pour 3M, c’est le tourisme de nos déchets jusqu’en Espagne puisque les refus d’Amétyst sont exportés pour un montant annuel de 10 Millions d’euros.
Pouvons-nous être vraiment rassurés sur le non développement d’autres usines TMB en France malgré l’échec total en termes de traitement des déchets?
Et bien non ?… Pas encore.
Voir les projets de textes relatifs à la généralisation du tri à la source des biodéchets et aux installations de tri mécano-biologique
Du 20/01/2021 au 11/02/2021 – 36 commentaires
Jacky Chanton
vice-Président de l’ODAM
Le jeudi 11 mars, une journaliste de Radio-Clapas a inrviewé l’ODAM représenté par son Président Raymond GIMILIO. Pendant une heure, il a évoqué l’historique du problème des déchets de la ville, du district, de l’Agglo et de la Métropole. Il a évoqué le problème des décharges (les soit-disant ISDND), des déchets soit-disant non-dangereux, des biodéchets et surtout de la raison de mettre en place le tri à la source et la collecte séparative. L’objectif est d’éviter le contact des biodéchets en fermentation qui dénaturent et salissent les autres déchets et empêchent de les recycler.
Le problème du Thôt et de Castries a été décortiqué sous l’angle des nuisances que ces décharges provoquent, notamment sur les eaux de surface et souterraines. La liaison avec l’usine de tri mécanique soit-disant biologique a été décortiqué en détail avec la mention des rapports de la Cour des Comptes, dogue muselé, dont les remontrances aboutissent rarement à des poursuites pour dilapidation des fonds publics. L’exemple de l’usine Amétyst est éloquent : 65 Millions d’euros au départ, 130 millions actuellement sans compter le fait que les déchets ne subissent qu’un abattement de 10% du poids et qu’il est nécessaire d’évacuer le résultat du tri mécanique vers des décharges. Le compost issu des digestats issus du tri mécanique donnent un compost médiocre voire toxique ! L’usine consomme presque 50% de l’électricité produite et ne sert qu’à chauffer un quartier. La rentabilité de cette électricité ne tient qu’au fait qu’elle est en fait subventionnée par un prix d’achat nettement surévalué, un effet d’aubaine !
L’usine produit aussi des eaux usées industrielles, un déchet dangereux riche et éléments toxiques qui est envoyé vers une autre usine, Maéra, une station d’épuration qui pollue aussi largement la mer Méditerranée et ses étangs.
Le tri à la source fonctionne encore imparfaitement à Montpellier : la poubelle jaune aboutit à Demeter où les cartons et les emballages alimentaient en particulier l’industrie chinoise des papiers et cartons à recycler, une industrie mise en place par une sino-américaine qui ne reçoit plus directement sa matière première secondaire interdite d’importation. Des voies détournées par la Thaïlande et les pays voisins semblent fonctionner.
Le recyclage des déchets vus comme matière première secondaire est susceptible d’alimenter une industrie rentable dans notre pays, avec des emplois à la clef.
Un objectif : recycler, réduire, réutiliser, réparer. zéro déchet zéro gaspillage.
Raymond GIMILIO
Président
La métropole de Montpellier affiche la nouvelle politique des des déchets. Le numéro 65 du magazine MMAG de mars 2021 (pp. 26-35) donne sous la signature du vice-Président François Vasquez (pp. 28-29) la nouvelle politique vers l’objectif « zéro déchets zéro gaspillages ».
La fermeture de l’exutoire de Castries décidée par le précédent exécutif, sans mettre en place la prévention des déchets, induit des surcoûts pour le contribuable métropolitain. La prévention des déchets, le tri à la source n’ont jamais fait l’objet d’une politique volontariste de feu cet ancien exécutif ! Les rapports de la Cour des Comptes sont restés lettre morte !
François Vasquez dit « Nous plaçons la Métropole dans un horizon de zéro déchet ». La tarification incitative est annoncée pour 2024. Les habitants vont être mobilisés. Une nouvelle économie basée sur le zéro déchet est annoncée. Le tri à la source va être généralisé avec un renforcement des outils de tri et une zone pilote va voir le jour sur 10 communes de l’ouest de Montpellier et un quartier (Les Grisettes) choisi. Nous espérons rapidement voir s’étendre cette zone pilote à d’autres quartiers et aux petits habitats collectifs volontaires.
L’ODAM annonce pour ses membres une série de visites dès que les conditions sanitaires le permettront.
Raymond GIMILIO
Président
L’unité de Méthanisation « Amétyst » (ainsi dénommée par feu Georges Frèche) a été inaugurée en juillet 2017. Nous reproduisons ici une contribution de Jacky Chanton datée de décembre 2014. Nous pouvons mesurer, en 2021, le chemin parcouru.
L ‘USINE DE METHANISATION « AMETYST » SIX ANS APRES
[18 décembre 2014]
Le constat d’une triste réalité et un bilan effrayant
En remplacement de la gestion catastrophique de la décharge du Thôt, l’Agglomération nous avait annoncé une usine de méthanisation « AMETYST » avec « ZERO NUISANCE » :
Fallait-il y croire ?
NON, par ailleurs, le coût de cette usine a doublé et n’arrête pas d’augmenter.
Est-ce que les principaux inconvénients de cette usine étaient prévisibles ?
La réponse est OUI. Ils ont été dénoncés par des citoyens et des Associations.
Est-ce que la démocratie participative des citoyens et associations environnementales indépendantes a été prise en compte ?
NON, c’est l’Agglomération qui imposera, à la fois, le lieu et la taille de l’usine.
Le contrat annoncé par l’Agglomération de Montpellier était le suivant :
L’unité de méthanisation AMETYST inaugurée en juillet 2008 est dimensionnée pour traiter 203 000 tonnes, soit 170 000 tonnes d’ordures ménagères résiduelles et 33 000 tonnes de bio-déchets. Son rôle est de traiter et valoriser par procédé biologique la fraction organique des déchets en produisant du compost réutilisable en agriculture et du biogaz.
A-t-elle répondu au cahier des charges ?
NON, elle traitera en 2013 environ 130 000 tonnes au lieu 203 000 tonnes, soit 123 650 tonnes pour les ordures résiduelles au lieu de 170 000 tonnes et 2 589 tonnes de bio-déchets au lieu de 33 000 tonnes. C’est aussi plus des ¾ des déchets sortants qui seront envoyés en centre de stockage de déchets ultimes à Castries ou incinérés à l’usine de Lunel ou traités et stockés à l’extérieur de l’Agglomération.
N’est-elle pas surdimensionnée par rapport aux besoins et implantée au mauvais endroit ?
OUI, dans les deux cas. La réduction de nos déchets est impérative et nécessite un meilleur tri à la source. Elle peut être encore plus efficace avec l’instauration de la REOM taxe (d’enlèvement des ordures ménagères) qui est beaucoup plus équitable et permet d’encourager le tri sélectif. Par sécurité, il n’était pas concevable d’implanter une usine « expérimentale » de cette taille proche des habitations mais la construire le plus adjacent possible au centre de stockage afin de réduire à la fois, les pollutions et les coûts des transports.
A-t-elle répondu aux critères, efficacité/coût ?
NON, nous sommes confrontés à un échec technique et un gouffre financier. La Taxe d’enlèvement des ordures ménagères s’élevait en 2009 à Montpellier à 141 euros par habitant, contre 59 euros en moyenne en France.
Pourquoi le compost qui sort de cette usine est-il de mauvaise qualité ?
C’est l’ensemble du compost qui est produit à partir du TMB (Tri mécano biologique).
Comme une très grande part du contenu de nos déchets fermentescibles « poubelles orange », est mélangé aux OMR (le contenu de nos poubelles « grises ») en usine, le compost ainsi produit est de mauvaise qualité. En réalité au lieu d’avoir un produit valorisable nous avons conçu un nouveau déchet qui sera éliminé en centre de stockage ultime (CSDU) à Castries ou incinéré (usine d’incinération) à Lunel.
Le paradoxe : Ce procédé est encore aggravé par l’apport supplémentaire de la majorité des végétaux broyés en provenance de GRAMMONT afin de servir de structurant à la maturation des digestats pour le fonctionnement d’Amétyst afin d’être ensuite, transformé en « déchet ».
Alors que le gouvernement entend soutenir des démarches territoriales « zéro gaspillage, zéro déchet », pourquoi ne pas tenir compte d’une réduction importante des déchets à traiter par AMETYST ?
Est-ce que la signature d’un contrat de Délégation de Service Public pour 10 ans d’un montant de 150 millions d’euros (soit 15 millions par an) est justifiable ?
NON, le coût de traitement est d’environ 100 euros la tonne et compte tenu d’une réduction de nos déchets prévisible, ce contrat ne paraît pas compréhensible. Par ailleurs, le détail technique du/des process pour les améliorations qui sont prévues pour un montant entre 7 et/ou 10 millions d’euros par Novergie n’a pas été porté à notre connaissance.
Peut-on encore avoir confiance en ces objectifs et aux améliorations qui sont annoncés ?
A l’approche de Noël, je le souhaite réellement, mais si je prends en considération l’ensemble des promesses non tenues et bafouées depuis plus de 40 ans et un Plan Départemental de gestion des déchets complexe et frileux, vous me permettrez d’avoir de sérieux doutes, pour ne pas dire une incompatibilité entre la volonté affichée et l’action.
Bilan fonctionnel d’AMETYST
Le constat des Riverains de Garosud en 2013
Tonnage des déchets entrants à Ametyst en 2013 : 129 602 tonnes
Tonnage des sortants pour la décharge ou l’incinération : 111 958 tonnes
Ventilation des destinations finales des sortants :
· 42 683 T Décharge de Castries
· 19 852 T incinérateur Ocréal de Lunel
· 25 696 T décharge hors agglo (non spécifié par l’agglo)
· 23 727 T incinérateur hors agglo (non spécifié par l’agglo)
Total 111 958 Tonnes
Les valorisations :
· Valorisation électrique (production de l’usine) : 16 172 169 Mw/h
· Consommation électrique de l’usine : 15 298 855 Mw/h
· La production de chaleur pour les Grisettes (seule valorisation de l’usine): 4 593 900
· La production de chaleur pour le fonctionnement de l’usine : 2 485 835
· Valorisation de compost : 465 Tonnes
Bilan fonctionnel d’Amétyst (source : François VASQUEZ, porte-parole de l’Association des riverains de garosud)
LES ENGAGEMENTS DE NOVERGIE/SUEZ ENVIRONNEMENT
L’Agglomération de Montpellier signe avec le même exploitant NOVERGIE , Suez Environnement, via sa filiale SITA qui remporte le contrat d’exploitation de l’unité de méthanisation Amétyst, pour une durée de 10 ans et un chiffre d’affaires cumulé de 150 millions d’Euros.
L’unité de production d’énergie verte bénéficiera de nouveaux investissements pour renforcer sa capacité de valorisation énergétique et créer une véritable filière de valorisation organique sur le territoire.
SITA prévoie d’investir entre 7 et 10 Millions d’euros qui permettront d’augmenter de 50% la production d’électricité et de chaleur. Les matières à haut pouvoir calorifique (comme le plastique) contenues dans les refus seront transformées en combustible solide de récupération (CSR), et seront valorisées par SITA auprès des cimenteries, en substitution de combustibles fossiles (tel que le charbon).
SITA valorisera aussi, en complément des déchets ménagers, les bio-déchets du territoire en nouvelles ressources organiques pour produire 33 500 tonnes de compost normé par an.
SITA s’appuiera sur l’expertise et le réseau logistique de Terralys, filiale de Suez Environnement spécialisée dans la valorisation des déchets organiques, pour la commercialisation et la distribution de ce compost.
Le développement de cette nouvelle filière, associé à une valorisation énergétique des déchets plus performante, permettront une réduction conséquente de la part de déchets enfouis, avec plus de 51% des déchets du territoire valorisés en nouvelles ressources.
Selon BFMTV, avec de telles innovations, l’unité de production d’énergie verte Amétyst devient une référence européenne de méthanisation des déchets ménagers et bio-déchets, aux performances inégalées pour ce type d’installation.
Les dossiers de presse :
MIDI LIBRE : Montpellier, usine de méthanisation, la filiale de Suez revient par la fenêtre
http://www.midilibre.fr/2014/12/11/ametyst-et-voila-le-retour-de-sita,1096146.php
BFMTV : Suez Environnement signe un contrat de 150 ME.
http://bfmbusiness.bfmtv.com/bourse/suez-environnement-signe-un-contrat-de-150-me/
Hérault Tribune : MONTPELLIER : SUEZ ENVIRONNEMENT exploitera l’unité de méthanisation AMETYST POUR UN MONTANT CUMULÉ DE 150 MILLIONS D’EUROS SUR 10 ANS
Midi Libre, l’Agglo de Montpellier s’entête : http://www.midilibre.fr/2014/12/18/ametyst-l-agglo-s-entete-zero-dechet-s-inspirer-de-la-reussite-de-san-francisco,1100051.php
Lattes le 18 12 2014
Jacky Chanton

Pendant l’été 2019, je subis sans le savoir les premières attaques d’une des formes de la maladie dénommé Syndrome de Guillain-Barré (SGB). C’est à la suite d’une grippe de fin de saison contractée pendant un voyage d’agrément que s’est déclenchée, insidieusement, une maladie auto-immune dans laquelle l’organisme, mon organisme, s’attaque à la gaîne de myéline de mes nerfs moteurs. La maladie couve et, fin août, je me sens fatigué, maladroit dans mes mouvements, ressentant des picotements dans les membres supérieurs, des crampes nocturnes doloureuses dans les mollets me réveillent la nuit. Le 16 septembre, au cours d’une réunion de la confrérie des chevaliers de l’olivier, je tombe à la renverse en voulant monter dans un car, dans les bras de ceux qui me suivent. Le 20 septembre, je dois voyager pour assiter aux obséques d’un cousin en Bretagne. Je m’y rends en voiture (900 km) et j’ai des difficultés à serrer la poignée du pistolet du distributeur de carburant, je dois le faire à deux mains. A mi-parcours, je ravitaille de nouveau avec difficultés et ne peux tourner la clef de contact de ma voiture, c’est mon épouse qui le fait pour moi. Arrivé à destination, je peine à serrer les poingnées de mon sac de voyage. Le lendemain, chez mes cousins, je manque de tomber en montant un escalier en colimaçon. Je repars le lendemain malgré les conseils de mes cousins. Je veux être chez moi. De nouveau, à mi-parcours, même difficultés pour ravitailler ma voiture et la remettre en route. J’arrive tout de même à regagner mon domicile et mon appartement.
Ayant chuté le 27 septembre, à deux reprises devant la porte de mon garage (2e sous-sol), incapable de me relever, je rampe me metre à l’abri et suis secouru par les pompiers envoyés par le SAMU et orienté vers une grande clinique qui m’oriente vers le service de neurologie d’une autre grande clinique dont je tairais le nom. Le dimanche 29 septembre je suis renvoyé chez moi avec un vague rendez-vous dans 11 jours de là pour une électromyographie dans une 3e clinique.
Le lundi 30 septembre au matin, j’informe au téléphone mon médecin traitant de mes mésaventures. Elle tente de joindre le neurologue qui m’a examiné. Dans l’après-midi, je reste assis sans pouvoir me relever dans les toilettes. Une ambulance diligentée par mon médecin m’extrait de mon inconfortable situation et j’arrive paralysé des 4 membres au rendez-vous pris, hors-samu, avec les urgences neurologiques du CHU « Gui de Chauliac » où je passe un IRM à 3h00 du matin. Le circuit commence le 1er septembre, le 2 je suis dans le service de neurologie où une électromyographie confirme la suspicion de polyradiculonévrite aigüe chronique (PRNA) et le 3 une ponction lombaire confirme le syndrome de Guillain-Barré. Le 4 commence le traitement par échanges plasmatiques (j’en aurais 13 séances étalées sur 3 mois). Je reserais hospitalisé 17 jours. Début novembre, je suis à nouveau aux urgences avec une double embolie pulmonaire (5 novembre : 5 jours d’hospitalisant au CHU Lapeyronie) et le 21 novembre rechute de la PRNA : je sortirais le 3 décembre 2019) pour attendre mon admission en hôpital de jour à la clinique spécialisée Bourgés de Castelnau-le-Lez. Ouf, enfin sorti d’affaire mais le CoVid19 est là et ma 14e séance d’échange plasmatique passe à la trappe.
Je ne vous raconte pas celà pour me faire plaindre mais pour vous informer car le SGB n’est pas une maladie anodine qui peut être mortelle si elle n’est pas rapidement diagnostiquée et sir les soins ne sont pas immédiatement prodigués en neurologie ! Tout retard peut laisser des séquelles si l’attaque des nerfs lèse et coupe une fibre nerveuse. J’ai côtoyé en centre de réducation des patients en fauteuil depuis 3 ans ! La maladie frappe des enfants dès l’âge de 9 mois jusqu’à des adultes de 90 ans ! Si la paralysie gagne les muscles respiratoires, la mort peut survenir faute de soins.
J’a commencé ài récupèrer et j’ai adhéré à l’Association française du syndrome de Guillain-Barré où le Président m’a prié de le seconder comme vice-Président, ce que j’ai accepté. J’ai eu la chance d’avoir un médecin traitant sérieuse et compétente qui a su m’orienter vers les bons neurologues (parmi les meilleurs de France : Montpellier vraiment, là, surdouée !).
J’ai pu mesurer, hélas, le manque de sérieux et de connaissances des régulateurs du SAMU ! Tous les médecins ne connaissent pas ou ont oublié ce qu’est le syndrome de Guillain-Barré-Strolh et ses formes neurologiques.
Vous qui lisez ces lignes, relisez les étapes que j’ai vécues. Pour ma part, je n’ai pas oublié le mot « chronique », je suis vigilant au moindre retour des symptômes, sutrout parce que certaines maladies ou certains vaccins peuvent être les gâchettes qui déclenchent SGB et ses formes.
Vous remarquerez qu’à partir du début septembre 2019 et juqu’au 20 février 2020, l’activité du site internet a baissé. Le COVID19 a entravé nos réunions.
Raymond GIMILIO
Président ODAM
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Une enquête d’utilité publique a été ouverte le 27 juin 2019 jusqu’au 20 août 2019 par arrêté préfectoral pour « un projet de modernisation de la station des eaux usées MAERA présenté par Montpellier Métropole », soit une durée de 44 jours, en plein été, en pleines vacances ! Les association vigilantes ont réussi à persuader les autorités de prolonger la dite enquête jusqu’au 4 septembre 2019, 18 h. L’ODAM a pu, à la fin août, consulter le registre dématérialisé et son dossier et rédiger une contribution dont nous donnons la teneur ci-dessous. Le Président de l’ODAM a rencontré les commissaires enquêteurs le 4 septembre de 9h15 à 10h15 pour un échange cordial et constructif. Nous espérons avoir été écoutés et entendus.
Montpellier le 2 septembre 2019
Objet : « Projet de modernisation de la station de traitement des eaux usées MAERA, sur la commune de Lattes, lieu dit la Céreirède, au profit de Montpellier Méditerranée Métropole » (arrêté préfectoral n°2019-I-743 du 17 juin 2019).
Nous sommes solidaires de tous ceux qui ont protesté sur la date de tenue de l’enquête pendant le début de l’été et des vacances, nous sommes gré de la prolongation au 4 septembre. Sans cette prolongation, l’enquête aurait pu être interprétée comme une tentative de « passage en force » dont Montpellier-Méditerranée-Métropole nous a déjà habitués dans le passé, pour d’autres aménagements aujourd’hui controversés.
Il s’agit de donner un avis sur l’utilité publique du projet de Montpellier-Méditerranée-Métropole qui présente un « projet de modernisation de la station de traitement des eaux usées [STEP] Maera ». S’agit-il vraiment de « moderniser » cette STEP qui dessert à l’heure actuelle 14 communes de la métropole et 5 hors-métropole ?
Le concept de modernisation est totalement différent de celui d’extension. Il ne s’agit pas de la même chose. « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » écrivait Albert Camus (L’homme debout, Edition II).
Nous déclarons que l’eau usée, certes, est un déchet mais un déchet précieux qu’il convient de recycler, de récupérer et d’épurer correctement en vue de sa réutilisation en eau douce à toutes les fins agricoles. Les exutoires fluvial (Le Lez) ou marin (golfe du Lion-golfe d’Aigues-Mortes), tel qu’il fonctionnent depuis 1965, sont une dangereuse hérésie, un crime contre l’environnement. En 2005, se tenait une conférence publique (28/04/2005, Montpellier) dénonçant la conception de la nouvelle usine qui allait s’ériger sur le site de la Cérereide obsolète (rejetant dans le Lez depuis 1965). Cette « usine pilote », selon l’expression de son promoteur, allait remplacer la Cérereide, mais en améliorant le traitement et en déportant la pollution du Lez dans le golfe d’Aigues-Mortes, à 11 km au large de Palavas, par un émissaire de 20 km dont 11 en mer. Le débit du rejet prévu est de 130.000 m3/jour (soit environ 1,5 m3/s). Ce contre quoi ont protesté à l’époque les associations de défense de l’environnement, notamment celles de la baie d’Aigues-Mortes ou des communes riveraines du Golfe. Une protestation contre la composition des effluents prétendument traités à 95% :
Le taux d’épuration justifiait, selon Montpellier-Agglomération et un avis de 1996 d’un « comité national d’hygiène » approuvant un rejet en mer, au large, avec comme excuse supplémentaires qu’un courant dit « Ligure » allait balayer ces substances et les diluer dans la grande masse de l’eau de la Méditerranée, affirmation justifiant ce que nous qualifions comme « atteinte grave contre l’environnement », dans la mer la plus polluée du monde, souffrant de la pollution de toutes les grandes métropoles françaises riveraines comme de celles étrangères (celles du sud-est en particulier). L’influence de ce courant Ligure n’aurait jamais été scientifiquement démontrée comme du reste, l’effet de dilution de la pollution rejetée.
Nous sommes solidaires des communes situées à l’est de Palavas, qui n’ont pas été associées comme partie prenante dans l’élaboration de l’enquête, au prétexte qu’elles appartiennent à un département voisin. Un écosystème peut recouvrir plusieurs divisions administratives, l’écosystème du golfe du Lion et de la baie d’Aigues-Mortes ne peut être réduit à sa partie faisant face à l’Hérault, ce qui n’est pas naturel. Les limites administratives ne constituent en aucune façon une barrière anti-pollution : la pollution est trans-frontières, encore plus s’agissant de la mer ! La compétence se devait d’être étendue à tout l’écosystème, au moins à l’est de la Grande-Motte et à l’ouest de Palavas.
Le 16 novembre 2018, s’est produit un incident survenu sur l’émissaire, exutoire en mer de Maera : une rupture de la canalisation au lieu dit « les 4 canaux » à Palavas dont aucun média n’a rendu compte mais qui a fait l’objet d’un constat d’huissier de justice. Les effluents seront pompés de la fouille de dégagement et sont déversés dans l’étang du Prévost, tout le temps que dureront les travaux de réparation de la fuite. Cette réparation s’est faite par un « sanglage » (provisoire ?). Cet incident à lui seul montre la dangerosité du dispositif de rejet en mer chaudement recommandé en … en 1996 ! Depuis, la science a fait des progrès notamment sur le devenir des polluants en mer et sur l’état de la mer méditerranée, mer fermée, eutrophisée et très polluée ! Les nouvelles règles européennes sont là, il faut en tenir compte (Fondation Ellen Mac Arthur).
Les traités scientifiques nous disent que l’hydrogène sulfuré qui est contenu dans les tuyaux d’égoûts des réseaux d’assainissement corrodent le béton, l’acier, la fonte. La question se pose sur l’efficacité des dispositifs de désulfuration à la sortie de Maera ? Or, les riverains savent combien ce composé est présent dans les eaux qui empruntent l’émissaire (odeurs méphitiques constatées là où sont placés des évents de cette canalisation. Il y a eu une première manifestation le 16 novembre 2018, combien de microfuites le long des 20 km de cette canalisation ? Les microfuites évoluent et un jour, comme ce 16 novembre 2018, ça casse !
L’émissaire en mer a coûté cher, mais il faudra dans un premier temps stopper progressivement son utilisation (il semble corrodé et le public ignore à quel point). Il faut envisager une vraie modernisation de la STEP Maera pour en faire une vraie station de traitement rejetant, quelles que soient les circonstances météorologiques, de l’eau de qualité baignade dans le milieu naturel. Où devra se faire le rejet ? Dans le Lez pour permettre l’étiage de ce fleuve. Ou en réutilisant une partie du conduit pour amener les eaux vers des jardins filtrants proches du trajet, là où il y a du foncier disponible. Il faut également mettre en place un système d’eau d’irrigation agricole (le Gard est actuellement, au 26 août 2019, en période de sécheresse, de stress hydrique, pénurie d’eau d’irrigation). L’Hérault ne saurait tarder, la pluie n’est pas au programme avant dux semaines. L’étiage du Lez est maintenu par un apport d’eau du Rhône amené par le Canal « Philippe Lamour » (BRL) qui traverse le Gard assoiffé et une partie de l’Hérault. Cet étiage est nécessaire pour compenser le prélèvement d’eau potable dans la nappe souterraine de la source du Lez. On oblige bien des agriculteurs à cesser leurs prélèvements, pourquoi pas cesser la compensation de l’étiage du Lez avec l’eau du Rhône ?
Par ailleurs, nous n’avons cessé de dénoncer l’insouciance des autorités locales (assemblée délibérante des communes et agglo-métropole confondues) qui ont accepté que l’eau sortant de Maera ne soit pas débarrassée de sa charge bactériennne-virale et soit insuffisamment traitée (il manque des rampes de lampes à rayons ultra-violets, une chloration appropriée, etc. : une dépense mineure ?) : la seule protection réside actuellement sur l’interdiction de toute pêche et de toute plongée autour de la sortie de l’émissaire et récemment la suspension administrative d’une conchyliculture impactée. L’eau salée n’est nullement un désinfectant pour les bactéries (coliformes, entérocoques, etc.). Ces bacilles sont censés vivre en mer plus que les 3 jours qu’on leur prête et peuvent revenir vers la côte en cas de vents marins. Les conchyliculteurs apprécieront (dont nous apprenons le préjudice qu’ils ont subi !). Ces bacilles en contact avec les résidus d’antibiotiques des effluents peuvent voir leur dangerosité accrue (piste à suivre). Car, là est le problème de mélange des eaux de l’émissaire peu salées et à faible densité avec l’eau de mer salée et à plus forte densité. L’agitation créée par les « becs de canard » du tronçon terminal en mer tente ce mélange mais l’eau douce remonte en surface et peut suivre les vents soufflant vers la terre, ramenant à la côte des bacilles peu moribonds.
Au modèle Maera, notre association n’a cessé d’opposer le modèle de STEU utilisée par l’agglomération de Caen-la-Mer qui rejette depuis plus de 15 ans, dans l’estuaire de l’Orne, des eaux de qualité baignade correctement traitées, filtrées en finale par des jardins végétaux filtrants de plantes à rhizomes capables de ce travail d’épuration. Montpellier-Méditerranée-Métropole n’a jamais voulu entendre raison sur cette solution. Et, cerise sur le gâteau, on nous propose l’augmentation de la capacité de traitement avec, à terme, une augmentation des déversements en mer via un émissaire dont nous doutons de l’étanchéité.
Conclusion partielle : la modernisation envisagée de Maera semble ignorer les exigences de protection du milieu marin méditerranéen contre toute pollution. Elle est hors de propos avec l’exigence de récupération et réutilisation de l’eau : 130.000 m3/jour en pure perte déversés en mer alors que cette eau pourrait renforcer l’étiage du Lez et servir à l’agriculture. Ceci n’est pas pris en compte dans les documents de l’enquête. Montpellier-Méditerranée-Métropole rejette cette éventualité dans le document « Projet de … : Bilan de la concertation préalable (sd [2018]).
Nous affirmons, à la lecture des dossiers, que le véritable objet de Montpellier-Méditerranée-Métropole n’est pas une modernisation mais une actualisation, réactualisation et extension ave une augmentation de la capacité de traitement de 40% de la capacité actuelle en vue de satisfaire une augmentation de population permanente hypothétique et provoquée sciemment. Depuis ses débuts (Cérereide en 1965), le promoteur (Montpellier … district, agglo, métropole) a visé, au prix de travaux pharaoniques, année après année, à fermer des stations communales (au lieu de les moderniser localement) et à proposer voire imposer des raccordements à Maera en s’attribuant « la compétence assainissement », même à des communes d’autres agglomérations (cinq communes sont hors-métropole : Palavas, p.e.). Cette politique de grands travaux inutiles s’oppose au principe de subsidiarité des traitements de déchets, traitement au plus près du lieu de production. Il existe au nord de Montpellier une station communale exemplaire (Vailhauqués), conçue sur des bases écologiques, utilisant des vers de terre comme agents actifs et déversant ses effluents bien épurés dans la Mosson (le maire de Vailhauqués est un scientifique soucieux du milieu naturel, pas un juriste spécialiste des conflits à venir).
L’extension envisagée (40%) émerge, quand on lit les informations enfouies dans un dossier technique d’un volume monstrueux et quand on détient, depuis 1965, l’historique de Maera-Cérereide : au lieu d’une modernisation, on nous cache essentiellement une réactualisation et une extension. Alors que dans la situation actuelle c’est moins de 400.000 équivalents-habitants (EH) qui y sont connectés, la lecture des dossiers fait état « d’une capacité de 470.000 EH qui serait portée à 660.000 EH », ce qui prouve qu’il s’agit bien d’une extension (augmentation de la capacité de traitement d’un tiers, c’est à dire plus 190.000 EH (+40%). Pourquoi une telle augmentation ?) à laquelle il faut ajouter, à la marge, rénovation et modernisation. Maera fait suite a un échec écologique, environnemental, financier et de conception de sa précédente rénovation, laquelle ne remonte pas à plus de 12 ans. On joue sur les mots, on commet un grossier abus de langage, dans un dossier de plusieurs centaines de pages, une inflation technologique qui a pour but de noyer le citoyen sous un fatras technique, en l’abusant sur le travail de modernisation que nous n’avons cessé de préconiser depuis 12 ans au fil de nos observations lors des visites que nous avons pu faire ou sur notre site Internet (https://www.odam.info). Ces observations ont été relayées au fil des réunions d’une Commission de suivi de site à laquelle les autorités nous ont, avec constance, refusé toute participation, nos observations ayant déplu à la communauté territoriale concernée malgré leur pertinence. Nous défendons l’intérêt général, nous ne réglons pas des comptes, même si cela déplait aux dépensocrates.
De surcroît, l’extension prévue se fait dans une zone dont le caractère inondable ou non-inondable fait l’objet de controverses.
Augmenter la capacité de traitement de 470.000 EH à 660.000 n’en fera pas pour autant une meilleure station, elle pourrait même être pire dans son impact sur le milieu naturel. Les effluents transitant par un émissaire, dont l’étanchéité est douteuse, vont augmenter. C’est loin d’être un exemple de vertu écologique avec toutes les problématiques centrées sur une même station plus importante en cas de dysfonctionnement.
Le document de réponse aux remarques de l’autorité environnementale (AE) met l’accent sur l’amélioration de l’état sanitaire environnemental du milieu naturel notamment des espaces lagunaires situés de part et d’autre du Lez et Palavas. Lors de la mise en service de la nouvelle Cérereide ou Maera (la rolls-royce des STEP ou « une station pilote » disait-on à l’Agglo), il est clair que le fait de ne plus rejeter d’effluents dans le Lez d’où ils gagnaient les étangs, a assaini considérablement le fleuve après une situation catastrophique. Pour les étangs saturés d’apports polluants, l’évolution a été plus lente à venir. Mais l’alibi du rejet en mer à 12 km par l’émissaire a permis l’envoi d’une partie de la pollution (5%) dans une mer qui n’en a pas besoin avec des désordres et des dysfonctionnements non immédiatement visibles rapidement et qui constituent autant de causes cachées de problèmes environnementaux graves à venir.
D’autre part, on a l’impression, à la lecture des documents de l’enquête que l’amélioration de l’environnement de la zone lagunaire est un objectif encore à atteindre ! Pourquoi cet état de fait dont l’incident-accident du 16 septembre 2018 aux 4 Chemins, soigneusement dissimulé, ne serait que la partie visible d’un iceberg fait d’une cascade de micro-fuites invisibles provoquée par une corrosion invisible ?
La traversée d’un des étangs dans une zone vaseuse instable et à caractère oxydant n’est pas faite pour mettre le tube à l’abri de la corrosion extérieure, ce qui est loin de nous rassurer sur l’intégrité générale du conduit.
Un des problèmes que Montpellier-Méditerranée-Métropole propose de régler est celui des forts épisodes pluviométriques (épisodes cévenols ou méditerranéens) qui surviennent en automne-hiver-printemps. Les pluies orographiques se propagent rapidement vers la plaine créant des inondations (on connaît historiquement les crues du Verdanson, affluent du Lez). A la forte quantité d’eau qui tombe s’ajoute un fort ruissellement qui est aggravé par l’imperméabilisation des sols. Les immeubles et leurs parkings font dévaler, depuis les hauteurs de Montpellier et des Cévennes-Causses, des quantités d’eau qui convergent vers Lattes (Negue-Cats, Lez, Mosson, Verdanson, etc.). La partie de l’eau qui s’engouffre dans le vieux réseau unitaire d’égouts arrive en trombe sur Maera malgré le bassin régulateur (insuffisant ) de crues des Aiguerelles. Maera ouvre les « by-pass » et les eaux grises-noires passent dans le Lez proche avec leur charge brute de polluants. Ce phénomène a été longtemps caché au public alors que nous l’avons toujours révélé à la suite d’une visite de la STEP.
On nous affirme que les aménagement prévus vont diminuer les rejets par by-pass, on ne nous affirme aucunement qu’ils seront nuls. Les risques ne tiennent pas compte du changement climatique et de la montée des eaux des océans, montée à laquelle la Méditerranée n’est pas à l’abri.
Un second phénomène se produit lors des épisodes cévenols : les fortes marées qui bloquent l’évacuation des eaux by-passées dans le Lez. Les vents marins soufflant vers la terre ramènent la pollution vers les étangs. Que va faire la Métropole ? La pollution par les coliformes et entérocoques (et les virus ?) rejetés en mer remonte dans des bulles d’eau « douce » et revient vers la terre, vers le lido de Palavas et des communes voisines en moins de 3 heures. Ce ne sont pas 12 km parcourus depuis la sortie de l’émissaire en mer, parcourus en moins de 3 heures, qui suffiront à tuer les germes, n’en déplaise à la Commission nationale d’hygiène de 1996 et à Montpellier-Méditerranée-Métropole.
Nous finirons en rappelant l’existence de la « Directive Cadre Stratégie pour le Milieu marin » (2008/56/CE, DCSMM), directive qui préconise « une mer saine, propre et productive, un bon fonctionnement des écosystèmes marins et un usage durable des biens et services associés. ». Tout le contraire de l’innocuité prétendue des rejets en mer d’eaux chargées de bacilles et de virus.
Notre avis final est contre, résolument défavorable à l’extension telle qu’elle nous est proposée (qui laisse de toutes façons Maera avec ses défauts) et ne permet pas de supprimer la totalité des dysfonctionnements et des pollutions, à la fois en mer et dans le Lez : une réalisation industrielle incomplète, ignorant tout de l’écologie, dans une région où la préservation du milieu naturel et de la Méditerranée est une richesse touristique importante qu’il convient de préserver.
Aucune alternative à cet unique projet d’extension n’a été portée à la connaissance du public (et à la nôtre) alors que nous estimons que la meilleure réponse serait la création d’une à deux STEU, l’une au nord-est, l’autre au nord-ouest d’une capacité de 50.000 EH chacune, extensibles à 100.000 (regroupement de villes à proximité) avec récupération des phosphates, le recyclage et la réutilisation des eaux, là où le besoin existe à proximité.
La mer Méditerranée n’a pas besoin d’un apport d’eau dite « douce » polluée, contaminée, alors que l’arrière pays aura de plus en plus besoin d’eau recyclée convenablement et ce, afin d’épargner des ressources en eau souterraines de qualité dont certaines ont été compromises par des décharges d’ordures ménagères prétendument non-dangereuses (ISDND Castries, entre autres, résultat de la politique des déchets de cette même Montpellier-Méditerranée-Métropole).
Le défi du changement climatique et des stress hydriques qui en sont la conséquence ne sont pas des phénomènes situés dans des pays lointains et exotiques. La montée des eaux dans la plaine littorale au sud de Montpellier progresse insidieusement. Ces phénomènes sont là, à notre porte, chez nous, « aquí », sur la côte languedocienne. Il convient de faire le pas et d’arrêter le désastre qui s’annonce.
Sur la forme du dossier, nous faisons remarquer que Montpellier-Méditerranée-Métropole se prévaut de nombreuses dérogations à des dispositions destinées, pour certaines, à protéger l’environnement. Nous soulignons qu’alors cela voudra dire qu’on aura violé toutes les réglementations au profit de dérogations. Les responsabilités des décideurs seront engagées devant les générations actuelles et futures.
Le projet de modernisation de Maéra doit être rejeté et/ou ré-écrit avec un changement complet de paradigme tenant compte de l’évolution des connaissances scientifiques sur le milieu marin, lagunaire et fluvial. La présence de zones naturelles reconnues (ZNIEFF, RAMSAR, etc.) n’est pas à fouler au pied ! Des activités économiques de pêche et de conchyliculture sont impactées, toutes proches comme celles éloignées.
Il se trouve que l’Université de Montpellier enseigne l’écologie tant marine que terrestre depuis plus d’un demi-siècle, adossée à de grands organismes de recherche tant nationaux qu’internationaux (CNRS, IFREMER, INRA, CIRAD, INSERM, etc) : cette excellence vient d’être reconnue en 2019 par une première place au classement dit « de Shangaï ».
Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Certifié és Chimie
Docteur en sciences biologique mention écologie
Ancien chargé d’études de haut-niveau au ministère de l’environnement (1980-1996)
Ingénieur de recherches (ER) du CNRS
Chevalier du mérite agricole (2015)
[1] Matières en suspension transportées : MEST
[2] matières caractèrisées par leur demande biologique en oxygène : DBO
[3] idem demande chimique en oxygène : DCO
Montpellier le 3 septembre 2019
Objet : « Projet de modernisation de la station de traitement des eaux usées MAERA, sur la commune de Lattes, lieu dit la Céreirède, au profit de Montpellier Méditerranée Métropole » (arrêté préfectoral n°2019-I-743 du 17 juin 2019).
Le présent document apporte quelques corrections au précédent document versé le 2 septembre. La « commission d’hygiène et de sécurité etc. » dont il est question page 5 doit être remplacée par « Conseil supérieur d’hygiène publique de France qui a émis une prescription en 1994 ».
Nous attirons l’attention des Commissaires Enquêteurs sur l’avis formulé par l’Autorité Environnementale, formation d’autorité du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable, nous citons :
« Cet avis porte sur la qualité de l’étude d’impact présentée par le maître d’ouvrage et sur la prise en compte de l’environnement par le projet. Il vise à permettre d’améliorer sa conception, ainsi que l’information du public et sa participation à l’élaboration des décisions qui s’y rapportent. L’avis ne lui est ni favorable, ni défavorable et ne porte pas sur son opportunité. La décision de l’autorité compétente qui autorise le pétitionnaire ou le maître d’ouvrage à réaliser le projet prend en considération cet avis. Une synthèse des consultations opérées est rendue publique avec la décision d’octroi ou de refus d’autorisation du projet (article L. 12211 du code de l’environnement). En cas d’octroi, l’autorité décisionnaire communique à l’autorité environnementale le ou les bilans des suivis, lui permettant de vérifier le degré d’efficacité et la pérennité des prescriptions, mesures et caractéristiques (article R. 12213 du code de l’environnement). »
C’est un avis mitigé, en tête d’un document de 30 pages daté du 23 janvier 2019. L’autorité s’est déplacée à Montpellier et à Lattes dans la plus grande discrétion médiatique. Le document est clair, facile à lire. Il comporte une synthèse qui recommande des études complémentaires sur :
L’avis détaillé met en exergue la surcharge hydraulique de la STEU Maera actuelle, les prévisions d’augmentation de la population, etc.
Nous avons relevé (page 6) les quantités de polluants reçus, il conviendrait d’appliquer un coefficient de 5% pour calculer ce qui est rejeté après abattement, en mer, via l’émissaire. Par exemple pour 32 t/j de MES, ce seraient 1,60 t/jour qui emprunteraient l’émissaire, 28 t/j de DBO5 ce seraient 1,40 t/jour qui seraient rejeté au large, etc. Ces chiffres sont loin d’être anodins et justifieraient une obligation absolue de rejet d’eaux claires, sans MES, DCO, DBO5, etc., une eau récupérable et recyclables qui se perd actuellement en mer via un émissaire qui a coûté le bagatelle de 65 M€. Nous mettons toujours en parallèle la STEU de Caen-la-Mer (capacité comparable) qui rejette à travers des jardins filtrants, ces jardins qui semblent mal connus et mal appréciés par 3M (Montpellier-Méditerranée-Métropole). Ce sont des tonnes par jour qu’on enverrait au large se diluer dans la mer ?
Nous avons apprécié la réponse de 3M : un pavé d’environ 258 pages supplémentaires et nécessaires, qui auraient dû éclairer le public dès le début des premières concertations en 2018.
Le résumé non-technique aurait dû venir en tête des documents du projet. Comment ne pas s’étonner que, devant les pavés indigestes et incompréhensibles pour le commun des mortels, le grand public des citoyens, dans une ville qui affichait son désir de démocratie participative ou de démocratie de proximité, les premières enquêtes et les réunions de concertation aient attiré si peu de participants et aient si peu motivé les médias ? A l’exception de riverains lésés ou d’associations motivées ? Car il faut avoir du temps disponible et des connaissances techniques solides pour digèrer le pavé des documents soumis à l’enquête.
Le citoyen de base est-il conscient, devant son évier ou sa cuvette des WC, que commence le rivage de la mer Méditerranée, chez lui ? « Ici commence le rivage ». Les tuyaux qui partent de son logement aboutissent dans le golfe d’Aigues-Mortes, au large de Palavas, à 30 m de profondeur, via la STEU.
Raymond GIMILIO
Président de l’ODAM
Docteur en sciences biologique mention écologie
Ancien chargé d’études de haut-niveau au ministère de l’environnement (1980-1996)
Ingénieur de recherches (ER) du CNRS
Chevalier du mérite agricole (2015)
Raymond GIMILIO
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Nous prions nos aimables visiteurs et lecteurs de bien vouloir nous excuser si les liens ne fonctionent pas s’agissant de documents anciens.
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La Convention Citoyenne pour le Climat (CCC), anciennement Convention citoyenne pour la transition écologique, a été constituée en octobre 2019 avec 150 citoyens tirés au sort. Ils ont éé constitués en assemblée de citoyens, appelés à formuler des propositions pour lutter contre le réchauffement climatique. Vous trouverez sur le site Wikipedia l’historique de cette Convention arrachée de haute lutte à un pouvoir dirigé par un Président de la République qui semble ignorer beaucoup de choses en matière de défense de l’Environnement et en Écologie, en particulier.
L’ODAM (Observatoire des Déchets, de l’Environnement et de la Santé fondé en décembre 2004) n’a jamais approuvé les méthodes de mal-traitement des déchets et des eaux usées pratiquées par les collectivités territoriales de l’Hérault et, en particulier, celles de l’Agglo-Métropole de Montpellier. Nous sommes en 2020, il y a eu le Grenelle Citoyen des Urgences Environnementales du Languedoc-Roussillon, un contre-Grenelle officiel qui s’est tenu à Montpellier (3 jours, ouverture le 21 septembre 2007) dans le Grand Amphithéatre Malassis d’AGROPOLIS, au grand dam de feu Georges Frèche qui prétendait nous en empêcher. Merci à nos amis de Tela Botanica d’avoir conservé la mémoire de cet évênement. Voyez le site.
Vous pouvez télécharger ici
Ces documents font foi car ils attestent de ce que nous avions fait grâce à nos amis d’Ecoforum (Marseille) et de l’aide inestimable que nous avait apportée feu le regretté docteur Jean-François Armogathe et Victor-Hugo Spinoza. Nous n’avions pas attendu, il y a 13 ans de celà pour soulever les problèmes d’environnement qu’a semblé redécouvrir la CCC de 2019. Simplement, nos Préfets successifs semblent avoir oublié qu’après le GCUELR, il y a eu le Grenelle Régional du Languedoc-Roussillon à Perpignan où nous avons été officiellement invités et où nous avions entendu une salles entière huer le Président de la Région, feu Georges Frèche, qui voulait en faire une tribune de défense de sa politique environnementale calamiteuse.
Nous avions été « mandatés », envoyés officiellement défendre nos convictions. Tout celà a été oublié ! Nous avions rédigé un corrigé du rapport final du Grenelle de Perpignan. Cliquez pour le lire.
Mon message sur le contrôle des ICPE a été inscrit sur le site du Gouvernement. Lisez le message adressé au forum du Grenelle de l’Environnement. Un commentaire a été laissé ! Rien ne semble avoir bougé depuis !
Ici, les lois issues du Grenelle de l’Environnement ont de la peine a être appliquées ?
Raymond Gimilio
Président de l’ODAM
Ingénieur de recherches (ER) du CNRS
Docteur de Sciences Biologiques mention Écologie
Ancien chargé d’études HN au Ministère de l’Environnement
Bonjour,
De 1965 à 2006, des millions de tonnes de déchets ont été mis en décharge en plein marais sur un site classé Natura 2000 ( appelé, le Thôt ), sans aucune précaution particulière.
Lorsque cette décharge était en activité, elle n’a jamais répondu aux réglementations en vigueur et même la loi n’a pas été respectée non plus dès 2001.
Des déchets, parmi les plus dangereux y ont été enfouis, lesquels, à ma connaissance, sans aucune évaluation des impacts sur l’environnement.
Comment ne pas s’interroger sur les mesures qui ont été prises depuis son arrêt en 2006 qui permettent bien d’éviter la diffusion de produits nocifs du sous-sol vers la nappe, les cours d’eau de proximité (le Rieucoulon, le ruisseau de Gramenet, la Mosson, le Lez) et l’Etang de l’Arnel ?
Aujourd’hui nous constatons que sa réhabilitation est incertaine et ne répond pas du tout à ce qui avait été annoncé par l’Agglomération depuis 2006 ( source : dossier de presse de l’Agglomération du 30 Juin 2006 et document du rapport de la cour des comptes du 26 Juillet 2011).
Après une visite du site début Mars 2020, celui-ci apparait particulièrement dégradé, dangereux, irrespectueux pour l’environnement et peut-être condamnable.
Avant d’adresser un courrier au Préfet sur l’état des lieux actuel avec le constat d’une réhabilitation incomplète, d’un environnement pollué (air, sous-sol, eau), l’absence d’information aux habitants et le souhait d’une future implication citoyenne de son suivi, le CIDES-34 organise deux visites du site.
Pour les personnes qui le souhaitent, deux visites sont prévues afin de constater l’état des lieux du site du Thôt :
Le Samedi 6 Juin 2020 à partir de 16H00
Le Lundi 8 Juin 2020 de 18H30 à 19H30
Rendez-vous à l’entrée de l’ancienne décharge, côté Maurin (au bout du chemin des jardins de Maguelone à proximité du ruisseau de Gramenet) « voir plan ».
Pour l’organisation, merci de me faire connaitre le nombre de personnes intéressées par une visite et quel jour.
Cordialement
Jacky Chanton
Carte ci-dessous
Jacky Chanton


L’ancienne dêcharge à ciel ouvert Georges Frêche du Thôt à Lattes témoigne de plus de 4O ans d’une gestion catastrophique et irresponsable : c’est le titre d’une contribution de Jacky Chanton.
Cliquez sur ce lien pour télécharger ce document et pour le consulter.
Voici l’introduction :
Rappel succinct de son historique :
C’est une ancienne décharge de déchets ménagers qui est située sur la commune de Lattes, lieu dit le
«le Thôt ». L’autorisation préfectorale à exploiter cette décharge de 52 hectares a été validée en
Juillet 1967, mais on y constatera des dépôts dès 1965.
Eile se trouve en zone inondable, au cæur d’un site protégé.
Sa hauteur ne devait pas dépasser 2,50 mètres, mais lors de son arrêt définitif {fin juin 2006}, elle
mesurait 32 mètres.
Son utilisation n’a jamais été en conformité avec la règlementation en vigueur et même la loi ne sera
pas respectée non plus à partir de 2001(décharge non conforme) et à compter du l »er juillet 2002, les
installations d’élimination des déchets par stockage ne devaient être autorisées à accueillir que des
déchets ultimes.

Raymond GIMILIO
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